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Le « spa à couleuvres » complété

Environnement
Appelé « city snake » par les Américains, la couleuvre brune joue un rôle essentiel dans l’écosystème, nous apprend le panneau d’interprétation. (Photo: Anne-Marie Tremblay)
Appelé « city snake » par les Américains, la couleuvre brune joue un rôle essentiel dans l’écosystème, nous apprend le panneau d’interprétation. (Photo: Anne-Marie Tremblay)

Avec l’installation d’un panneau d’interprétation, les utilisateurs du parc Carlos-d’Alcantara pourront en savoir plus sur le bassin surnommé « spa à couleuvres » par certains.

Un aménagement qui, même s’il semble laissé en friche, a une vocation écologique : celle de reproduire l’habitat naturel de la couleuvre brune présente sur le terrain du Faubourg Contrecœur. Cet étang, implanté tout au nord du parc Carlos-d’Alcantara, situé entre la rue Contrecœur et la carrière Lafarge, constitue un refuge pour ce serpent, qui affectionne tout particulièrement les terrains vacants.

Au Québec, ce reptile ne vit que dans la région de Montréal. Ainsi, il est particulièrement touché par l’étalement urbain et fait partie des espèces susceptibles d’être désignées comme menacées ou vulnérables au Québec. La couleuvre brune doit donc être protégée.

D’ailleurs, sa présence a retardé quelques chantiers de construction, dont celui du Faubourg Contrecœur. À la commission Charbonneau, l’ingénieur Michel Lalonde avait expliqué que trois couleuvres brunes avaient été retrouvées sur le site où s’érige maintenant l’ensemble résidentiel. Ces petites bêtes avaient dû être relocalisées, d’où le retard du chantier.

Aménager pour protéger

Comme le Faubourg Contrecœur était un lieu propice à la couleuvre brune, l’arrondissement a travaillé en collaboration avec le ministère de l’Environnement du Québec pour la protéger. Ils se sont entendus sur l’implantation d’un étang recréant l’habitat du reptile et composé de quelque 500 vivaces et arbustes. « Le bassin, orienté vers le Sud et composé de plantes indigènes, d’amas de pierres et de bois, offre à notre amie un abri qui lui procure chaleur et humidité. »

Ne manquait que le panneau, réclamé depuis longtemps par les résidants. Plusieurs étaient inquiétés par les eaux stagnantes dans ce secteur. Ils demandaient donc qu’il soit clairement indiqué que ce milieu naturel était un habitat pour ces serpents.

Appelé « city snake » par les Américains, ce reptile joue un rôle essentiel dans l’écosystème, nous apprend le panneau d’interprétation. « À la fois un festin pour certains oiseaux, ratons laveurs, belettes et moufettes, elle est à son tour un prédateur et un régulateur naturel, puisque son régime alimentaire est composé principalement de limaces, d’escargots et de vers de terre. »

Un autre panneau explicatif a été implanté dans le parc, près des jeux d’eau, construits sous forme de cadran solaire égyptien. Cette pancarte précise comment lire l’heure à travers l’ombre et la lumière, en plus d’offrir plusieurs informations sur l’équinoxe, le solstice, la hauteur du soleil, les fuseaux horaires, etc.

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Une pancarte explique le fonctionnement d’un cadran solaire, près des jeux d’eau, dans le parc Carlos-d’Alcantara. (Photo : Anne-Marie Tremblay)

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