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L’Antre-Jeunes : vers un troisième point de service

Vie de quartier
Les locaux de l'Antre-Jeunes de Mercier-Est, rue Hochelaga. (Photo: Anne-Marie Tremblay)
Les locaux actuels de l’Antre-Jeunes de Mercier-Est, rue Hochelaga. (Photo: Anne-Marie Tremblay)

L’Antre-Jeunes de Mercier-Est aimerait ouvrir temporairement un local dans le sud du quartier au cours de la prochaine année. Même si les détails de ce projet-pilote restent à ficeler, une portion du budget a été réservée à cet effet lors de l’assemblée générale annuelle de l’organisme, le 15 juin dernier.

Actuellement, la maison de jeunes du quartier compte deux adresses : la première se trouve au 8615, rue Hochelaga et l’autre, le Garage des jeunes, est implanté à même les Habitations Thomas-Chapais, situé au nord du quartier.

Cela fait plusieurs années que l’organisme communautaire, fondé en 1991 et offrant des services de loisirs, d’écoute et d’accompagnement aux jeunes de 12 à 17 ans, aimerait ouvrir un nouveau point de service, tout au sud de Mercier-Est. « Nous avons réalisé que peu de jeunes de ce secteur fréquentent l’Antre-Jeunes, car il y a une barrière physique avec le chemin de fer, surtout l’hiver alors qu’il y a peu de passages disponibles », explique Marie Anne Guichandut, adjointe à la direction.

Ainsi, l’organisme a prévu un budget d’environ 60 000 $, une partie du montant total qui sera alloué à l’implantation du troisième point de service, pour louer temporairement un local entre le fleuve et le chemin de fer, idéalement près de la Promenade Bellerive, précise-t-elle. Ce projet-pilote qui pourrait durer entre six mois et un an sera l’occasion de cibler les besoins de jeunes. « C’est une option intéressante, parce que cela nous permettra d’offrir des services rapidement aux jeunes, tout en testant ce qui fonctionne ou non, ce qui les attire, s’ils sont au rendez-vous, qui sont-ils, etc. On aimerait aussi ouvrir ce lieu la fin de semaine, ce qui n’est pas le cas actuellement. »

Ce projet-pilote fera ainsi office d’études de marché sur le terrain. Car l’objectif n’est pas de louer un local à long terme, une option trop coûteuse, mais plutôt de devenir propriétaire d’un lieu. « Quand on aura bien ciblé les besoins des jeunes, on va pouvoir aller chercher des subventions en conséquence », ajoute l’adjointe à la direction.

Déménager, une priorité

Si ce projet est inscrit en toutes lettres dans les perspectives du rapport annuel de l’organisme, rien n’est encore arrêté dans ce dossier. Il faut trouver un local temporaire adapté aux besoins, s’y installer et chercher ensuite des options pour que l’organisme ait réellement pignon sur rue. De plus, la priorité demeure la relocalisation de l’Antre-Jeunes. En effet, l’édifice actuel de la rue Hochelaga souffre d’importants problèmes de ventilation et de moisissure, suite à des dégâts d’eau. La façade doit aussi être réparée. Si bien que l’organisme doit déménager, le temps que ces locaux soient rénovés.

L’équipe travaille donc en étroite collaboration avec l’arrondissement, propriétaire du bâtiment actuel et partenaire de l’organisme, pour trouver un endroit répondant à leurs besoins. Une tâche qui s’avère ardue, car les locaux disponibles sont rares ou ne conviennent pas. Par exemple, l’idée de déménager l’organisme dans l’ancienne caserne de pompiers située à l’intersection des rues Pierre-Tétrault et Pierre-de-Coubertin avait été évoquée. Une hypothèse écartée, car l’immeuble nécessitait trop de travaux pour s’y installer. Malgré tout, la directrice adjointe a bon espoir que la situation sera réglée rapidement.

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