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Des travaux incommodent les résidants

Transport, Vie de quartier
Les travaux sur Pierre-Bernard ont entraîné la fermeture complète de la rue. (Photo : courtoisie Marcela Folea)
Les travaux sur Pierre-Bernard ont entraîné la fermeture complète de la rue. (Photo : courtoisie Marcela Folea)

Les cônes orange se multiplient partout à Montréal et même au nord du quartier. Ce qui cause des maux de têtes aux résidants et commerçants de ce secteur.

S’ils sont conscients que les travaux sont nécessaires et apportent leur lot d’inconvénients, plusieurs dénoncent les problèmes de communication et de coordination autour de ces chantiers. « On ne sait rien, à part si on va questionner les travailleurs du chantier », lance Gaétan Lévesque, copropriétaire de la quincaillerie BMR Calais/Pigeon, située rue de Grosbois. Devant son commerce, la réfection routière qui s’étend entre les rues des Ormeaux et Mousseau, dure depuis la mi-septembre. « Nous n’avons jamais reçu de lettre nous informant du début des travaux ni de leur nature », affirme-t-il.

Même son de cloche du côté de Denis Gagnière, l’un des propriétaires de la boutique voisine, Fleuriste pour vous, ainsi que de quelques citoyens vivant quant à eux sur le boulevard Pierre-Bernard, entre Sherbrooke et de Grosbois. Eux aussi subissent les inconvénients d’un chantier de réfection routière depuis plusieurs semaines, indique Marcela Folea. « Les travaux durent depuis la fin du mois d’août et nous n’avons rien reçu à ce sujet. »

Tant pour le chantier de la rue de Grosbois que pour celui du boulevard Pierre-Bernard, aucun avis n’a été publié sur Info-Travaux. En effet, ce site internet répertorie les travaux pilotés par la ville-centre. Les opérations de réparation urgentes ou opérées par des fournisseurs de service, comme Bell, n’y figurent pas, alors que celles des arrondissements peuvent y être ajoutées, si ces derniers relaient l’information aux responsables d’Info-Travaux. Par contre, il est toujours possible de les contacter pour avoir des détails sur des chantiers routiers, même s’ils n’apparaissent pas sur la carte comme telle.

Questionné à ce sujet, l’arrondissement affirme toutefois que des avis ont été distribués aux personnes qui résident aux abords de ces deux chantiers. Communication qui ne s’est pas rendue chez les deux commerçants interrogés pour cet article ni chez les voisins avec lesquels Marcela Folea en a discuté, nous disent-ils.

La patience est de mise

Ainsi, depuis la mi-septembre, Marcela Folea et ses voisins n’ont plus accès à leur entrée de garage. « Je trouve cela déplorable que nous ne puissions pas utiliser notre rue parce qu’elle est bloquée. Sur notre rue il y a des personnes âgées, des handicapés, des familles qui doivent tous escalader le trottoir pour traverser d’une part et de l’autre de la rue. À côté de chez moi, il y a une maison privée des personnes en mobilité réduite ou perte d’autonomie et je ne sais pas comment ces gens font pour sortir. Encore plus s’il y a une situation d’urgence, quelconque, je ne sais pas comment ces véhicules peuvent intervenir rapidement », explique-t-elle, par courriel.

Une situation d’autant plus désagréable que, certains jours, rien n’a bougé sur le chantier. En effet, les travaux ont débuté en août par la réfection des trottoirs, nous indique-t-on à l’arrondissement. Par la suite, l’entrepreneur s’est attaqué à la chaussée, ce qui inclut la reconstruction de la fondation de la rue et le repavage. Toutefois, il y a eu une pause entre ces deux étapes, car ce n’est pas la même équipe qui refait les trottoirs et la chaussée, précise-t-on. Si bien que le chantier qui devait durer six semaines s’est prolongé et devrait se terminer durant la semaine du 24 au 28 octobre, si la température le permet.

Stationnement difficile

« Pendant les travaux, le stationnement était impossible devant nos commerces, là où les travaux ont lieu, ajoute pour sa part Gaétan Lévesque. Mais il y avait des pancartes interdisant le stationnement aussi de l’autre côté de la rue, soit devant le parc et même sur la rue des Ormeaux. » Même s’il est difficile d’évaluer la perte de revenus provenant de cette situation, il est certain que quelques clients ont passé leur tour, devant l’impossibilité de se stationner.

Si les deux commerçants s’entendent pour dire que les travaux sont nécessaires et utiles, ils auraient aimé qu’on prenne mieux en compte leur réalité, en laissant quelques espaces de libres pour les clients en voiture de l’autre côté de la rue, par exemple. « Sans compter que les interdictions étaient laissées la fin de semaine, alors qu’il n’y avait pas de travaux du tout », ajoute M. Lévesque.

Vérification faite auprès de l’arrondissement, les permis se terminent le 21 octobre, ce qui devrait signifier la fin du chantier.

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