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Jardiner collectivement dans Mercier-Est

Environnement, Vie de quartier
Anthony Faustin, stagiaire et Julien Bernard, chargé de projet en agriculture urbaine travaillent au jardin solidaire, situé rue Georges-Bizet. (photo: Anne-Marie Tremblay)
Anthony Faustin, stagiaire et Julien Bernard, chargé de projet en agriculture urbaine travaillent au jardin solidaire, situé rue Georges-Bizet. (photo: Anne-Marie Tremblay)

Au moins quatre jardins collectifs poussent dans Mercier-Est et permettent de cultiver fruits, légumes, fines herbes et… solidarité. Un concept original à découvrir.

Dans Mercier-Est, le premier jardin collectif a vu le jour dans le stationnement derrière l’église Saint-François-d’Assise, en 2009. Une initiative de Y’a quelqu’un l’aut’bord du mur (YQQ) et toujours portée par l’organisme. Le concept derrière ce jardinet est simple : plutôt que de donner une parcelle de terre à cultiver pour chaque jardinier, comme dans un jardin communautaire, tous les participants s’occupent de semer, désherber, arroser, cueillir… Un travail collectif qui peut prendre racine n’importe où : stationnement, terrains vagues, ruelles, etc.

Cela fait d’ailleurs partie des objectifs du jardinage collectif, soit d’ajouter une couche de vert aux secteurs minéralisés pour contrer les îlots de chaleur urbaine, en cultivant des fruits et légumes en pots. D’ailleurs le jardin de la rue Georges-Bizet en est un bon exemple. Sur le bitume,  une trentaine de bacs à légumes colorés sont installés. S’ajoutent quelques rangs luxuriants, qui poussent directement sur le terrain adjacent. « C’est vraiment notre jardin le plus important », explique Vanessa Lachapelle-Lamoureux, la directrice adjointe de l’organisme que nous avons rencontrée sur place.

« L’objectif du jardinage collectif, c’est de favoriser des liens entre voisins, mais aussi de rendre autonomes les participants, en leur montrant les bases de la culture de fruits et de légumes », ajoute-t-elle. Le jardin sert aussi d’école pour certains jeunes, comme Anthony Faustin, résidant au centre jeunesse Mont Saint-Antoine. Tout l’été, il a effectué un stage en agriculture urbaine, où il en a testé les rudiments.

Casquette vissée sur la tête, et une pointe de fierté dans l’œil, Anthony explique à quel point il a apprécié son expérience. « J’ai toujours beaucoup aimé jardiner, mais mon stage m’a permis d’apprendre les différentes techniques en agriculture pour soigner les plantes, les traiter en cas de problème, éviter les ravageurs. Toutes les notions sur le compost aussi étaient très intéressantes, car je ne m’y connaissais pas beaucoup.»

Différents jardins, différentes réalités

Au total, il y a quatre jardins collectifs dans le quartier. En plus de celui situé rue Georges-Bizet, un autre est installé près des locaux du Chez-Nous de Mercier-Est et un dernier, près de l’académie Dunton. « Ces deux jardins, lancés par YQQ, sont maintenant gérés de façon autonome par les citoyens. Et nous en avons un dernier qui est situé sur les terrains du Centre jeunesse Mont Saint-Antoine », ajoute Vanessa Lachapelle-Lamoureux.

Sur ce petit lot, où poussent tomates, piments, haricots, pâtissons, carottes et autres légumes, seuls les résidants du Centre jeunesse peuvent s’y rendre. Le projet cible des adolescents ayant des déficiences intellectuelles ou des problèmes de santé mentales. « Chaque semaine, ils reçoivent une formation qui aborde différents sujets, comme le compagnonnage, explique Julien Bernard, chargé de projet en agriculture urbaine. Le reste du temps, ils doivent se séparer la tâche et prendre soin du jardinet. » Une façon de leur offrir une formation en préemployabilité, une des missions de YQQ, renchérit la directrice adjointe. En plus d’être utilisés directement dans les cuisines de leur foyer d’accueil, les surplus sont vendus au SESAME.

En savoir plus

YQQ recherche des bénévoles intéressés à l’agriculture urbaine pour participer à ses différents projets. Pour en savoir plus, il est possible de contacter l’équipe par courriel à cette adresse:[email protected]

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