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L’Effet quartier : le développement autrement

Économie
L'Effet quartier mise sur la consultation publique et la co-construction pour appuyer le développement économique communautaire. (Photo: Facebook, L'Effet quartier)
L’Effet quartier mise sur la consultation publique et la co-construction pour appuyer le développement économique communautaire. (Photo: Facebook, L’Effet quartier)

Alors que la Corporation de développement de l’Est (CDEST) a dû fermer ses portes à la mi-mai, cinq de ses anciens employés se sont réunis pour fonder la coopérative de travailleurs l’Effet quartier.

Cet organisme permettra en quelque sorte de poursuivre la mission de développement économique communautaire de la CDEST, mais autrement. « Nous voulons appuyer les organisations en soutenant les différentes initiatives pour le développement des quartiers avec une approche novatrice et créative », précise Flavie Lavallière, autrefois agente de développement économique communautaire au sein de la corporation et l’un des membres fondateurs de l’Effet quartier.

Autrement dit, la coopérative offrira des services aux organismes communautaires, aux entreprises, aux citoyens ou même aux arrondissements. Cela peut aller de l’organisation et l’animation de consultations publiques, à l’élaboration d’études de marché, en passant par le soutien à la mobilisation citoyenne autour de certains projets.

« Nous sommes encore en émergence, mais nous souhaitons devenir une coopérative multidisciplinaire. On aimerait donc recruter d’autres travailleurs qui nous permettront d’élargir notre expertise et d’offrir plus de services », ajoute Flavie Lavallière.

Des racines dans l’Est

L’Effet quartier regroupe des travailleurs qui ont perdu leur emploi quand la CDEST a vu la fin de son financement pour le développement économique communautaire de Développement économique Canada (DEC). En attente de la réponse de DEC, les employés ont décidé de se regrouper dans une coopérative de travailleurs « Nous avons incubé cette structure à l’intérieur même de la CDEST en nous disant que, peu importe ce qui allait arriver, nous allions pouvoir en faire quelque chose », explique Flavie Lavallière.

Alors que l’Effet quartier étend ses tentacules à travers tout Montréal – la coop n’a pas de local comme tel – les intervenants sont bien au fait des enjeux dans l’arrondissement. Certains d’entre eux, en tant qu’anciens employés de la CDEST, étaient directement impliqués dans Mercier-Est, ajoute-t-elle. C’est donc plus facile pour les travailleurs de s’impliquer dans ces projets, car les liens sont déjà tissés.

S’il y a une certaine continuité dans la démarche, la coopérative fera les choses différemment de la CDEST. Si ce n’est que, faute de subventions gouvernementales, l’Effet quartier devra facturer ses services plutôt que de les offrir gratuitement comme c’était le cas auparavant. « L’objectif n’est pas d’engendrer du profit, mais bien d’assurer du travail aux membres », précise Flavie Lavallière.

C’est aussi l’occasion pour l’Effet quartier de dépoussiérer le modèle du développement économique communautaire, développé dans les années 1990. « Si nous adhérons à ces valeurs et à ces idéaux, nous avons une vision un peu différente des choses. Nous misons beaucoup sur la co-construction, sur la vision participative et citoyenne des projets », explique Flavie Lavallière. Un concept qu’ils ont d’ailleurs mis en application pour fonder la coopérative.

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