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La circulation préoccupe les citoyens

Élus, Transport, Vie de quartier
Les élus, lors du conseil d'arrondissement. (photo: Anne-Marie Tremblay)
Les élus, lors du conseil d’arrondissement. (photo: Anne-Marie Tremblay)

Les enjeux de circulation, que ce soit pour stationner sa voiture ou pour circuler sur deux roues dans le quartier, ont soulevé les questions de citoyens de Mercier-Est, lors de la séance du conseil d’arrondissement qui s’est déroulée le 6 septembre dernier.

Manque de stationnements au Faubourg Contrecœur

À l’instar de plusieurs citoyens sur Facebook, une résidante du Faubourg Contrecœur s’est dite préoccupée par le manque de stationnement dans son secteur. Avec la mise sur pied de la coopérative de solidarité Fusion verte, combinée aux chantiers de construction qui prennent parfois place sur la rue, les espaces se font rares et difficiles à trouver. « Nous aimerions donc qu’il y ait des vignettes dans le secteur Marie-Ange-Bouchard et de Grosbois », a-t-elle demandé.

Réal Ménard a expliqué que certaines conditions devaient être remplies avant d’implanter des vignettes. D’abord, il faut sonder les résidants et récolter une majorité d’appuis au projet. Il faut aussi qu’un certain nombre de places de stationnements soit occupé par des personnes provenant de l’extérieur du secteur visé, a-t-il ajouté. Une démarche pourrait toutefois être amorcée en ce sens au cours des prochains jours.

Une autre citoyenne a aussi demandé qui allait s’occuper d’asphalter la rue Marie-Ange Bouchard. « En ce moment, il y a deux projets en construction sur la rue, soit la coopérative [de solidarité Fusion verte] et la résidence pour personnes âgées [Station Est]. Nous sommes le seul bout de rue sans asphalte du Faubourg Contrecœur. Qui paiera pour cela? » Les responsables des travaux publics n’avaient pas la réponse, mais ont indiqué qu’ils vérifieraient pour avoir un échéancier préliminaire.

Pistes cyclables déficientes

Nickolas Gagnon, ce résidant de Mercier-Est et auteur d’une lettre ouverte au sujet des pistes cyclables dans le quartier, a interpellé les élus sur ces questions. Le citoyen a vendu sa voiture l’automne dernier pour favoriser le transport actif, mais réalise à quel point cela peut s’avérer périlleux de rouler sur deux roues dans le quartier. « Cela fait quatre articles qui sont publiés dans le journal Pamplemousse au sujet des différentes problématiques entourant le réseau cyclable dans Mercier-Est et… rien n’a été fait », a-t-il déploré. S’il a été contacté par Marc-André Gadoury, responsable du dossier à la ville-centre, seule Laurence Lavigne Lalonde, conseillère de Maisonneuve-Longue-Pointe, s’est prononcée publiquement en faveur du réseau cyclable local dans les médias, a-t-il ajouté.

Le maire Réal Ménard a invité Nickolas Gagnon à devenir leur « conseiller en matière de réseau cyclable de l’arrondissement », une responsabilité partagée entre les arrondissements et la ville-centre. « Nous pourrions nous réunir, avec Richard Celzi (conseiller du district de Tétreaultville) et Laurence Lavigne Lalonde pour voir ce qu’il est possible de faire, dans la mesure de nos moyens. »

Une excellente idée, a ajouté Laurence Lavigne Lalonde, qui voit donc d’un bon œil l’idée d’un comité dédié à ces questions. Toutefois, impossible de tout régler en une seule rencontre. « Il y a plusieurs problèmes majeurs et plusieurs actions à poser, alors que les BIXI ne sont même pas disponibles dans l’est de l’arrondissement. Il faut implanter des pistes cyclables sur les artères et ne pas refaire la rue Sherbrooke comme le prévoient les plans actuels », a-t-elle énuméré. Si plusieurs tronçons prévus au plan de transport de 2008 ont été réalisés, ce sont souvent ceux qui étaient les plus faciles à mettre en place, sans vision d’ensemble et sans s’assurer qu’ils sont interreliés, a précisé l’élue de Projet Montréal.

Des projets totalisant plus de 14 M$ dans l’arrondissement

Plus de 14 M$ seront investis dans Mercier–Hochelaga-Maisonneuve via le Programme triennal d’immobilisation (PTI). Ce budget permet d’établir la liste des investissements prévus pour l’année et donc, des projets d’envergure. Au total, 14,6 M$ y seront dédiés, « une première » selon le maire Réal Ménard.

La majeure partie de ces sommes seront investies pour la protection des bâtiments (5,5 M$) et l’entretien des routes (4,8 M$). Un budget de 400 000 $ est également prévu pour mettre en place des mesures d’apaisement de la circulation, dont 100 000 $ qui seront implantés dans les ruelles. Parmi les projets financés prévus spécifiquement dans Mercier-Est, 300 000 $ sont prévus pour remplacer les bancs de l’auditorium de la Maison de la culture Mercier.

Une touche de vert

Jean Lapointe, un résidant de Mercier-Est, a profité de la présentation du PTI pour questionner les élus sur les investissements prévus en horticulture. En effet, rien ne figurait à cet effet dans le programme, alors que Montréal tente de se parer de ses plus beaux atours en vue du 375e anniversaire de la ville en 2017. « J’ai remarqué que les plates-bandes florales disparaissent. Avant, il y en avait quatre qui bordaient la Promenade Bellerive et maintenant, il n’y en a que deux. » Il a aussi ajouté que certains endroits destinés à la plantation ne sont carrément pas utilisés.

Toutefois, il existe plusieurs formes de budgets à l’arrondissement et le PTI n’est pas celui où la plantation d’arbres et de fleurs est inscrite, a rappelé Réal Ménard. Par exemple, avec le Plan d’action Canopée, l’arrondissement effectue plusieurs plantations d’arbres, a-t-il précisé. Il faut un montant minimum pour qu’un projet soit inscrit au PTI et le coût d’achat d’arbustes n’est pas assez élevé pour cela, a quant à elle ajouté Laurence Lavigne Lalonde. « Par contre, cela s’inscrit normalement dans le budget de fonctionnement ou dans les contrats [associés aux différents projets inscrits au PTI] ».

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