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La pire catastrophe de l’histoire (3 de 8)

Histoire
Incendie 1890 asile Saint-Jean de Dieu, Longue Pointe
L’incendie fait rage avec violence. (Illustration: BANQ – Coll. Robert Carrière)

Le 6 mai 1890, l’Hôpital Saint-Jean de Dieu, à la Longue-Pointe, brûle. L’incendie est considéré comme la pire catastrophe de l’histoire du pays : plus de 1500 personnes sont touchées. Une fois le brasier éteint, on ignore combien de victimes sont encore sous les cendres.

Voici ce que j’ai trouvé dans le journal La Patrie :

Description de l’établissement

L’asile Saint-Jean de Dieu, communément désigné sous le nom de « l’asile de la Longue-Pointe », fut fondé en 1873. Désirant fermer l’asile de Saint-Jean d’Iberville et soulager autant que possible celui de Beauport qui était encombré, le gouvernement en arriva à une entente avec les sœurs de la Providence en vue d’établir aux abords de la cité un asile pour les aliénés.

Le contrat à cette fin fut passé le 4 octobre 1873. Les travaux furent commencés l’année suivante et le 16 juillet 1875 l’asile reçut ses premiers patients. L’établissement se composait d’un avant corps central à six étages, flanqué de quatre bâtiments plus petits reliés par des ailes. Il mesurait en tout 630 pieds de front et était tout construit en brique sur un soubassement en pierre de taille. Le tout avait coûté, y compris l’organisation du service, 1,132,233.00 $.

L’asile comprenait deux établissements séparés par l’avant-corps central dans lequel étaient installés les bureaux d’administrations, les salons, la chapelle, les appartements du chapelain et un certain nombre de chambres privées.

Voici comment se décomposait le personnel chargé de desservir cet immense établissement : 72 religieuses, 92 sœurs converses, 18 gardiennes laïques, 30 gardiens, 27 surveillants, tant à la ferme que dans les ateliers, 2 médecins, 2 chapelains; soit en tout 242 personnes.

M. Levèque dans son rapport adressé à la commission des asiles en 1888, disait; l’asile a un double service d’eau; le premier venant du fleuve Saint-Laurent, utilisé à la buanderie, l’autre donné par un puits pour l’usage de la cuisine. Des boyaux sont placés dans toutes les parties de l’établissement pour réprimer les incendies. Dans le rapport de la Commission Royale, on constate que le nombre des internes en 1887 était de 1184, dont 578 hommes et 606 femmes.

Les 5 bâtiments principaux étaient réunis au moyen d’annexes. Le bâtiment du centre mesurait 137 pieds de largeur et 56 pieds de profondeur, outre le bâtiment de la cuisine, des fournaises et de la buanderie qui y était annexé. Ce bâtiment a été préservé grâce à la vigilance des pompiers. Les 5 bâtiments principaux avaient 6 étages, tous occupés. Ils étaient en brique avec fondation en pierre. Les toits étaient couverts en tôle galvanisée.

L’asile St-Jean de Dieu occupait le centre d’une ferme de 200 acres en superficie. Les bâtiments extérieurs, étables, hangars, écuries, étaient placés à une assez grande distance. Le terrain formant la propriété des Sœurs de la Providence aux environs de l’asile mesurait une étendue de 750 acres environ, en état de culture.

La suite, la semaine prochaine

La pire catastrophe du pays, volet 1 : 11 avril 2016

La pire catastrophe du pays, volet 2 : 18 avril 2016

La pire catastrophe du pays, volet 3 : 25 avril 2016

La pire catastrophe du pays, volet 4 : 2 mai 2016

La pire catastrophe du pays, volet 5 : 9 mai 2016

La pire catastrophe du pays, volet 6 : 16 mai 2016

La pire catastrophe du pays, volet 7 : 23 mai 2016

La pire catastrophe du pays, volet 8 : 30 mai 2016

incendie G

L’incendie fait rage avec violence. (Illustration : BANQ – Coll. Robert Carrière)

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