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Billy Bang Bang: du «ruellewear» pour enfants

Économie
Billy Bang Bang, une entreprise lancée par deux papas de Mercier, propose des vêtements mode pour les garçons. (photo courtoisie)
Billy Bang Bang, une entreprise lancée par deux papas de Mercier, propose des vêtements mode pour les enfants. (photo courtoisie)

Constatant le peu de choix disponible pour garnir la garde-robe de leurs garçons, Jean-François Bédard et Frédéric Béliveau, deux papas de Mercier, ont décidé de lancer leur propre collection de vêtements pour enfants. Retour sur l’aventure Billy Bang Bang, qui dure depuis maintenant un an.

Tout a commencé lors d’une soirée-retrouvailles à l’école Édouard-Montpetit où les deux amis se sont revus après plusieurs années. Tous les deux papas (Jean-François a trois enfants de 6, 10 et 12 ans et Frédéric, un garçon de 7 ans), la conversation a tout naturellement glissé vers la paternité, le travail et… la mode! « En discutant, on a réalisé qu’il y avait un manque à gagner du côté des vêtements pour garçons. Il y a très peu de choix intéressants, en dehors des trucs sportifs, des superhéros ou des monstres, alors que, pour les filles, il existe une multitude d’options », raconte Jean-François Bédard.

L’idée derrière Billy Bang Bang était donc née. Pour y arriver, les deux pères ont uni leurs forces. Entrepreneur dans l’âme et résidant de Mercier-Ouest, Jean-François Bédard s’est occupé du développement des affaires. Quant à Frédéric Béliveau, designer graphique et artiste habitant Mercier-Est, il a conçu le look Billy Bang Bang, un nom qui évoque le prénom de son fils et le bruit des petits quand ils jouent dehors.

« Souvent, les garçons veulent s’habiller comme leur père. Nous voulions plutôt créer l’effet inverse et que les papas aient envie de s’habiller comme leur enfant! », explique Frédéric. Rien de trop enfantin, donc, dans cette collection, qu’ils qualifient de « ruellewear », un clin d’œil au style « streetwear ». Mis à part le logo, un ours installé sur un… « big-wheel », symbole par excellence de l’enfance dans les ruelles montréalaises. « L’ours représente la peluche, mais aussi le surnom qu’on me donnait lorsque j’étais enfant », ajoute Frédéric, alias « ti-nours ».

Billy Bang Bang propose donc un style urbain et confortable disponible de la taille 3 mois à 12 ans.  Si la marque a été pensée pour les garçons, plusieurs fillettes ont aussi adopté la collection, qui compte principalement chandails, camisoles et casquettes. Chaque morceau est conçu dans Mercier, produit aux États-Unis, imprimé dans Hochelaga-Maisonneuve et vendu en ligne. Les clients peuvent choisir la livraison à domicile ou encore aller chercher leur paquet au Permis de Bière, petit commerce situé dans Mercier-Ouest qui sert de point de chute.

Le fait de ne pas avoir de boutique leur a permis de maintenir les coûts assez bas et de se lancer dans l’aventure en investissant un minimum, « car on ne voulait pas prendre un risque financier », explique Jean-François Bédard. Chaque dollar gagné depuis un an sert donc directement à financer la compagnie. « Il faut vraiment se montrer débrouillard dans notre façon de produire. On doit négocier, être rusé dans la gestion de nos ressources et trouver des solutions. Mais cela fonctionne bien », poursuit-il. En effet, un an après le lancement officiel, il est possible de retrouver les vêtements de la marque dans cinq boutiques, dont une virtuelle.

Aventure familiale

Billy Bang Bang, c’est aussi une façon pour les deux hommes de concilier boulot et famille. Par exemple, comme Frédéric n’a son fils qu’une semaine sur deux, le travailleur autonome peut mettre les bouchées doubles quand il n’est pas avec lui. Et en profiter pleinement lorsqu’ils sont réunis. Un côté qu’il apprécie particulièrement. Idem pour Jean-François Bédard, conducteur de taxis. « C’est sûr que, construire son entreprise de toutes pièces, ça demande du temps. Mais je me fixe des limites et je m’arrête quand il est dépassé une certaine heure. Car, pour utiliser un terme de taxi, le compteur tourne d’année en année et il n’est pas possible de retourner en arrière. »

Ainsi, toutes les occasions sont bonnes pour impliquer les enfants, qui participent aux kiosques, aux séances de photos ou sont présents lors d’événements soutenus par Billy Bang Bang, comme le Jackalope qui met en vedette différents sports sur l’esplanade du stade olympique. Pour la prochaine édition, la compagnie commanditera d’ailleurs la compétition de skateboard pour les 13 ans et moins.

L’aventure permet aussi de montrer à leurs petits qu’il est possible de poursuivre ses rêves. « J’aimerais qu’ils retiennent que, même si on ne s’y connait pas beaucoup dans un domaine, si on prêt à faire les efforts, à chercher les ressources et les réponses à nos questions, on peut réussir », lance Jean-François. Idem du côté de Frédéric. Quand il regarde son fils, Billy, il constate qu’il a hérité de son côté créatif. Il aimerait donc que son enfant sache qu’il est possible de vivre de sa passion. « Car c’est pour eux que nous faisons cela », conclut Jean-François.

En bref

Billy Bang Bang célébrera son premier anniversaire, le 24 juillet prochain. (photo courtoisie)Envie de découvrir les vêtements de la marque Billy Bang Bang? L’entreprise organise une journée spéciale pour célébrer son premier anniversaire, le dimanche 24 juillet prochain. Au menu : rabais sur les vêtements et surprises pour les enfants. L’événement se déroulera de 12 h à 16 h au Permis de Bière,  boutique spécialisée dans la vente de produits québécois située au 5745, rue de Marseille.

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