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Combat contre le nerprun au parc Thomas-Chapais

Environnement
Quelques-uns des bénévoles qui étaient à pied d'oeuvre, le 12 novembre dernier, pour s'attaquer au nerprun dans le parc Thomas-Chapais. (photo : Facebook Comité citoyen du parc Thomas-Chapais)
Quelques-uns des bénévoles qui étaient à pied d’oeuvre, le 12 novembre dernier, pour s’attaquer au nerprun dans le parc Thomas-Chapais. (photo : Facebook Comité citoyen du parc Thomas-Chapais)

Pour une troisième fois en un an, des citoyens ont organisé une corvée pour s’attaquer au nerprun. Une espèce d’arbustes très envahissante qu’ils tentent d’éliminer du parc Thomas-Chapais.

Un combat de longue haleine pour préserver la diversité de cet espace vert, bordé des rues des Ormeaux, Pierre-Bernard, de Gros-Bois et de l’avenue Éric, et considéré comme un joyau de la biodiversité par plusieurs. « Si on laisse le nerprun proliférer, sa présence connait presque une croissance exponentielle et cela devient un immense problème. La plante prend le contrôle du sous-bois en entier », explique Daniel Chartier, architecte paysagiste et membre du comité citoyen du parc Thomas-Chapais, qui organise les corvées.

C’est pourquoi, depuis un an, le comité travaille d’arrache-pied pour limiter la prolifération de cette plante ornementale importée d’Europe. Le 12 novembre dernier, 17 bénévoles étaient à pied d’œuvre pour couper des centaines de plants et de branches. « On s’est attaqué au cœur de l’infestation, qui longe la rue Pierre-Bernard. La grande majorité de cet espace a été traité et il reste deux petites zones qui ne l’ont pas été, faute de ressources », explique-t-il. En automne, le nerprun est assez facile à identifier puisqu’à cette période, ses feuilles sont encore vertes.

Les bénévoles avaient donc pour mission de couper les plants les plus imposants, mais dont le diamètre ne dépassait pas 10 cm. Au-delà, ce sont les cols bleus qui s’en occupent. « On s’attaque à ces spécimens adultes en priorité puisqu’ils produisent des fruits et que c’est ainsi que la plante se propage », explique pour sa part Michel Ferrara, lui aussi membre du comité. En effet, les oiseaux mangent leurs baies et, avec leurs fientes, répandent les semences.

La vigilance est requise

Si la lutte est loin d’être terminée, Michel Ferrara constate que les efforts des dernières corvées commencent à porter fruit. « On a remarqué que les arbustes coupés en avril dernier n’avaient pas produit de baies, ce qui est une bonne nouvelle. Par contre, nous avons aussi constaté qu’il y avait beaucoup de repousses et de nouveaux plans. La prochaine étape sera donc de les arracher avant qu’ils ne viennent à maturité. »

Pas étonnant, puisque, selon lui, il faut compter entre trois et cinq ans pour venir à bout du nerprun. « Les semences peuvent rester en dormance jusqu’à cinq ans dans le sol avant de germer. Il faut donc continuer d’être vigilant pour prendre le dessus », précise-t-il. Les deux membres ajoutent également travailler en collaboration avec les cols bleus, qui ont d’ailleurs éliminé plusieurs gros spécimens cet été. Rappelons aussi que le nerprun cathartique, bien qu’il s’agisse d’un arbuste, peut mesurer jusqu’à 6 mètres de haut. L’utilisation de matériel spécialisé devient donc nécessaire lorsque les troncs atteignent un diamètre trop important.

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