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Cuisinons ensemble, de l’organisme Le Mûrier, mérite un prix d’excellence du MSSS

Communiqués
De gauche à droite sur la photo: Lucie Charlebois, Ginette Martel, Linda Fortier, Rose-Anne Saint-Paul, Jean-François Grondin, Martine Côté, Krystel Bonenfant, Andrée-Ann Pagé, Alex Chayer et le docteur Gaétan Barrette. (photo: Gilles Fréchette)
De gauche à droite sur la photo: Lucie Charlebois, Ginette Martel, Linda Fortier, Rose-Anne Saint-Paul, Jean-François Grondin, Martine Côté, Krystel Bonenfant, Andrée-Ann Pagé, Alex Chayer et le docteur Gaétan Barrette. (photo: Gilles Fréchette)

Le Mûrier, organisme de la région de Montréal, s’est vu remettre le prestigieux Prix d’Excellence pour ses actions remarquées dans la catégorie Soutien aux personnes et aux groupes vulnérables. Le prix a été remis par le ministre de la Santé et des Services sociaux, monsieur Gaétan Barrette, et la ministre déléguée, madame Lucie Charlebois, le 2 juin à Québec lors d’une cérémonie des Prix d’Excellence du Réseau de la santé et des services sociaux pour son programme Cuisinons Ensemble, qui vient en aide aux personnes vivant avec un trouble grave de santé mentale. Cette initiative offre des services permettant d’acquérir de saines habitudes alimentaires, de faire des choix santé et aussi élaborer des menus, recettes et budgets adaptés à la réalité des personnes.

Problèmes de santé mentale et malnutrition

« Les personnes qui vivent avec un trouble important de santé mentale sont davantage touchées par l’insécurité alimentaire que la population générale », explique Linda Fortier, ambassadrice du programme Cuisinons ensemble.

Se nourrir, se loger, posséder une source de revenus et se divertir sont des conditions essentielles à la réadaptation et à la réintégration sociale des personnes ayant des troubles mentaux (Commissaire à la santé et au bien-être, 2012).

De nombreuses études montrent que les personnes ayant des problèmes graves de santé mentale présentent une proportion élevée de besoins sérieux dans un domaine aussi important que l’alimentation. On estime que parmi les adultes canadiens qui vivent de l’insécurité alimentaire, 35% ont des diagnostics de troubles de santé mentale (Muldoon, Duff, 2012).

Chez les personnes ayant des troubles mentaux graves, la prévalence du syndrome métabolique, qui se manifeste par la présence de l’obésité abdominale, du diabète 2, d’un taux de cholestérol élevé et de l’hypertension artérielle est quatre fois supérieure à celle rencontrée dans la population générale (Commissaire à la santé et au bien-être, 2012).

De l’aide et de l’accompagnement en nutrition offerts aux personnes aux prises avec un trouble mental peuvent notamment réduire les effets secondaires liés à la prise de médicaments pour le traitement des troubles psychiatriques, générer une meilleure autogestion des troubles concomitants et comorbides et améliorer la santé globale (Les diététistes du Canada, 2012).

Des chiffres alarmants

Au Québec, les banques alimentaires sont débordées. Elles reçoivent plus de 1,6 million de demandes par mois. Selon le rapport Bilan-Faim 2014, les demandes ont augmenté en moyenne de près de 40 000 par mois depuis l’année précédente, pour un total par mois de 1 601 115 demandes.

Chaque année, l’opération Bilan-Faim des Banques alimentaires du Québec recueille les opinions sur les politiques gouvernementales qui auraient le plus d’impact dans la lutte contre la faim. Parmi les priorités qui ressortent de cette consultation, on retrouve l’importance de développer une stratégie nationale de réduction de la pauvreté et l’augmentation du soutien en santé mentale (Moisson Montréal, 2015).

Ateliers à domicile et club

Le projet Cuisinons Ensemble fut lancé en 2011 pour répondre à cette réalité trop présente. Le Mûrier a voulu créer un modèle unique d’intervention qui se veut efficace, complémentaire aux services existants, exportable et pouvant être répliqué par d’autres organismes. Il offrent entre autres, des ateliers-formation gratuite à domicile et des activités collectives dans une formule de club alimentaire permettant d’acquérir de saines habitudes alimentaires, de faire des choix santé et aussi élaborer des menus, recettes et budgets adaptés à la réalité des personnes.

« Lors des premières rencontres à domicile, une constatation nous frappe. On voit des gens sous-équipés, avec un budget très limité et on

se demande comment ils font pour se nourrir. Et ça s’ajoute aux effets de leur maladie et de leur médication », nous dit Martine Côté, cuisinière-formatrice du programme.

« La cuisine, c’est rassembleur! En plus de partager des notions de cuisine et d’alimentation, ça amène les gens à se côtoyer et ça brise l’isolement », ajoute Andrée-Ann Pagé, une bénévole du club alimentaire.

« Pour moi, ç’a tout changé! Maintenant, je suis fier de cuisiner, de me dire: quand je vois une recette inconnue avec des aliments que je n’ai pas l’habitude de préparer…eh bien oui, je peux prendre le risque de le faire » nous mentionne un participant.

Recherche

Le Mûrier s’est associé au Centre d’étude sur la réadaptation, le rétablissement et l’insertion sociale (CÉRRIS) afin de valider et analyser de manière rigoureuse les résultats de ce programme sur les participants.

Pour plus d’information ou pour soutenir Cuisinons ensemble, consultez le site de l’organisme au : www.lemurier.org

Source: Le Mûrier

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