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Cinéma : L’hermine, des retrouvailles inespérées

Culture
Fabrice Luchini
Fabrice Luchini, monstre sacré du théâtre et du cinéma français. Photo : www.avoir-alire.com

Jeudi en après-midi et en soirée (28 avril), Station Vu présentera L’hermine, dernier long-métrage de Christian Vincent. Campée à Saint-Omer, cette dixième réalisation entraîne les cinéphiles dans les arcanes intérieurs du pouvoir judiciaire, soit dans les coulisses d’un procès en cours d’assises.

Observateur méticuleux, Christian Vincent décrit admirablement le processus judiciaire (distribution des fonctions, entre ministère public, jury et avocats, protocole, nomination des jurés, délibérations et rituels).

L’hermine se veut une comédie dramatique dont l’action s’articule autour de deux débats : l’un lié à une audience où l’on juge un père infanticide, et l’autre, à une affaire de cœur.

Quand le passé resurgit

Michel Racine (Fabrice Luchini), un magistrat habile et inflexible, est reconnu pour prononcer de sévères sentences. Au tribunal, on le surnomme le « président à deux chiffres », car les accusés écopent pour leur part d’une peine d’une durée minimale de dix ans.

Parmi les membres du jury issus d’horizons variés, le juge-président reconnaît une femme qu’il a déjà aimée secrètement. Homme austère et solitaire, Michel Racine renaît grâce à l’arrivée inopinée de Ditte Lorensen-Coteret (Sidse Babett Knudsen).

Un film récompensé

Le réalisateur-scénariste des œuvres La discrète et Les Saveurs du palais explore brillamment ces thèmes : amour, classe sociale, immigration, jeunesse, justice et respect. Judicieusement récompensé par le Jury du 72e festival international du cinéma de Venise, la Mostra, présidé par Alfonso Cuaron, ce récent long-métrage a reçu le prix du meilleur scénario. Or, L’hermine séduit avec ses dialogues empreints d’intelligence, sa verve truculente, ses fils narratifs, sa reconstitution minutieuse de la vie des assises et sa direction d’acteurs.

Monstre sacré du théâtre et du cinéma français, Fabrice Luchini a remporté le prix d’interprétation à Venise. Sobre, le comédien s’impose par son franc-parler et son charisme. La Danoise Sidse Babett Knudsen, en médecin anesthésiste, est bouleversante. Ce rôle de composition lui a valu le César de la meilleure actrice de soutien.

Certes, Luchini et Knudsen forment un formidable duo d’acteurs!

La bande-annonce

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