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Loi concernant l’Asile de la Longue-Pointe

Histoire
(Source: BaNQ - Collection Robert Carrière)
(Source: BaNQ – Collection Robert Carrière)

Après le feu de 1890 qui a tout détruit de l’Asile de Saint-Jean-de-Dieu ainsi que tout son ameublement, les religieuses se mirent à l’œuvre pour la reconstruction.

Des pavillons au coût de 300 000 $ ont été construits en toute hâte afin de remplacer ce qui avait été ravagé par les flammes. Ces nouvelles installations ne furent cependant pas construites sur des fondations durables vu l’urgence, puisqu’elles n’étaient pas destinées à être permanentes, sans compter qu’elles étaient exposées aux inondations du fleuve St-Laurent.

Il fallait donc construire un nouvel asile et vite. Mais, lors du feu de 1890, les religieuses de l’hospice de Saint-Jean-de-Dieu n’étaient qu’assurées que pour 200 000 $, sans compter que cette somme était intégralement due aux créanciers qui avaient fourni l’argent pour construire. Après une étude de coût, le prix des constructions nouvelles était évalué à plus d’un million et demi de piastres. Nul besoin de dire que les religieuses étaient considérablement endettées après la tragédie.

Les solutions au problème financier vinrent d’un peu partout : les religieuses se mirent à demander 130 $ par malades par année au lieu de 100 $; la province de Québec a également contribué à la reconstruction en prêtant une somme qui totalisait déjà 50 000 $ pour la reconstruction en 1892; il a aussi été entendu que les immeubles de l’hôpital Saint-Jean-de-Dieu seront exempts de taxes de toutes sortes.

Ces dispositions particulières ont été établies dans un texte de loi, la Loi concernant l’Asile de la Longue-Pointe, sanctionnée le 9 janvier 1987, que j’ai déniché à la BaNQ. Voici l’extrait dans son intégralité, avec même des détails précis du règlement concernant la nourriture et les rations des hommes et des femmes.

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