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Élections 2017: Laurence Lavigne Lalonde vs Réal Ménard?

Élus
Laurence Lavigne Lalonde affrontera-t-elle Réal Ménard aux prochaines élections municipales? Elle entretient le suspense. (Photo officielle)
Laurence Lavigne Lalonde affrontera-t-elle Réal Ménard aux prochaines élections municipales? Elle entretient le suspense. (Photo officielle)

La conseillère Laurence Lavigne Lalonde songe à se présenter au poste de maire de l’arrondissement de Mercier—Hochelaga-Maisonneuve aux prochaines élections municipales, tel que rapporté par le journal QuartierHochelaga il y a quelques jours.

L’entourage de la conseillère du district de Maisonneuve—Longue-Pointe (qui couvre la partie ouest de Mercier-Est), a confirmé ce matin (30 novembre) à notre journaliste Anne-Marie Tremblay qu’elle poursuivait sa réflexion. Mme Lavigne Lalonde a été élue en 2013 sous la bannière de Projet Montréal.

Nous reproduisons intégralement le texte du journal QuartierHochelaga:

Laurence Lavigne Lalonde, conseillère de Ville du district Maisonneuve–Longue-Pointe, annonce tranquillement: «Je suis en train de réfléchir à peut-être me présenter contre Réal Ménard lors des prochaines élections.» Mais, précise-t-elle avec un sourire frondeur, rien n’est fait pour le moment. Elle nous avertit de cette idée en développement à la fin d’une longue interview qu’elle a accordée à QuartierHochelaga.

Arrivée à Montréal alors qu’elle était bébé, Laurence a vécu dans différents quartiers de la ville avant d’installer ses pénates, voilà 10 ans, dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve. «C’est un quartier que j’aime beaucoup et où il y a plein de petits coins extraordinaires», raconte-t-elle avec son grand sourire chaleureux.

Elle rejoint Projet Montréal en 2013, «parce que c’est un parti qui a une vraie vision progressiste, basée sur des valeurs profondes partagées par les gens du parti». En novembre de la même année, sans expérience politique, elle devient élue de l’opposition, portée par l’équipe locale de Projet Montréal. «À l’époque, j’habitais au Pérou et je savais que je revenais à Montréal, explique Laurence. J’étais dégoûtée par ce qui se passait sur la scène municipale avec la corruption et la collusion. Je ne pouvais pas croire que ça allait être ça, ma ville.»

Avec fierté, elle raconte comment, de là-bas, elle a appelé le parti municipal pour dire qu’elle était intéressée à s’y joindre pour «faire quelque chose», comme si ça allait de soi. «Je ne pensais pas pouvoir tout de suite me présenter, je voulais comprendre mieux les étapes et comment ça fonctionnait d’abord», dit-elle.

Après différents échanges avec François Croteau, le maire de l’arrondissement de Rosemont–La-Petite-Patrie, qu’elle avait croisé plusieurs fois grâce à son travail, puis des discussions avec l’équipe de Projet Montréal, elle est mise en relation avec l’équipe d’Hochelaga.

Tout s’enchaîne très vite: sa candidature est acceptée par l’équipe locale qui soutient sa campagne et Laurence est élue pour un premier mandat de quatre ans qui se termine en 2017. «Je pense que je suis l’une des rares, d’après ce qu’on m’a dit, la seule fille qui a appelé Projet Montréal pour décider de se présenter», commente-t-elle tranquillement.

Passionnée par sa fonction, elle peut longuement développer les projets qu’elle a, en tant qu’élue, aidé à porter, ceux qui sont en cours et ceux qu’elle aimerait aussi voir mis en place dans les prochaines années. Laurence a à cœur d’impliquer les citoyens dans les décisions politiques qui sont prises pour le quartier, parce qu’elle pense que c’est important pour construire de vrais projets dans lesquels les habitants se retrouvent.

L’aménagement du territoire est l’un de ses chevaux de bataille, car elle considère qu’un environnement de vie où les citoyens sont respectés aide à les faire se sentir valorisés et où ils voudront alors s’impliquer pour améliorer leur propre cadre de vie. «On ne peut pas prendre les décisions à cinq dans un bureau, ça n’a pas de sens», affirme Laurence, en martelant chaque mot avec ses mains, sourcils froncés.

Cela dit, se voit-elle rester en politique toute sa vie? «Non», tranche-t-elle sérieuse tout à coup, le dos droit. «Je pense que faire deux mandats en politique, c’est bien suffisant.» Perdre ses illusions et s’accrocher à mandat après mandat ne sont vraiment pas des choix de carrière qui l’intéressent. «Je veux faire un autre mandat parce que je pense qu’en ce moment, il y a des enjeux trop importants, puis j’ai envie de continuer à me battre pour ces enjeux-là, mais faire une carrière en politique ne m’intéresse pas», explique-t-elle.

Il y a un moment où on perd ce lien privilégié avec les citoyens parce qu’on le tient pour acquis, donc on arrête d’écouter les citoyens, selon Laurence. De plus, elle trouve sain de renouveler les élus pour apporter une nouvelle énergie. «De toute manière, conclut-elle, la lutte aux inégalités va toujours faire partie de mon parcours, parce que c’est un sujet qui me passionne, mais est-ce que ça va être ici ou ailleurs, on verra.»

Texte de Marion Ghibaudo.

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