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Houblonnière urbaine

Environnement
Une poignée de houblonnières participant au projet Montréal houblonnière vont contribuer au brassage de la bière du 375e dans Mercier-Est. (photo : Montréal houblonnière)
Une poignée de houblonnières participant au projet Montréal houblonnière vont contribuer au brassage de la bière du 375e dans Mercier-Est. (photo : Montréal houblonnière)

Si vous êtes un agriculteur urbain, vous avez sûrement commencé à manger quelques légumes de votre jardin. Déjà, la récolte de miel d’été a débuté. Pour certains amateurs de bières, leur houblonnière prend forme.

(photo : Montréal Houblonnière)

(photo : Montréal Houblonnière)

« Les plants de houblon peuvent atteindre entre 10 et 30 pieds de haut. Les tiges ont grimpé grâce à des bras latéraux. Les petites fleurs vertes formées au printemps ont laissé place à une cocotte touffue de la même couleur, sous la bractée. Les cônes vont se former tout au long du mois d’août. La lupuline (NDLR: la poudre résineuse jaune et amère produite par les fleurs femelles de houblon qui vient aromatiser la bière) va continuer à se développer et les cocottes seront prêtes à être récoltées en septembre et en octobre », explique Mathieu Garceau-Tremblay, idéateur de Montréal Houblonnière et chef brasseur à la Brasserie Harricana, dans le Mile-Ex.

Montréal Houblonnière est l’un des 180 projets qui ont été retenus en 2014 suite à l’évènement « Je vois Mtl ». Dans la foulée, Mathieu Garceau-Tremblay s’est associé à deux collègues, Maxime Dufresne-Gagnon, coordonnateur de projet et horticulteur, ainsi que Élise Gaudry, architecte paysagiste et agronome. Les trois passionnés de houblon ont finalement transformé Montréal houblonnière en un OBNL.

« Notre travail est fait à 100 % de manière bénévole. Nos objectifs à travers le projet sont de contribuer au verdissement de la ville par la culture du houblon, ce qui vient diminuer la formation d’îlots de chaleur, en plus de produire une bière spéciale à temps pour le 375e anniversaire de la Ville de Montréal », explique Mathieu Garceau-Tremblay.

Les « bières » du 375e 

Même si la collaboration pour ce projet de bière du 375e se fait à l’échelle de la ville, tout le houblon récolté à Montréal ne servira pas à brasser une seule et même bière en 2017.

« Les récoltes pourront se faire par quartier avec les brasseurs qui ont décidé d’embarquer dans le projet », précise Mathieu Garceau-Tremblay.

Au départ, la petite équipe de Montréal houblonnière souhaitait vendre 500 plants de houblons. C’est plutôt près de 1200 plants qui ont été vendus ces deux derniers printemps. L’engouement pour le projet a été tel que Mathieu, Maxime et Éloise doivent maintenant diriger les gens qui souhaitent se mettre à la culture du houblon vers des producteurs, puisqu’ils n’ont plus de plants.

« Nous avons observé un mouvement citoyen. Pour brasser une bière, soit l’équivalent de 500 à 1000 L, il faut environ 10 plants de houblon. Ce sera un beau défi lorsqu’il sera temps de brasser la bière dont le houblon proviendra de l’initiative Montréal houblonnière! » lance le porte-parole.

Quoique l’inscription soit facultative, selon cette carte sur le site d’agriculture urbaine Mtl, on identifie deux participants dans Mercier-Est, soit six plants en bac rue Georges V, près de Hochelaga, et un petit jardin de 5 m² sur l’avenue Saint-Donat. L’Éco-quartier Mercier–Hochelaga-Maisonneuve et Y’a QuelQu’un l’aut’bord du mur sont également parmi la liste des organismes participants.

Découvrir Montréal… et sa bière

La finalité du projet Montréal houblonnière est surtout d’arriver à réunir des gens autour d’un projet commun.

« On souhaite que l’idée de contribuer à la culture du houblon en ville en collaboration avec différents brasseurs devienne quelque chose de normal. À l’automne 2017, on pense créer un circuit promotionnel afin que les gens aient envie d’aller découvrir les bières qui auront été brassées spécialement dans le cadre du 375e anniversaire de Montréal. C’est pour cette raison aussi que nous avons demandé aux brasseries participantes de ne pas embouteiller ce produit. Ainsi, ça force les gens à se déplacer pour en faire la découverte et rencontrer ses artisans », conclut Mathieu Garceau-Tremblay.

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