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Les échos du conseil d’arrondissement de juin

Les élus de l'arrondissement Mercier-Hochelaga-Maisonneuve. (Photo d'archives du Journal de Mercier-Est, Stéphane Desjardins)
Les élus de l’arrondissement Mercier-Hochelaga-Maisonneuve. (Photo d’archives du Journal de Mercier-Est, Stéphane Desjardins)

Circulation et environnement ont fait partie des sujets qui ont préoccupé les citoyens de Mercier-Est au conseil d’arrondissement du 7 juin dernier. Résumé en quelques points.

Circulation rue de Bruxelles

Une citoyenne  s’est dite inquiète de la circulation sur la rue de Bruxelles, où elle habite. Selon elle, plusieurs voitures empruntent cette artère, au lieu d’Honoré-Beaugrand, pour éviter les feux de circulation. Résultat : certains véhicules roulent vite dans ce secteur très résidentiel. « En plus, on ne voit pas souvent de surveillance policière », a-t-elle indiqué. Elle a donc déposé une pétition pour que des mesures soient prises à cet effet. Réal Ménard, le maire de l’arrondissement, l’a invitée à une rencontre pour identifier quelles mesures pourraient être prises pour améliorer la situation. « On pourra aussi voir avec le comité de circulation ce qui a été fait sur votre rue », a ajouté la conseillère de Maisonneuve-Longue-Pointe, Laurence Lavigne Lalonde.

Plantation d’arbres

La citoyenne a aussi questionné les élus à propos d’un frêne qui a été abattu devant chez elle. « Je me demandais combien cela prend de temps pour être remplacé. Car on m’avait dit un an, mais j’ai même entendu deux ou trois ans. » Difficile à dire, sans connaître tous les détails, a répondu Réal Ménard. « Cela dépend de plusieurs facteurs, comme de la fosse de plantation, de la souche et de l’environnement dans lequel il était planté. » Le maire a toutefois ajouté que les services horticoles vérifieraient son cas précisément.

Réal Ménard a aussi rappelé que MHM a été particulièrement touché par l’agrile. En effet, il y aurait 8000 frênes sur le domaine public et privé dans l’arrondissement, donc 700 devront être coupés.

La même question est revenue plus tard, provenant cette fois d’un résident de la rue Eugène-Achard. « Tous les arbres en bordure de la rue sont des frênes et le tiers sera ou a été abattu. Éventuellement, il n’y aura plus du tout d’arbres sur la rue. Pourtant, un arbre n’a pas seulement une valeur écologique, mais aussi foncière, car ces coupes pourraient faire perdre jusqu’à 10 % de la valeur des propriétés sur la rue », a-t-il mentionné.

Réal Ménard s’est engagé à vérifier à quel moment des arbres seraient replantés sur Eugène-Achard, cette rue du Faubourg Contrecœur. « Nous avons un ambitieux plan de plantation d’arbres dans l’arrondissement, soutenu par la ville-centre », a-t-il précisé. Il s’agit d’un sujet qui revient régulièrement sur le tapis au conseil d’arrondissement. D’ailleurs, les conseillers des districts d’Hochelaga et de Maisonneuve-Longue-Pointe, Éric Alan Caldwell et Laurence Lavigne Lalonde, ne sont pas d’accord avec le bilan que dresse le maire à ce sujet. Ils s’y sont opposés à plusieurs reprises dans le passé.

Réal Ménard a aussi profité de l’occasion pour rappeler qu’une séance d’information aurait lieu le mardi 14 juin, à 19 h, à la mairie d’arrondissement. Cette rencontre portera sur l’agrile du frêne et permettra aux propriétaires dans les zones infectées de connaître leurs obligations et l’aide qu’ils peuvent recevoir pour traiter leurs arbres. « L’administration a réservé 1 M$ l’an passé pour cela et actuellement, seulement 147 000 $ ont été dépensés », a-t-il ajouté.

Train électrique

Un citoyen a interpellé le maire à propos du dossier de train léger sur rail électrique, piloté par la Caisse de dépôt et placement du Québec. En réaction à cette annonce faite en avril dernier, le maire d’Anjou, Luis Miranda et le maire de Montréal-Est, Robert Coutu, se sont dits furieux quant au tracé de ce projet, totalement installé dans l’ouest de l’île de Montréal. Une coalition pour réclamer un changement est même en train de s’organiser, selon les médias. Réal Ménard, également responsable des questions environnementales au comité exécutif, n’a pas joint sa voix aux autres.

Pendant le conseil d’arrondissement, il a dit refuser ce réflexe qui met en opposition l’est et l’ouest. « Si on regarde l’offre de transport à Montréal, ce qui existe dans l’ouest n’est pas comparable à ce qu’on a dans l’est. Par exemple, l’arrondissement est desservi par neuf stations de métro. Il faut avoir une vision globale des choses dans une ville et il y a un coup de barre à donner à l’ouest. »

« Une chose est certaine, c’est qu’il faut continuer à réclamer des projets de transports collectifs structurants pour l’est de Montréal », a toutefois affirmé Éric Alan Caldwell, conseiller du district d’Hochelaga. Selon lui, il y a des opportunités pour bonifier cette offre dans l’est et il ne faut surtout pas baisser les bras. Il a mentionné, notamment, un projet de boucle de transport Pie-IX et Notre-Dame, vers le centre-ville. « Un autre axe à développer, c’est celui de la rue Notre-Dame », a cité en exemple le conseiller.

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