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Action 18-29 : un nouveau service au PITREM

Éducation
Les jeunes du programme Action 18-29 en apprennent beaucoup sur eux-mêmes lors des différentes activités. (photo courtoisie PITREM)
Les jeunes du programme Action 18-29 en apprennent beaucoup sur eux-mêmes lors des différentes activités. (photo : courtoisie PITREM)

Se tailler une place dans le monde de l’emploi n’est pas une mince affaire. Surtout quand on a vécu une pause dans son parcours, témoignent Jonathan et Thomas. Ces deux jeunes hommes sont incrits au tout nouveau service lancé par le PITREM, Action 18-29, qui vise à les aider à trouver leur chemin vers le boulot.

« Cette mesure s’adresse à des jeunes de 18 à 29 du quartier Mercier qui, pour toutes sortes de raisons, se retrouvent exclus du marché du travail et n’ont pas de projet défini », explique Sylvain Delisle, conseiller en emploi et intervenant jeunesse au PITREM. Pendant environ six mois, à raison d’une quinzaine d’heures par semaine, les jeunes d’Action 18-29 participeront donc à toutes sortes d’activités, allant d’une partie de quille à du bénévolat, en passant par des ateliers sur l’art de peaufiner son CV ou par des rencontres de suivi individuel.

D’ailleurs, lors du passage du Journal de Mercier-Est, deux des participants étaient en train de décorer les locaux du PITREM pour l’Halloween. Car si l’objectif ultime, c’est de les aider à reprendre le chemin de l’école ou du travail, le programme va beaucoup plus loin. « C’est aussi une façon de leur redonner confiance en eux, tout en brisant l’isolement que plusieurs vivent. On travaille sur différentes sphères de leur vie, comme l’autonomie, la responsabilité, l’estime de soi, la santé, la famille, etc. »

Ainsi, Action 18-29 ratisse large et prône une approche globale. « Nous sommes flexibles et nous nous adaptons aux besoins des jeunes. Mais c’est quand même un engagement pour eux et ils ne peuvent choisir les activités à la pièce. Par exemple, plusieurs se font en groupe, pour créer un effet positif entre eux, un effet d’entrainement entre les participants. Mais certains aimeraient mieux ne pas y prendre part », ajoute l’intervenant.

C’est pourtant primordial de briser ce sentiment d’exclusion que plusieurs vivent et qui contribue à l’effritement de l’estime de soi. Un effet positif que n’a pas tardé à ressentir Thomas, 26 ans. Après quatre ans à vivoter, ce papa d’un enfant de quatre ans en avait assez. « Ça va beaucoup mieux depuis que je reviens à la maison le soir, après des journées occupées. Dès mon arrivée, j’ai appris à faire fonctionner une caisse enregistreuse. C’est vraiment constructif. Et les autres participants m’ont vraiment bien accueillis et me font me sentir bien, valorisé dans ce que je fais », témoigne-t-il.

Mieux se connaître pour bien choisir

Le programme se veut aussi un laboratoire pour apprendre à mieux se connaître. « On travaille non seulement les forces, mais aussi les valeurs des participants », précise Sylvain Delisle. Une réflexion qui se fait aussi dans l’action. Par exemple, Jonathan a donné un coup de pouce Solidarité Mercier-Est lors du park(ing) day. Posté devant le IGA, il devait interpeller les gens et remplir un questionnaire avec eux. D’une nature timide, Jonathan a trouvé l’expérience stressante. « Par contre, j’étais content de l’avoir fait, de savoir que j’en étais capable. Mais je n’aimerais pas que cela fasse partie de mon quotidien. C’était donc enrichissant, car j’en ai appris plus sur moi. »

Une des clés pour trouver ensuite sa voie vers le marché du travail. C’est pourquoi ateliers, conférences, projets concrets et bénévolat, s’ajoutent aux activités et formations plus traditionnelles sur la recherche d’emploi. « Nous tentons aussi de leur faire découvrir les différentes ressources du quartier, parce qu’ils ne les connaissent pas toujours. Par exemple, nous avons visité le SÉSAME et Station Vu. »

Au final, ce nouveau programme de préemployabilité soutenu par Emploi-Québec permettra aussi aux jeunes de connaître les différentes options qui s’offrent à eux, que ce soit les autres mesures du PITREM, les entreprises d’insertion, les formations permettant d’apprendre un métier semi-spécialisé, etc. L’objectif, c’est donc de les aider à trouver un projet motivant et adapté à leurs besoins. « Même s’ils n’y croient plus toujours, ces jeunes ont beaucoup de potentiel et nous sommes là pour les aider à trouver les ressources pour l’exploiter », affirme l’intervenant.

En bref
Action 18-29
Inscription en continu pour les jeunes de 18 à 29 ans
514-356-3226 poste 245
[email protected]

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