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Une maison ouverte à toutes les familles

Vie de quartier
L’ambiance était à la fête lors de la journée portes ouvertes de la Maison des familles de Mercier-Est, le 7 septembre dernier. (photo : Anne-Marie Tremblay)
L’ambiance était à la fête lors de la journée portes ouvertes de la Maison des familles de Mercier-Est, le 7 septembre dernier. (photo : Anne-Marie Tremblay)

La Maison des Familles de Mercier-Est a organisé sa traditionnelle journée portes ouvertes, le 7 septembre dernier. L’occasion de mettre de l’avant sa nouvelle programmation qui compte quelques nouveautés, comme une chasse au trésor à la découverte du quartier qui se déroulera le 15 septembre prochain, mais aussi d’accueillir mamans, papas et enfants, peu importe leur situation.

« Qu’on ait 100 000 $ en banque ou seulement 5 $ dans notre portefeuille, si on n’a pas dormi de la nuit à cause de bébé, on est tous sur le même pied d’égalité. Tout le monde a besoin de partager, de comprendre », lance Véronique Coulombe, directrice générale de la Maison des Familles de Mercier-Est. Une philosophie autour de laquelle s’est toujours articulée la mission de ce groupe communautaire, fondé en 1997 dans le quartier.

Ainsi, la journée portes ouvertes s’avère donc symbolique, puisque l’organisme est toujours ouvert à toutes les familles, et ce, peu importent leur statut social, leur origine, leur religion, etc. « Cela permet une hétérogénéité, une mixité sociale qui donnent lieu à de belles rencontres », estime la directrice.

Plus encore, les parents sont les bienvenus en tout temps, du lundi au vendredi, de 9 h à 16 h, que ce soit pour siroter un café avec une intervenante, discuter entre eux ou participer à une activité en bonne et due forme, avec ou sans leurs petits. Seule exception, les jeudis après-midis, alors que l’accueil se termine à 12 h. « Il ne faut pas oublier que la Maison des Familles, c’est un milieu de vie. C’est pourquoi les gens peuvent s’y rendre sans s’inscrire à des activités, car certaines personnes trouvent cela trop engageant », explique quant à elle Juliette Grosse, travailleuse de milieu.

Cette flexibilité distingue également la Maison des Familles dans son mode d’intervention et sa programmation, qui ratissent large. Cela peut aller de la simple sortie aux pommes en groupe, en passant par des ateliers sur l’attachement, des cours de cuisine avec le Sésame, une halte-garderie pour souffler, etc.  Certains peuvent aussi bénéficier d’un suivi et d’un accompagnement vers des ressources plus spécifiques, ajoute Véronique Coulombe. « Nous prenons les gens là où ils sont et leur offrons un suivi sur mesure. »

Franchir le seuil

En plus de faire découvrir la programmation de l’organisme aux familles, les journées portes ouvertes permettent aussi aux parents de franchir le seuil du 700, rue Georges-Bizet pour une première fois, un geste qui peut être intimidant pour certains, explique Juliette Grosse. « Au cours de la journée, j’ai reconnu une dame avec qui j’ai tissé des liens lors de nos animations au parc Germaine-Pépin et une autre qui avait participé à notre brunch pour les parents de nouveau-nés. »

Car, même si la Maison des Familles est dotée d’une solide réputation, l’organisme ne tient rien pour acquis. Chaque année, l’équipe organise plusieurs activités pour se faire connaître, en plus de faire du porte-à-porte dans plusieurs immeubles du secteur, indique Véronique Coulombe. « Nous avons 500 familles membres, mais le quartier compte quelque 40 000 portes. C’est donc important de continuer à se faire connaître. D’autant plus que ce sont souvent les familles ayant le plus besoin d’un coup de pouce qui ont moins tendance à se tourner vers les différentes ressources. »

Financement précaire

À l’instar des familles qui ont de plus en plus de difficulté à joindre les deux bouts, l’organisme doit aussi jongler avec la précarité de ses finances. Plusieurs sources de financement ne sont pas récurrentes, les critères d’attribution sont modifiés, les sommes sont accordées par projet, etc. « Ce n’est pas facile, car nous misons sur la prévention, mais ce n’est pas très vendeur au niveau politique. Pourtant, on économiserait beaucoup en travaillant en amont, plutôt qu’en aval », plaide la directrice générale.

Cependant, la population reconnait l’importance des organismes famille, du moins selon les résultats d’un sondage mené par Léger Marketing pour le compte de l’Observatoire des tout-petits. Cette étude révèle que 9 Québécois sur 10 sont en accord avec un financement accru des organismes communautaires offrant des services aux familles et aux tout-petits. Les données confirment aussi qu’ils croient « au rôle déterminant des Maisons des Familles dans le plein développement [des] tout-petits et à ses effets durables », indique d’ailleurs le communiqué de presse à cet effet.

Le réseau de 261 Maisons des Familles, avec de maigres moyens, réussit tout de même à rejoindre 100 000 familles aux quatre coins du Québec et bien souvent dans des secteurs défavorisés. Mais, trouver l’équilibre entre financement par projet et flexibilité est parfois complexe, estime Véronique Coulombe.

Malgré tout, l’organisme sans but lucratif persiste et signe et propose une offre d’activités diversifiée et adaptée aux besoins des parents et enfants du quartier. Il réussit à se renouveler avec des initiatives intéressantes, comme la participation à la mise sur pied d’une certification Établissements amis des enfants ou encore d’une première chasse au trésor pour le moins originale, qui prendra place le 15 septembre prochain dès 9 h. « Sur une note ludique, nous allons découvrir les différentes ressources du quartier ainsi que les bons plans pour les familles », indique Juliette Grosse. Sans vouloir tout dévoiler, elle cite en exemple la présence du Bonhomme à lunettes, un service d’opticiens mobiles à moindre coût qui s’installe au PITREM chaque mardi matin.

Les personnes intéressées peuvent se renseigner directement auprès de l’organisme pour s’inscrire ou encore consulter la programmation automnale en ligne.

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