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Hausse de taxes à la hauteur de l’inflation dans Mercier-Hochelaga-Maisonneuve

Économie, Élus
Si l’on prend l’exemple d’une résidence dont la valeur moyenne est de 368 204 $ dans le quartier, la variation moyenne de 1,8 % représente donc une augmentation de 58 $ (photo : www.pixabay.com)
Si l’on prend l’exemple d’une résidence dont la valeur moyenne est de 368 204 $ dans le quartier, la variation moyenne de 1,8 % représente donc une augmentation de 58 $ (photo : www.pixabay.com)

Les propriétaires d’immeubles résidentiels dans l’arrondissement de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve subiront une hausse de taxes de 1,8% en 2017, soit à peine un dixième de point de pourcentage au dessus de la moyenne montréalaise estimé à 1,7%.

C’est ce qui ressort notamment du budget 2017 présenté aujourd’hui par le maire Denis Coderre et Pierre Desrochers, président du comité exécutif et responsable des finances à la Ville de Montréal. La moyenne montréalaise pour les immeubles résidentiels se situe à 1,8 %, mais en tenant compte des variations de taxes locales, la hausse moyenne des charges fiscales totales s’établit plutôt à 1,7 %.

« L’augmentation des charges fiscales totales de 1,7 % pour les immeubles résidentiels est la plus faible des huit dernières années. Encore une fois, nous respectons notre engagement de limiter la hausse au taux d’inflation qui, en 2017, selon les projections, sera de 1,8 % pour la région de Montréal », a indiqué le maire Coderre dans un communiqué de presse.

« Ce qu’on nous a présenté aujourd’hui n’est rien de plus qu’un écran de fumée. Alors que le maire se vante d’une faible augmentation de taxes, on constate que dans les faits, la taxe des résidents est quatre fois plus élevée que l’inflation. Alors que le maire affirme faire preuve d’une gestion responsable, on constate une forte augmentation des dépenses et une création de postes autour de sa personne. Le maire ne s’est pas non plus attaqué aux enjeux qui plombent les finances de la Ville, comme les heures supplémentaires et le coût des travaux », a dénoncé pour sa part Luc Ferrandez, chef intérimaire de Projet Montréal.

Si l’on prend l’exemple d’une résidence dont la valeur moyenne est de 368 204 $ dans le quartier, les taxes s’élevaient à 3 156 $ en 2016. L’année prochaine, les taxes seront réparties comme suit :

  • Taxe foncière et tarification = 2 433 $
  • Contribution à la réserve financière de l’eau = 348 $
  • Taxe relative à la voirie = 13 $
  • Taxe d’arrondissement ‐ Fonctionnement = 241 $
  • Taxe d’arrondissement ‐ Investissement = 180 $

La variation moyenne de 1,8 % représente donc une augmentation de 58 $ sur le total de 3 215 $, par rapport aux 3 156 $ payés en 2016.

Budget de fonctionnement 2017

Le budget de fonctionnement de 2017 s’élève à 5,2 milliards de dollars, ce qui représente une hausse de 2,8 % ou 140,5 millions par rapport à l’année dernière. « Le principal facteur qui explique cette croissance de 2,8 % du budget global de 2017 est une hausse de 120 M$ prévue par la stratégie de paiement au comptant des immobilisations (PCI), un des éléments clés de notre plan pour rebâtir Montréal », peut-on lire dans le message du maire et du président du comité exécutif en introduction du document présentant le budget en bref, accessible en ligne.

Cependant, les dépenses de fonctionnement proprement dites sont limitées à 0,5 % par rapport au budget de 2016. Si l’on ne tient pas compte de la hausse des dépenses pour le transport en commun (35,6 M$) et pour la tenue des élections municipales l’an prochain (12 M$), les dépenses de fonctionnement seraient en baisse par rapport à 2016.

Parmi les autres faits saillants au budget, notons des dépenses de déneigement totalisant 157,6 M$, soit 5,8 M$ de moins qu’en 2016, en partie à cause de la centralisation de la gestion des contrats de déneigement; 5 M$ pour la mise en œuvre de la Politique de l’enfant; une contribution prévue de 4 M$ dans le cadre de la présentation de la formule E, championnat de course automobile électrique; une somme de 1,5 M$ pour le réaménagement en parc du complexe environnemental de Saint-Michel (ce projet fait partie des legs soulignant le 375e de Montréal) et une contribution de 11 M$ versée à la Société des célébrations du 375e anniversaire de Montréal (en plus des 24 M$ annoncés en 2015 et 2016).

Votre compte de taxes

Les revenus de la Ville de Montréal proviennent en majeure partie (près de 70 %) des taxes foncières. Le compte de taxes de chaque contribuable n’est évidemment pas le même, d’un arrondissement à l’autre. Il peut varier en diminuant ou en augmentant, notamment en raison de l’évolution de la valeur foncière de la propriété par rapport à l’évolution de la valeur des autres propriétés de la ville. Montréal publiait justement son nouveau rôle d’évaluation foncière en septembre dernier.

Lors de l’assemblée publique de Montréal pour tous, le 7 novembre, une soixantaine de citoyens ont assisté à la présentation de Bernard Côté, directeur du Service de l’Évaluation foncière. M. Côté avait été invité par ce regroupement citoyen qui suit de près près les questions d’évaluation, de taxation foncière et de budget pour l’ensemble de la Ville de Montréal. 

Montréal pour tous a d’ailleurs résumé les concepts-clés à retenir de cette présentation sur son site web. En février prochain, Montréal pour tous organisera des ateliers sur la contestation d’une évaluation foncière au vu des nouveaux taux de taxes.

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