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Arrondissement MHM : le budget suscite la division

Élus
Les élus lors de la séance du conseil d’arrondissement du 4 octobre dernier. (photo : Anne-Marie Tremblay)
Les élus lors de la séance du conseil d’arrondissement du 4 octobre dernier. (photo : Anne-Marie Tremblay)

Même s’il a été adopté par la majorité, le budget de fonctionnement de l’arrondissement de 2017 a suscité l’opposition de deux élus de Projet Montréal, qui ont voté contre.

Ce budget, présenté lors de la séance du 4 octobre, a « atteint l’équilibre budgétaire pour 2017 sans devoir recourir à des ressources additionnelles à partir des surplus accumulés, et ce, pour une première fois depuis plusieurs années », a expliqué d’entrée de jeu le maire Réal Ménard.

Au total, le budget de dépenses de l’arrondissement a été établi à un peu plus de 59 M$ pour 2017, soit 10 M$ de moins que l’an dernier. Une différence qui s’explique par la diminution des transferts de la ville-centre, du même montant. En effet, plusieurs responsabilités tombent maintenant dans les mains de la ville-centre, avec la centralisation des budgets relatifs aux contrats de déneigement, de la gestion et de l’entretien de la flotte de véhicules ainsi que des télécommunications.

Par ailleurs, l’arrondissement reçoit, pour la troisième année, un peu plus de 1,1 M$ à cause de la paramétrisation, un genre de péréquation à l’échelle montréalaise.

La présentation de ce budget a permis au maire de présenter les principales priorités d’actions de l’arrondissement pour l’année qui vient. Parmi les projets prévus, la relocalisation du CRC St-Donat, les travaux pour améliorer l’accessibilité au Centre Pierre-Charbonneau, le plan de déplacement, l’amélioration de la canopée (c’est-à-dire les arbres), le plan d’action propreté, etc.

Plus de transparence

Dès 2014, les deux élus de Projet Montréal ont réclamé plusieurs ajustements pour éliminer un déficit structurel qui tournait autour de 3 M$, a rappelé Laurence Lavigne Lalonde. « Nous avons, entre autres, demandé un meilleur contrôle dans les frais de représentation des élus, en plus d’avoir exigé des modifications dans le financement des contributions financières des organismes. »

Ainsi, au lieu d’utiliser le budget de l’arrondissement, les conseillers pigent plutôt dans leur allocation de dépense de 15 000 $ octroyée en plus de leur salaire pour participer à des activités de financement, explique la conseillère de Maisonneuve Longue-Pointe. Du côté des organismes, plusieurs d’entre eux voient maintenant leur financement budgété à l’avance et sont intégrés à la planification budgétaire, comme les subventions octroyées à Station Vu ou encore à la Corporation des places publiques (CAPP).

Un budget qui soulève l’opposition

Même si l’arrondissement a présenté son premier budget équilibré depuis huit ans, la conseillère s’est tout de même opposée à son adoption. « Nous recevons 1,2 M$ de plus [via la paramétrisation], ce qui était censé permettre d’améliorer l’offre de services, mais on ne le voit pas dans ce budget », déplore-t-elle.

Car, ce que la ville-centre donne d’une main, elle le reprend de l’autre, ajoute-t-elle. En effet, des changements dans la gestion des postes vacants entraînent une diminution de budget tournant autour de 1 M$. « Sans compter le plan quinquennal de la main-d’œuvre, alors qu’on ne remplace qu’un départ à la retraite sur deux. C’est donc difficile de maintenir les services quand il y a moins de gens. »

Même son de cloche du côté d’Éric Alan Caldwell, conseiller du district d’Hochelaga. Il a aussi rappelé que, si l’an dernier les deux élus avaient voté pour le budget, ils avaient quand même dressé une liste d’orientations prioritaires pour 2017. Les deux élus de Projet Montréal avaient, par exemple, demandé plus de mesures d’apaisement de la circulation autour des parcs et des écoles, ainsi que des projets portant sur l’embellissement, la propreté et le verdissement.

« Nous devrions aussi mettre les efforts pour maintenir et entretenir notre parc immobilier. Il faudrait aussi avoir une réflexion sur notre parc immobilier, ce que nous avons comme immeubles, comment nous l’utiliserons à long terme, etc. Cela nous permettrait d’avoir une meilleure planification », ajoute Eric Alan Caldwell. Des demandes qui ne se reflètent pas assez dans les priorités de 2017, selon eux. Ils auraient aimé que les élus aillent encore plus loin sur ces dossiers.

Pour toutes ces raisons, les deux élus ont voté contre le budget de fonctionnement, qui a tout de même été adopté à la majorité, puisque les élus Richard Celzi, conseiller de Tétreaultville, Karine Boivin Roy, conseillère de Louis-Riel, ainsi que le maire ont voté pour.

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