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Exclusif: Clinique médicale sur de Grosbois dès 2017

Santé
L'ancienne caisse populaire Saint-Justin, érigée en 1967, abritera la future clinique médicale Uma+. (Photo: Stéphane Desjardins)
L’ancienne caisse populaire Saint-Justin, érigée en 1967, abritera la future clinique médicale Uma+. (Photo: Stéphane Desjardins)

Un groupe de résidents du quartier lance une clinique médicale, Uma+, dans l’ancienne caisse populaire Saint-Justin, angle de Grosbois et Pierre-Tétreault. L’ouverture de la phase 1 est prévue en 2017.

« J’ai été élevée dans le quartier, je connais le secteur. J’ai été confrontée comme tout le monde au manque criant de services médicaux de première ligne dans le quartier », explique Rosie Jean Michel, infirmière et directrice générale de la nouvelle clinique médicale Uma+.

« On a vu une opportunité avec cette ancienne caisse populaire qui était à vendre depuis un bon moment, explique Hugues Philippeaux, directeur financier d’Uma+ et conjoint de Mme Jean Michel. Le couple s’est associé à Isabelle Girard, présidente de Plakett Services cliniques, pour faire l’acquisition de l’ancienne caisse ainsi que d’un terrain situé juste de l’autre côté de la rue Pierre-Tétreault. Durant la phase initiale du projet, les associés entendent rénover de fond en comble l’édifice de la caisse populaire, une icône architecturale du quartier. Ils ont même présenté les plans de ce projet de plus de deux millions de dollars à la cinquantaine de personnes qui se sont déplacées hier (13 octobre), pour le lancement officiel. Cette foule comptait beaucoup de médecins et de professionnels de la santé.

L’ouverture de la clinique, au printemps 2017, permettra de desservir plus de 194 000 personnes, soit la population de la pointe est de l’île de Montréal, selon des chiffres de 2011. Plus de 43 % habitent les quartiers situés à proximité, soit les quartiers sud d’Anjou, Mercier-Est et Montréal-Est. On parle de plus de 83 000 personnes. « Évidemment, le développement fulgurant du Faubourg Contrecœur crée une pression sur les services de santé, explique Mme Jean Michel. Le nouveau quartier compte de nombreuses jeunes familles et l’érection actuelle de Station Est, la résidence pour personnes âgées à quelques rues d’ici, ajoute à la clientèle potentielle. »

Un GMF

Rosie Jean Michel, directrice générale d'Uma+, devant les plans de la future clinique, dans l'ancienne caisse populaire Saint-Justin. (Photo: Stéphane Desjardins)

Rosie Jean Michel, directrice générale d’Uma+, devant les plans de la future clinique, dans l’ancienne caisse populaire Saint-Justin. (Photo: Stéphane Desjardins)

Uma+ sera un Groupe de médecine familiale (GMF). Selon les plans de Québec, les GMF doivent desservir entre 6000 et 9000 patients, sept jours sur sept. « En octobre 2015, soit avant les dernières réformes, la liste d’attente dans le quartier s’élevait à 7765 personnes, plus 1725 personnes qui n’avaient pas été évaluées. Les besoins sont criants, car il n’y a pas de GMF présentement sur le territoire », de reprendre Mme Jean Michel. Mercier-Est compte actuellement une seule clinique sans rendez-vous, le Centre de santé Hochelaga/Clinique Santé Noha Bestawros, angle Hochelaga et Desmarteau, ainsi que de petites cliniques médicales privées, rues Notre-Dame, Sherbrooke et des Ormeaux.

Elle ajoute que la phase I du projet sera interdisciplinaire. Il y aura des laboratoires, de la radiologie, une pharmacie, un accès adapté, des salles de chirurgie, de conférence et de consultation, et même un café. Les médecins et professionnels bénéficieront d’une technologie à la fine pointe, notamment au chapitre de l’informatisation. « On veut se différencier, reprend Mme Jean Michel. Nos guides de pratique et nos technologies seront à jour. »

La phase II, qui sera lancée quand la clinique aura atteint une certaine maturité, s’articulera autour d’un immeuble neuf de 30 000 à 40 000 pieds carrés qui sera érigé sur le terrain situé à l’est, de l’autre côté de la rue Pierre-Tétreault.

« Ce projet vient combler un besoin immense au sein de la population, et de nombreux médecins se montrent très intéressés », constate le Dr Anas Nseir, professeur, médecin de famille et chef des urgences du CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal, qui comprend notamment le CLSC de la Pointe-de-l’Île, angle Sherbrooke et Contrecœur, l’hôpital Maisonneuve-Rosemont et l’hôpital Santa-Cabrini, dont M. Nseir fut aussi chef des urgences.

« Les récentes réformes prévoient que les jeunes médecins doivent faire de la clinique et ils s’intéressent au projet d’Uma+, car plusieurs disciplines seront offertes sur place. Et cette clinique placera la personne au centre de cette multidisciplinarité », constate le médecin, qui est aussi associé au projet.

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