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Éric Alan Caldwell perd son poste de président du CCU

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Le conseiller d’Hochelaga-Maisonneuve, Éric Alan Caldwell (photo ci-haut), sera remplacé par Richard Celzi, conseiller de Tétreaultville, à titre de président du Comité consultatif d’urbanisme. (photo : Mélanie Dusseault)
Le conseiller d’Hochelaga-Maisonneuve, Éric Alan Caldwell (photo ci-haut), sera remplacé par Richard Celzi, conseiller de Tétreaultville, à titre de président du Comité consultatif d’urbanisme. (photo : Mélanie Dusseault)

La prise de position des élus de Projet Montréal dans le dossier du pôle logistique aura valu à Éric Alan Caldwell son poste de président du Comité consultatif d’urbanisme (CCU). C’est le conseiller du district de Tétreaultville, Richard Celzi, qui assurera maintenant ce rôle.

Une responsabilité qui a été retirée au conseiller du district d’Hochelaga lors d’un vote au conseil d’arrondissement du 4 octobre dernier, suite à une discussion entre le maire et les élus. « Éric Alan Caldwell n’a plus notre confiance, a expliqué le maire de l’arrondissement, Réal Ménard. On a un devoir de réserve lorsqu’on occupe cette position et il n’est pas de la prérogative d’un élu de prendre position, de partir en guerre contre un promoteur. »

Il lui reproche la publication d’un communiqué, émit par Projet Montréal en septembre dernier, qui pointait du doigt l’achat d’un grand terrain, situé près des rues Dickson et Notre-Dame, par l’entreprise Ray-Mont Logistiques. Le communiqué dénonçait avec beaucoup de vigueur le projet et soulevait le fait que le promoteur avait fait l’objet de nombreuses plaintes dans le Sud-Ouest et en Colombie-Britannique, où il est déjà installé. Le document reprochait aussi au maire l’absence de consultation publique sur le sujet.

Selon Réal Ménard, le communiqué contenait certaines erreurs factuelles, notamment sur l’usage permis sur ces terrains. « Vous ne pouvez être à la fois juge et parti, peu importe votre inquiétude, que vous soyez d’accord ou non. Vous n’auriez pas dû endosser ce communiqué », a-t-il ajouté. Une vision que ne partage pas Éric Alan Caldwell. « Selon moi, c’est le rôle fondamental d’un élu de se prononcer sur les grands enjeux du territoire », s’est-il défendu.

Rappelons que le CCU est composé d’élus et de citoyens de l’arrondissement et se réunit une fois par mois. Comme son nom l’indique, ce comité se penche sur les questions d’urbanisme local, comme les dérogations mineures ou les Plans d’implantation et d’intégration architecturales (PIIA). C’est d’ailleurs cette forme de réglementation que l’arrondissement est en train de préparer pour encadrer le développement du pôle logistique. Le président du CCU reçoit une rémunération supplémentaire de 3 565 $ par année.

Des citoyens inquiets

Si ce sujet a fait ressortir les différences politiques entre les élus, et les divisions, il a aussi monopolisé une bonne partie des questions des citoyens. Plusieurs ont rappelé qu’ils étaient très inquiets quant aux nuisances, comme le bruit, la circulation, la pollution et la vermine, que pourrait occasionner ce projet. Le maire Ménard a promis qu’une séance de consultation publique « non conventionnelle » et « élargie » qui ne se limitera pas au format habituel serait annoncée sous peu. Il n’a toutefois pas voulu donner plus de détails à ce sujet.

La conseillère de Maisonneuve-Longue-Pointe, Laurence Lavigne Lalonde a rappelé que, selon elle, il fallait asseoir tous les intervenants à la même table, avec les citoyens, pour développer une vision d’ensemble de ce dossier. « Le projet de pôle logistique n’est pas sans intérêt. Par contre, il faut que les élus aient une meilleure planification du secteur pour que les usages ayant des impacts ne soient pas collés sur les résidences. Il faudra donc s’assurer qu’il soit possible de créer des emplois de qualité tout en préservant la qualité de vie des citoyens. »

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