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Une deuxième chance pour le Up Café Faubourg

Économie
Yacouba Sedion mise sur la qualité des ingrédients, dont du café. (photo : Anne-Marie Tremblay)
Yacouba Sedion mise sur la qualité des ingrédients, dont du café. (photo : Anne-Marie Tremblay)

Fermé depuis six mois, le Up Café Faubourg a rouvert ses portes officiellement le 9 juillet dernier. Le propriétaire, Yacouba Sedion, a décidé de donner une seconde chance à l’endroit, situé au 9219, rue de Grosbois.

Lorsque Yacouba Sedion, propriétaire du Up Café rue Hochelaga, a décidé d’ouvrir une deuxième succursale sur la rue de Grosbois, près de Taillon, l’endroit lui paraissait tout indiqué. La proximité du Faubourg Contrecœur et le fait qu’il n’y avait aucun commerce du genre dans le secteur étaient des gages de succès. Mais, il s’est vite rendu compte que l’équation n’était pas si simple. « Il n’y a pas vraiment de culture de café dans le quartier, ce qui rend l’aventure plus difficile. »

Faute d’achalandage, il s’est donc résoud à mettre la clé sous la porte du Up Café Faubourg, quelques mois après son inauguration officielle, à l’été 2015. À partir de ce moment, le commerce n’était ouvert qu’occasionnellement, pour des rencontres de citoyens ou d’organismes communautaires. « Pendant cette période, je cherchais un nouveau local, raconte-t-il. Mais j’ai reçu tellement d’appels de gens intéressés à ce que le café soit de nouveau ouvert que j’ai décidé de le relancer. »

Une version améliorée

Le propriétaire a donc revu ses plans : au lieu de déménager, il a plutôt choisi d’investir pour améliorer l’endroit. Le local a été revampé : par exemple, des canapés ont été installés, ajoutant au confort du lieu, explique-t-il. « Nous avons aussi changé la configuration des comptoirs et de la caisse. Ainsi, quand les clients arrivent, ils ont un contact visuel avec le personnel, ce qui fait plus chaleureux pour un établissement de quartier. »

Autre changement : le commerce sera ouvert de 7 h à 10 h et de 16 h à 20 h, du lundi au vendredi. La fin de semaine, les clients pourront s’y rendre de 10 h 30 à 20 h. Un horaire adapté à la réalité de ce secteur, estime Yacouba Sedion. « Une bonne partie de mon chiffre d’affaires se fait le soir, alors que les gens qui se dirigent vers le parc Thomas-Chapais passent devant le commerce. »

Plusieurs s’arrêtent donc au commerce, qui a plus que du café au menu. En effet, la carte propose aussi d’autres produits intéressants pour les promeneurs, comme des cornets de crème glacée, du thé et du café glacé, des smoothies, des sorbets, etc. « Nous n’avons pas changé notre philosophie et nous continuons d’offrir des produits de haute qualité, comme le café Barista, le thé Camilia Sinensis  ou la crème glacée du glacier Bilboquet », ajoute Yacouba Sedion. Déjeuners, dîners et viennoiseries complètent le tout.

Opération publicité

Également résidant de Mercier-Est, Yacouba Sedion est conscient qu’il devra mettre les bouchées doubles en matière de publicité. « Nous allons faire un effort supplémentaire pour mieux nous faire connaître auprès des citoyens en distribuant des dépliants dans le secteur. Nous aimerions également créer un contact avec les personnes qui vivent dans les résidences pour retraités qui sont près d’ici », ajoute-t-il. De plus, il aimerait offrir des rabais aux parents dont les enfants fréquentent la garderie située tout à côté. « Idéalement, nous aimerions connaître notre clientèle et leurs habitudes et savoir qu’à telle heure, tel parent vient chercher son café et son croissant qui seront prêts pour lui », cite-t-il en exemple. Idem avec les aînés du coin.

Car, malgré les hauts et les bas, Yacouba Sedion n’a pas changé sa vision des affaires. « Pour moi, un café c’est beaucoup plus qu’un commerce. Cela fait carrément partie de la vie de quartier et j’y crois fermement. » C’est pourquoi, en plus d’offrir un accueil chaleureux à tous, familles, travailleurs et autres, les Up Cafés sont l’hôte d’activités organisées par les groupes communautaires. Le commerce s’est même transformé en salle de spectacles à l’occasion. Une programmation, actuellement au ralenti, que le propriétaire, également consultant en haute technologie, aimerait bien relancer au fil du temps.

En attendant, Yacouba Sedion se laisse quelques mois de sursis pour voir comment les affaires tourneront. S’il n’espère pas nécessairement engranger beaucoup de profit dans l’aventure, l’homme originaire de la Côte-d’Ivoire considère plutôt son expérience dans le quartier comme un laboratoire pour tester le concept Up Café, faire des essais-erreurs et exporter l’idée. « J’aimerais atteindre l’équilibre budgétaire avec mes deux succursales de Mercier-Est et ensuite ouvrir ailleurs, dans des endroits où la demande est plus forte pour ce genre de commerce. » D’ici la fin de 2017, il aimerait ouvrir une dizaine de succursales à travers Montréal.

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