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École alternative cherche locaux disponibles

Éducation
Les locaux du 3077, avenue Lebrun, abritent actuellement le CPE Bilbo. (Photo: Anne-Marie Tremblay)
Les locaux du 3077, avenue Lebrun, abritent actuellement le CPE Bilbo. (Photo: Anne-Marie Tremblay)

Plus d’une soixantaine de parents s’étaient déplacés, le 31 mai dernier, pour connaître les derniers développements quant au projet d’école alternative Alter Égaux, porté par des parents de Mercier. Si le comité souhaite une ouverture progressive, dès 2017, il travaille d’arrache-pied pour trouver des locaux répondant à leurs besoins.

C’est le nerf de la guerre pour ce projet, qui a été déposé au conseil des commissaires en avril 2015. En effet, si le projet a reçu l’aval de la CSDM, encore faut-il dénicher l’espace pour accueillir cette nouvelle école. « C’est un film qui n’a pas encore de fin. On aurait aimé vous donner tous les détails au fur et à mesure, mais c’était plutôt délicat en cours de négociation », a lancé d’entrée de jeu Alexandre Michaud, devant une salle comble. Ce père de deux enfants travaille fort pour que la fin soit heureuse et… rapide.

Le comité a donc profité de la rencontre pour mettre cartes sur table et présenter son plan de match, qui mise sur une ouverture progressive de 2017 à 2021. Actuellement, le comité aimerait que l’école Alter Égaux s’installe au 3077, avenue Lebrun. Ce bâtiment, qui abrite le CPE Bilbo, devrait être disponible d’ici 2018 ou 2019. En effet, la CSDM a déjà amorcé les démarches pour récupérer cet ancien établissement scolaire et répondre aux besoins grandissants de places supplémentaires dans les écoles du quartier, confirme la commissaire scolaire de Mercier, Émilie Auclair. Le projet d’école alternative arriverait donc à point nommé pour occuper ces quatorze classes.

Par contre, ces locaux ne sont pas adaptés pour les étudiants du deuxième cycle du secondaire, a expliqué Philippe Savard, l’un des parents impliqués dans le projet. « Nous aimerions donc voir s’il est possible d’établir un partenariat avec une école secondaire du secteur, pour partager certaines installations », a-t-il précisé. Cet arrangement permettrait non seulement d’avoir accès à des locaux spécialisés que la CSDM ne sera pas en mesure de réaliser, à cause du contexte budgétaire, mais aussi d’augmenter la capacité d’accueil de l’école. Toutefois, aucune démarche n’a été faite en ce sens.

Des conditions à réunir

« Pour que le projet voie le jour, il faut qu’il reçoive l’aval d’une direction d’école et d’un conseil d’établissement », a aussi expliqué Émilie Auclair, qui était présente lors de la réunion. Une des conditions posées par la CSDM, pour limiter les coûts. Même si aucune entente n’a été officialisée, le comité est en pourparlers avec l’école Sainte-Claire, située sur la rue du même nom, qui s’est montrée ouverte au projet. « L’objectif n’est pas de prendre possession de l’école, mais bien d’en devenir un volet », a expliqué Alexandre Michaud.

Le comité envisageait aussi l’ouverture de deux classes, dès 2017, directement dans les locaux de l’école Sainte-Claire. Ces classes seraient ensuite transférées dans les locaux de la rue Lebrun. Une façon d’accélérer le processus. Toutefois, cela dépendra de la disponibilité des locaux. « Par contre, nous n’ouvrirons pas si nous ne sommes pas certains de pouvoir ensuite agrandir », a indiqué Philippe Savard.

Un intérêt palpable

Une chose est certaine : le projet mobilise les citoyens qui ont posé plusieurs questions pendant la soirée. Plusieurs d’entre eux ont également proposé des pistes de solutions pour loger l’école Alter Égaux, si l’option présentée ne fonctionnait pas. Certains ont évoqué l’idée de contacter l’école secondaire Louis-Riel, dont plusieurs locaux sont occupés par les élèves de l’école Baril, en reconstruction dans Hochelaga. La récupération d’écoles aujourd’hui utilisées à d’autres fins, notamment dans Mercier-Ouest, a aussi été soulevée.

Une citoyenne a aussi rappelé qu’un terrain est réservé, sur le site du Faubourg Contrecœur, pour du développement communautaire. Ce serait un endroit intéressant pour construire une nouvelle école, mais ce n’est pas si simple, a toutefois nuancé Émilie Auclair. Elle a indiqué que des négociations étaient en cours entre la SHDM et la CSDM pour un échange de terrains, car la commission scolaire n’a pas le budget pour en faire l’achat.

Rappelons que le projet d’école Alter Égaux a été lancé en 2015. L’objectif était d’offrir un projet d’école alternative dans Mercier, alors que ce modèle est de plus en plus populaire. Une façon aussi de diversifier l’offre éducative dans le secteur. En effet, ce genre d’école met l’enfant au cœur des apprentissages, qui se font par projet, souvent de façon multiâge et en collaboration avec les parents, a expliqué Philippe Savard, lui-même enseignant à l’école alternative Le Vitrail.

Cette école de La Petite-Patrie est d’ailleurs la seule école alternative à Montréal à offrir le secondaire. « Cette réunion est donc pour nous l’occasion de mettre de la pression et de récolter des appuis pour que ce projet se concrétise », a indiqué Alexandre Michaud.

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