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À louer dans Mercier-Est

Immobilier
Plusieurs logements sont encore à louer dans Mercier-Est alors que le 1er juillet est passé. (photo : Mathieu Gagné)
Plusieurs logements sont encore à louer dans Mercier-Est alors que le 1er juillet est passé. (photo : Mathieu Gagné)

Si plusieurs pancartes « À louer » sont apparues dans le quartier et sont encore affichées après le 1er juillet, la situation du logement n’est pas totalement rose dans Mercier-Est. Le point avec Infologis de l’est de l’île de Montréal.

Alors que Montréal enregistre un taux d’inoccupation des logements dépassant les 3 %, considéré comme le point d’équilibre sur le marché locatif, la situation demeure problématique pour certains locataires de Mercier-Est, estime Anicet Ndayishimiye, directeur général d’Infologis. En effet, si les logements de petite taille sont plus faciles à dénicher, les appartements pour loger une famille sont encore une denrée rare dans le quartier, ajoute-t-il.

D’ailleurs, selon les données les plus récentes de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), publiée en automne 2015, on indique que la proportion de logements vacants comptant deux chambres à coucher est de 1,1 % dans Mercier-Est et Ouest, bien en deçà des 5,5 % enregistrés à Montréal. La proportion est plus grande pour les plus petits appartements, alors que le taux d’inoccupation dans Mercier oscille entre 3,8 % et 5,8 %.

Couvrant toute la pointe est de Montréal, Infologis estime toutefois que le prix des logements demeure abordable dans le quartier, comparé à des secteurs comme Anjou où les loyers ont grimpé en flèche. Par exemple, un 5 ½ dans Mercier coûte en moyenne 855 $ par mois, plutôt que 1591 $ dans le reste de la ville, selon les données de la SCHL. « Même si les prix demeurent assez bas dans Mercier-Est, c’est tout de même cher pour plusieurs, notamment ceux qui vivent dans les secteurs les plus défavorisés du quartier », explique le directeur général. D’ailleurs, 33 % des locataires de Mercier-Est injecteraient plus du tiers de leur budget pour se loger, ajoute-t-il.

Là où le bât blesse, c’est pour les personnes vivant seules, alors que le prix des 3 ½ dans Mercier-Est oscille plutôt autour de 550 $. « C’est très difficile pour quelqu’un vivant de l’aide sociale d’y arriver. Il se voit parfois obligé de s’installer en colocation ou dans une maison de chambres, ce qui est loin d’être idéal », explique Anicet Ndayishimiye. Et les services se font rares pour les personnes seules, ajoute-t-il. « Si on n’est pas vigilant, cela peut mener à l’itinérance. »

Plaidoyer pour le logement social

D’où l’importance de continuer à construire des logements sociaux, plaide-t-il. Certes, plusieurs projets incluent actuellement des coopératives d’habitation, comme Fusion verte. Mais il ne faut pas oublier que la moitié des unités n’y sont pas subventionnées. De plus, il faut passer une entrevue de sélection et avoir envie de participer à la vie coopérative, ce qui n’est pas le cas de tous. Ainsi, pour démystifier la question, Infologis organise des ateliers présentant les différentes formes de logements sociaux qui ont rejoint 400 personnes jusqu’à maintenant.

« Nous sommes chanceux dans l’Est de Montréal et dans Mercier-Est, car il reste encore des terrains pour construire », ajoute Anicet Ndayishimiye. Il cite aussi en exemple le développement immobilier de la cour de voirie, situé au coin des rues Honoré-Beaugrand et Hochelaga. Sur les 325 unités qui devraient être construites, 67 seront réservées au logement social pour retraités, précise-t-il.  L’organisme garde aussi l’œil sur l’ancien immeuble des Pêcheries Atlantiques, qui pourrait un jour servir à construire des habitations, ainsi que sur l’ancien cinéma Paradis.

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