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La grande semaine des tout-petits

Éducation, Vie de quartier
Les aînés-conteurs font partie des initiatives mises sur pied pour aider les tout-petits à être fins prêts pour la maternelle. (photo courtoisie Maison des familles de Mercier-Est)
Les aînés-conteurs font partie des initiatives mises sur pied pour aider les tout-petits à être fins prêts pour la maternelle. (photo courtoisie Maison des familles de Mercier-Est)

Du 20 au 26 novembre, plusieurs intervenants en petite enfance se réunissent pour sensibiliser la population aux enjeux qui touchent cette tranche d’âge, avec la Grande semaine des tout-petits. Cet événement résonne partout au Québec, y compris dans Mercier-Est.

Au Québec, la situation des tout-petits est généralement bonne, peut-on lire dans le communiqué de presse. La majorité des enfants de 0 à 5 ans se portent bien et vivent dans un environnement propice à leur développement. « Les Québécois peuvent être fiers de la diversité de mesures collectives et des services qui ont été mis en place : congés parentaux, milieu de garde éducatif de qualité, services municipaux aux familles, réseau communautaire en soutien aux familles, etc. », ajoute-t-on.

« Malgré tout, pour chaque petits William, Alice et Maëli qui arrivent bien préparés à la maternelle, il y a un Benjamin qui présente une vulnérabilité dans au moins un des cinq domaines de son développement, ce qui pourrait entraîner des difficultés dans son cheminement scolaire. Cette proportion grimpe à un enfant sur trois en milieu défavorisé », déplore Véronique Coulombe, directrice générale de la Maison des Familles de Mercier-Est.

Ce qui est d’ailleurs le cas dans Mercier-Est, qui s’est mobilisé autour de cet enjeu depuis 2008. À cette époque, l’Enquête sur la maturité scolaire des enfants montréalais révélait que plus de 40 % des enfants d’âge préscolaire de Mercier-Est et d’Anjou avaient des lacunes dans au moins un domaine de la maturité scolaire, ce qui compromettait leur réussite éducative. De plus, dans les sphères du développement cognitif et langagier, un tiers d’entre eux étaient considérés « à risque élevé » dans le territoire de St-François-d’Assise/St-Bernard et 27,7 % dans St-Justin.

« On a fait le saut quand on a vu la proportion élevée d’enfants qui n’étaient pas prêts à entrer à l’école et qui avaient des lacunes. Nous nous sommes dit qu’il fallait agir », explique Bianca Boudreau, agente de développement social chez Solidarité Mercier-Est (SME). Tout un quartier s’est donc mobilisé autour de cet enjeu. Depuis ce temps, Mercier-Est en est à son deuxième plan d’action et il est en route pour un troisième qui met en commun l’expertise des différents partenaires. « Notre but commun, c’est d’offrir les outils nécessaires aux familles pour l’entrée scolaire de leurs enfants soit réussie. Pour cela, nous travaillons sur le développement global des tout-petits et le bien-être des familles de Mercier-Est », précise aussi Bianca Boudreau.

Ainsi, la Maison des familles a embauché une intervenante en éveil à la lecture et au langage. Sans compter les heures du conte à la bibliothèque, les aînés conteurs, les travaux de concertation et actions globales… Les initiatives sont multiples et ont d’ailleurs été résumées dans un mémoire déposé par SME en novembre dans le cadre des consultations publiques sur la réussite éducative menées par le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur. Même une série de pictogrammes pour aider les familles à s’organiser est en cours d’élaboration.

Des actions aux quatre coins du Québec

La Grande semaine des tout-petits a aussi été l’occasion de lancer une vaste étude menée par l’Observatoire des tout-petits. Ce document, intitulé Dans quels environnements grandissent les tout-petits québécois?, dresse le portrait des conditions de vie des 0 à 5 ans, une première au Québec.

Plusieurs activités se dérouleront également aux quatre coins de la province, y compris dans Mercier-Est. Par exemple, les petits qui sont inscrits aux Loisirs Sainte-Claire parcourront leur quartier cette semaine, en s’arrêtant prendre une collation au Service d’éducation et de sécurité alimentaire de Mercier-Est (SÉSAME) ou en visitant une caserne de pompiers, alors que deux intervenantes seront dans la salle d’attente du CLSC mercredi après-midi pour faire la lecture aux enfants et informer les parents sur les différentes ressources du secteur.

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