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Symphonie de talents et Claudia Mandl : 300 personnes à la Maison de la culture

Culture
Claudia Mandl devant ses toiles représentant les maisons victoriennes disparues de la rue May. (Photo: Stéphane Desjardins)
Claudia Mandl devant ses toiles représentant les maisons victoriennes disparues de la rue May. (Photo: Stéphane Desjardins)

C’était soir de vernissage hier (3 juin) à la Maison de la culture Mercier. Plus de 300 personnes sont venues pour une « Symphonie de talents! » et Claudia Mandl.

Ouverte à tous les artistes, qu’ils soient amateurs ou professionnels, de tous les âges, une Symphonie de talents est devenue un rendez-vous populaire annuel fort couru.

Comme par le passé, tous les styles sont à l’honneur, du portrait jusqu’au paysage, de l’art naïf à l’abstraction… Plus de 70 artistes exposent deux ou trois toiles. Déjà, en quelques heures, certains en avaient vendu.

C’était le cas de Royal Léger, un habitué de l’événement. Il y exposait trois toiles, dont une portant sur une cabane à sucre et une autre, sur une salle de classe de son école primaire. « J’ai demandé à la directrice de visiter la classe. Ça m’a rappelé de drôle de souvenirs », a expliqué le peintre.

Claudia Mandl et les maisons victoriennes disparues

La résidente de Mercier-Est expose à nouveau à la Maison de la culture Mercier. Cette fois, c’est pour souligner un événement, hélas!, trop commun à l’histoire montréalaise: la destruction du patrimoine au nom du développement.

Mme Mandl enseigne l’art, notamment à Verdun. C’est justement dans cet arrondissement que se déroulent d’importants travaux liés au remplacement de l’échangeur Turcot et à la construction du nouveau pont Champlain: ceux de l’élargissement de l’autoroute 15. Ils se sont traduits par la démolition d’une série de maisons victoriennes de plus d’un siècle, sur la rue May, aujourd’hui disparue.

Émue par cette histoire de démolition de maisons patrimoniales, la peintre d’origine roumaine s’est lancée dans une croisade pour sauver les 16 maisons et les déplacer ailleurs. Un moment, le déménagement a semblé possible. Mais, finalement, le manque de temps et de ressources financières a fait en sorte qu’il n’a pu se faire. Et les maisons ont été rasées il y a plusieurs mois.

Mme Mandl s’est liée d’amitié à un couple de personnes âgées, qui ont habité leur maison du 314, rue May, pendant une trentaine d’années. Ils furent les derniers à partir, en octobre dernier. Mme Mandl a produit une série de cinq toiles rappelant la mémoire de ces maisons, notamment la maison bleu ciel du vieux couple. Trois sont exposées à la Maison de la culture Mercier.

« Mon message est simple : il faut conserver et transmettre la culture et le patrimoine aux jeunes générations. Ce n’est pas juste l’argent qui est important dans la vie. Les valeurs doivent passer avant. Avec chaque maison détruite, on perd un peu notre identité et le sens de l’histoire », déclare Claudia Mandle, le soir du vernissage.

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