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10 noms de rues de femmes dans Mercier-Est

Histoire, Vie de quartier
Amulette Garneau
Amulette Garneau (Photo: Wikipedia)

Les femmes se font rares dans l’histoire de Mercier-Est. Seulement 11 % des noms de rue célèbrent leur mémoire.

Pamplemousse.ca a analysé la carte de Mercier-Est et le répertoire toponymique de Montréal. Le quartier compte 88 dénominations de rues, d’avenues, de boulevards et de ruelles. Seulement 10 se rapportent à des femmes, soit 11 % du total. Pour l’ensemble de Montréal, c’est 6 % des toponymes.

Voici la liste des dix noms de rues féminins dans le Mercier-Est, en ordre alphabétique :

1- Rue Amulette-Garneau

Amulette Garneau (1928-2008) est une actrice québécoise s’étant illustrée au théâtre, au cinéma et dans de nombreux téléromans. Elle a joué dans de nombreuses pièces de Michel Tremblay et plusieurs téléromans, dont La famille Plouffe, Pension Velder, Les Enquêtes Jobidon, Cré Basile, Grand-Papa, Mon meilleur ennemi, L’Héritage, Jamais deux sans toi, ainsi que dans des films comme Un zoo la nuit et Maria Chapdelaine.

2- Rue Anne-Courtemanche

Anne Courtemanche (1666-1737). L’une des premières sages-femmes connues en Nouvelle-France, elle exerce dans la paroisse de Saint-François-d’Assise de la Longue-Pointe. Située au centre du territoire du Faubourg Contrecœur, cette petite rue relie les rues Contrecœur et Duchesneau. Le nom fut choisi dans le cadre d’un concours sur la toponymie des futures rues du Faubourg organisé par les élus de l’arrondissement Mercier-Hochelaga Maisonneuve au printemps 2008. 

3- Allée des Infirmières

Cette allée piétonne remplie de verdure, entre la rue Curatteau et la rue Sherbrooke, est aménagée le long du mur antibruit de l’autoroute 25. Elle est située à proximité de l’endroit où se trouvait une résidence pour les infirmières qui travaillaient à l’hôpital Jewish Hospital of Hope, établi en 1942, et qui occupait les terres voisines du Mont-St-Antoine, tout juste à l’ouest de la rue Honoré-Beaugrand. La résidence est devenue un centre d’accueil en 1970. Ce dernier, ainsi que l’hôpital, a quitté l’est de Montréal en 1991. Le bâtiment fut démoli quelques années plus tard. 

4- Rue Joséphine-Marchand

Joséphine Marchand-Dandurand (1861-1925). Journaliste, chroniqueuse et conférencière, elle est une des premières femmes à se distinguer comme écrivaine et femme de lettres dans l’histoire de Montréal. En 1893, elle fonde la première revue féminine de Montréal, le « Coin du feu ». Elle fut la directrice du Conseil national des femmes du Canada. À la demande du gouvernement Laurier, pendant l’Exposition universelle de Paris en 1900, elle agit comme déléguée au Congrès international des femmes, comme Officier d’Académie et membre du Club Lyceum de Paris, précise Wikipédia. Son père, Félixc-Gabriel Marchand, fut premier ministre du Québec de 1897 à 1900. Son mari, Raoul Dandurand, fut un diplomate important, qui a contribué à la fondation de la Société des Nations, l’ancêtre de l’ONU. Cette rue en cul-de-sac est rattachée à la rue Saint-Donat, au nord de Notre-Dame.

5- Rue Madeleine-Huguenin

Anne-Marie Gleason (1875-1943), dont les premiers textes dans Le Monde illustré en 1897 sont signés Myrto, s’établit à Montréal en 1901, puis épouse le docteur Wilfrid Huguenin. Pour La Patrie, elle signe ses chroniques Madeleine, puis les réunit en recueils en 1902, 1912 et 1924. Elle fonde en 1919 avec Olivar Asselin La revue moderne et publie, en 1938, Portraits de femmes, un recueil de 95 courtes biographies. Cette rue en cul-de-sac est rattachée à la rue Honoré-Beaugrand, juste au nord de Souligny.

6- Rue Marie-Ange-Bouchard

Marie-Ange Bouchard (1908-2001) est une travailleuse sociale, fondatrice de la Fédération de l’Âge d’Or du Québec (FADOQ). Située dans le Faubourg Contrecœur, elle relie les rues Contrecœur et Duchesneau, au sud de De Grosbois. Le nom fut choisi dans le cadre d’un concours sur la toponymie des futures rues du Faubourg organisé par les élus de l’arrondissement Mercier-Hochelaga Maisonneuve au printemps 2008. 

7- Rue de Marillac

Louise de Marillac (dite mademoiselle Legrâs), née et décédée à Paris (1591-1662), fondatrice, avec saint Vincent-de-Paul, et première supérieure des Filles de la Charité de Saint-Vincent-de-Paul. Canonisée le 11 mars 1934. Ce nom fut donné à la demande du curé-fondateur de la paroisse Saint-Louise-de-Marillac, où cette voie est située, pour rappeler le souvenir de la patronne de cette paroisse, ainsi que pour rappeler que ce sont les Filles de la Charité de Saint-Vincent-de-Paul qui ont fondé « L’Aide-aux-Vieux-Couples », aussi située dans cette paroisse. Cette rue est située dans le village Champlain, entre les rues Lepailleur et de Bruxelles.

8- Rue Myra-Cree

La rue Myra-Cree rappelle une journaliste et animatrice de Radio-Canada qui s’est aussi illustrée lors de la crise d’Oka, à l’été 1990. Mais Myra Cree, c’était tout un personnage! Myra Cree(1937-2005) est une fille et petite-fille de grand-chef amérindien. Née en 1937 à Oka-Kanasetake, elle est donc princesse iroquoise de la « réserve » d’Oka. Elle fut cofondatrice du Mouvement pour la paix et la justice à Oka et Kanesatake et Chevalier de l’Ordre national du Québec en 2000. Pamplemousse.ca lui a consacré un article en novembre 2013. Située au centre du territoire du Faubourg Contrecœur, elle relie l’extrémité nord de la rue Contrecœur à la rue Claude-Masson. Le nom fut choisi dans le cadre d’un concours sur la toponymie des futures rues du Faubourg organisé par les élus de l’arrondissement Mercier-Hochelaga Maisonneuve au printemps 2008. 

9- Rue Sainte-Claire

sainte claire d'Assise

Sainte-Claire d’Assise (Photo: Wikipédia)

La paroisse Sainte-Claire-de-Tétreaultville est fondée en 1906 par l’abbé Jean-Baptiste Desnoyers et est placée sous le patronage de Claire Offreducci ou Sainte Claire (1193-1253), fondatrice de l’Ordre des Clarisses, ou ordre des Pauvres Dames. Sainte-Claire est issue de la noblesse italienne. Vers 1210, inspirée par le mystique François Bernardone, ou Saint-François d’Assise, elle quitte sa famille en cachette pour le rejoindre et vivre une vie de renoncement. Elle repousse un mariage de convenance et, en 1216, fonde l’ordre des Clarisses à San Damiano.

10- Rue Yvette-Charpentier

En 1911, Yvette Charpentier (1901-1976) fait partie des quelque 5000 enfants, apprentis dans les usines et manufactures de Montréal. Cette expérience la conduit, en 1937, à adhérer au syndicat américain de l’Union internationale des ouvriers du vêtement pour dames (UIOVD), où elle est d’ailleurs la première femme. En 1945, bien décidée à faire respecter les droits des femmes et des enfants, elle s’y engage comme officier puis, de 1952 jusqu’à sa retraite en 1970, y assume la direction du Service d’éducation. Son nom est maintenant inscrit dans la toponymie comme dans l’histoire syndicale québécoise, auprès des Joseph-A. Rodier, Albert Saint-Martin et Léo Guindon. La rue qui porte son nom relie la place Honoré-Beaugrand et la rue Joseph A. Rodier, dans Fonteneau, au nord de Sherbrooke.

Bonus: Rue Azilda

Cette avenue, située dans l’arrondissement Anjou, qui s’étend de la rue Thibodeau jusqu’au boulevard Métropolitain. Elle est le prolongement de la rue Pierre-Tétreault de la ville de Montréal. Elle porte le prénom de Azilda Brassard (décédée en 1915), épouse de Pierre Tétreault, grand propriétaire foncier et fondateur du village de Tétreaultville, ainsi nommé en son honneur. Ce village était créé le 14 mars 1907 et fusionné à la Cité de Montréal le 4 juin 1910.

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