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Débat sur les frênes au conseil d’arrondissement

Élus, Environnement
Un frêne qui devait être abattu en 2015, rue Saint-Donat. (photo: Marie-Eve Cloutier - Archives du Journal de Mercier-Est)
Un frêne qui devait être abattu en 2015, rue Saint-Donat. (photo: Marie-Eve Cloutier – Archives du Journal de Mercier-Est)

Une motion concernant la foresterie urbaine et les progrès en matière de lutte contre l’agrile du frêne n’a pas été adoptée à l’unanimité lors du conseil d’arrondissement du 5 avril dernier.

Un peu plus tôt la même journée, le maire de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve, Réal Ménard, également membre du comité exécutif et responsable du développement durable, de l’environnement, des grands parcs et des espaces verts, dressait le bilan 2015 de la foresterie urbaine et annonçait les objectifs de plantation de la Ville de Montréal pour 2016.

Le budget pour la foresterie urbaine a considérablement augmenté cette année pour atteindre 18 M$, comparativement à 12,9 M$ en 2015, 3,6 M$ en 2014, et 1,75 M$ en 2013. De plus, on plante plus d’arbres qu’on en abat et la stratégie de lutte contre l’agrile du frêne semble porter ses fruits.

Mais, lorsque le maire a voulu souligner ces résultats pour l’arrondissement dans une motion, Laurence Lavigne Lalonde, conseillère de Maisonneuve Longue-Pointe, ainsi que son collègue Éric Alan Caldwell, conseiller de Hochelaga, ont voté contre.

Une autre bataille de chiffres

« Le défi est toujours d’envergure pour le renouvèlement de la forêt urbaine et la lutte contre l’agrile du frêne à l’arrondissement. On plante, mais on coupe encore beaucoup d’arbres. De plus, on a un retard considérable à rattraper pour les arbres sur rue, autrement dit ceux qu’on retrouve dans les fosses d’arbres ou sur l’emprise publique dans les quartiers résidentiels, qui ne sont pas systématiquement remplacés une fois coupés. Autrement dit, on se félicitera plus tard », a avancé Éric Alan Caldwell.

Sans compter que selon le conseiller, les chiffres avancés par le maire dans un publireportage qui est apparu dans le Flambeau de l’Est l’automne dernier ne sont pas justes. « On avait dit que 700 frênes allaient être abattus en 2015. Or c’est plutôt 924 arbres qui ont été coupés. »

D’après le maire, M. Caldwell « a raison et a tort » dans son analyse. « Oui, nous avons du retard concernant les plantations d’arbres sur rue, mais ce retard est historique. Nous n’avons pas toujours systématiquement l’espace nécessaire pour faire les plantations sur rue, puisqu’il faut d’abord procéder à l’essouchage », explique Réal Ménard.

« La base de la motion est qu’on se dise que nous sommes dans une situation où moins de frêne sont abattus et qu’on commence à se sortir la tête de l’eau, notamment grâce au succès de la stratégie SLAM et de l’augmentation du budget pour le renouvèlement de la forêt urbaine », a-t-il ajouté.

Éric Alan Caldwell a alors renchéri en soulignant que cette motion faisait « l’autopromotion » de l’arrondissement plus qu’autre chose et qu’il fallait plutôt dire aux citoyens le défi est encore grand. À cela, le maire a répliqué qu’il fallait tout de même « reconnaître quand ça allait bien ». « À la Ville de Montréal, le solde d’arbres abattus contre le nombre d’arbres plantés est positif malgré tout », a mentionné Réal Ménard.

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