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Opération nerprun au parc Thomas-Chapais

Environnement, Vie de quartier
Une vingtaine de citoyens ont participé à la corvée de nettoyage du nerprun, organisée le 23 avril dernier au parc Thomas-Chapais. (Photo: Facebook, Comité citoyen du parc Thomas-Chapais)
Une vingtaine de citoyens ont participé à la corvée de nettoyage du nerprun, organisée le 23 avril dernier au parc Thomas-Chapais. (Photo: Facebook, Comité citoyen du parc Thomas-Chapais)

Une vingtaine de résidents ont uni leurs forces, le samedi 23 avril dernier, pour limiter la prolifération du nerprun, espèce envahissante présente au parc Thomas-Chapais.

C’est la deuxième fois qu’une corvée s’attaque à cet arbuste importé d’Europe et utilisé comme plante ornementale. Très envahissants, ces plants peuvent mesurer jusqu’à 6 mètres de haut et nuire à la régénération des boisés. D’où l’importance de s’y atteler sérieusement au parc Tomas-Chapais, espace vert d’environ 10 hectares situé entre Des Ormeaux, Pierre-Bernard, de Gros-Bois et l’avenue Éric.

Organisée par le Comité citoyen du parc Thomas-Chapais, la corvée qui s’est déroulée entre 13 h et 16 h a été un franc succès, estime Daniel Chartier, architecte paysagiste et bénévole. Les participants ont donc sorti sécateurs, gants et poubelles, pour couper des centaines de tiges de cette espèce nuisible. « Cette opération a permis d’éliminer les nerpruns aux abords de plusieurs parties infestées bordant les chemins principaux.  Nous avons empilé des monticules de nerpruns aux abords du sentier reliant les parties de la rue Tiffin de part et d’autre du parc », explique-t-il par courriel.

Limiter la prolifération

L’objectif cette fois n’était pas tant de déraciner les arbustes, mais plutôt d’en couper les branches pour éviter qu’elles deviennent porteuses de baies. Car c’est lorsque les oiseaux mangent ses fruits poussant que la plante, très dure, prend racine ailleurs, explique Michel Ferrara, bénévole ayant aussi participé à la corvée. « En empêchant la plante de produire des fruits, on limite sa propagation. »

En novembre 2015, les bénévoles ont coupé les nerpruns dans la partie du chemin parallèle à la rue Des Ormeaux, au sud de la rue Tiffin, incluant ceux dans le bois, rappelle Daniel Chartier. « Comme il est facile de reconnaître le nerprun en automne, nous pouvons couper toutes les tiges, même les petites, ce que nous avons fait. Ce printemps, nous avons coupé des nerpruns de gros calibre aux abords du même chemin, mais entre les rues Tiffin et Sentennes. Nous avons aussi coupé les gros nerpruns aux abords du chemin parallèle à la rue Pierre-Bernard de part et d’autre de la rue Tiffin. »

Si 95 % du parc est exempt de nerprun, il faudra tout de même plusieurs opérations avant d’en éliminer toute repousse. « Cependant, ces opérations devraient être de plus en plus faciles. Les très grosses tiges devenant de plus en plus menues », ajoute l’architecte paysagiste. Le Comité prévoit d’ailleurs organiser deux autres corvées du genre d’ici la fin de l’année. Mais s’attaquer aux plantes nuisibles n’est pas tout : l’équipe se relèvera les manches également, pour entreprendre le grand de nettoyage du boisé, le 7 mai prochain, dès 9 h.

Pour en savoir plus sur la diversité qu’abrite le boisé Thomas-Chapais, ne manquez pas notre article, 21 espèces d’arbres à découvrir.

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