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Halte aux chats errants dans l’arrondissement

Vie de quartier
Laurence Lavigne Lalonde, conseillère municipale du district de Maisonneuve–Longue-Pointe, Réal Ménard, maire de l’arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve, Karine Boivin Roy, conseillère de Louis-Riel et Anita Kapusci directrice des communications à la SPCA de Montréal, ont présenté le projet-pilote de Capture, Stérilisation, Retour, Maintien (CSRM).
Laurence Lavigne Lalonde, conseillère municipale du district de Maisonneuve–Longue-Pointe, Réal Ménard, maire de l’arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve, Karine Boivin Roy, conseillère de Louis-Riel et Anita Kapusci directrice des communications à la SPCA de Montréal, ont présenté le projet-pilote de Capture, Stérilisation, Retour, Maintien (CSRM).

Tel que l’annonçait en primeur le journal de Mercier-Est en mars dernier, l’arrondissement Mercier–Hochelaga-Maisonneuve lance un projet-pilote qui mise sur la stérilisation des chats de ruelle pour limiter leur prolifération.

Lancé officiellement le 21 avril dernier, le projet-pilote, intitulé Capture, Stérilisation, Retour, Maintien (CSRM), se déroulera ce printemps et cet été. « Nous recherchions une approche éthique pour contrôler les colonies de peuplement selon les plus hauts standards », a indiqué le maire de MHM, Réal Ménard, lors d’une conférence de presse présentant le projet. Selon les données compilées par la ville-centre, 11 000 chats sans foyer sillonnent l’arrondissement.

L’arrondissement s’est donc associé avec la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) pour stabiliser les colonies de chats sur son territoire. Les félins seront capturés, stérilisés et ensuite réintroduits sur leur milieu. Un moyen éthique et efficace de lutter contre leur prolifération qui a été adopté avec succès dans une dizaine de villes et d’arrondissements depuis 2010, précise Anita Kapuscinska, directrice des communications de la SPCA.

D’ailleurs, on a constaté une diminution du nombre de chats accueillis dans les refuges de ces secteurs, ajoute-t-elle. « Des recherches qui ont été menées ailleurs dans le monde ont démontré que d’autres méthodes, comme la délocalisation, ne sont pas aussi efficaces, car un autre chat prend alors possession du territoire laissé vacant. »

Amoureux des chats recherchés

Les élus lancent donc un appel aux amoureux des félins, car c’est avant tout sur leurs épaules que reposera le succès du programme. En effet, ces citoyens bénévoles seront responsables d’identifier les colonies de chats, de les nourrir à heure fixe, et de les capturer. Pour ce faire, la SPCA fournit des cages-trappes, sans danger pour les animaux. On y dépose de la nourriture et la porte se referme par gravité lorsque le chat y entre pour manger.

Les bénévoles devront ensuite transporter l’animal à la SPCA, où des vétérinaires s’occuperont alors de sa stérilisation, de sa vaccination, de lui administrer un traitement vermifuge et de le soigner, s’il y a lieu. Les citoyens devront aussi réintégrer les félins stérilisés dans leur milieu. « Plusieurs personnes ont déjà démontré leur intérêt à participer au projet », a expliqué Laurence Lavigne Lalonde, conseillère du district de Maisonneuve-Longue-Pointe. Les citoyens intéressés doivent se procurer un permis, gratuit, à la mairie de l’arrondissement.

Au total, 10 000 $ seront injectés dans ce projet-pilote d’un an, ce qui devrait permettre de stériliser une centaine de chats. « Nous sommes conscients que ce genre de problème ne se règle pas en une seule saison, mais si les résultats sont concluants, nous allons poursuivre sur cette voie », a expliqué Réal Ménard.

Pour en savoir plus sur le programme CSRM, visitez le site web de l’arrondissement ou celui de la SPCA.

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