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Les errances d’un photographe en 27 images

Culture
Le photographe Daniel Miller présente ses oeuvres à la Maison de la culture Mercier. (photo : Anne-Marie Tremblay)
Le photographe Daniel Miller présente ses oeuvres à la Maison de la culture Mercier. (photo : Anne-Marie Tremblay)

Depuis 40 ans, Daniel Miller photographie des scènes urbaines, croquées sur le vif pendant ses multiples périples. Avec l’exposition Errances, celui qui se qualifie lui-même de « flâneur-photographe » présente le fruit de sa démarche à la Maison de la culture Mercier.

Jusqu’au 27 novembre prochain, 27 de ses tirages orneront les murs de la salle d’exposition et proposeront des clichés provenant de plusieurs lieux, comme l’Équateur, la France, la Turquie, Montréal, etc. « L’être humain m’a toujours fasciné et c’est cette fascination que j’essaie de transmettre à travers mes photos. » En effet, en plus de passer plusieurs heures derrière l’objectif, le résidant de Mercier-Est a aussi travaillé comme intervenant social et instructeur d’arts martiaux. Autant d’occupations présentant l’être humain sous différents angles.

C’est dans cette optique que chaque cliché propose un arrêt sur images de scènes de la vie quotidienne ou de moments qui piquent la curiosité : un homme qui nourrit les pigeons en Turquie, un itinérant qui côtoie de nouveaux mariés à Paris, une mendiante au Mexique, des badauds à Montréal, etc.

« La rue est un grand théâtre où tout est constamment en mouvement. Contrairement à un paysage où on peut prendre son temps, il faut que j’imagine la scène se composer, que je calcule à quel moment la voiture va passer, pour arriver au résultat que j’ai en tête, explique Daniel Miller. Un exercice qui me plait beaucoup. »

Sans fioritures, ses tirages sont tous en noir et blanc. Une des signatures du photographe, ce qui lui permet de se centrer sur l’essentiel, explique-t-il. « Cela évite d’être distrait par la couleur. De plus, chaque photographie devient ainsi une image créée à partir de la réalité, parce que la vie ne se déroule pas en noir et blanc. »

(photo : Daniel Miller, capture d'écran de danielmillerphoto.com)

(photo : Daniel Miller, capture d’écran de danielmillerphoto.com)

Quand immortaliser prend tout son sens

Si chaque image lui rappelle un souvenir, certains d’entre eux sont particulièrement vifs. Par exemple, cette photo d’un jeune homme dans son cercueil, prise à Quito en Équateur. Il raconte que, lors d’une promenade dans le cimetière, il a été interpellé par une jeune femme, puis une autre, en pleurs.

« J’ai compris que leur frère était mort d’un accident et s’apprêtait à être enterré, mais qu’elles n’avaient aucune photo de lui. Comme elles ont vu que j’avais une caméra, elles m’ont demandé de le photographier. » Le fossoyeur a alors ouvert le tombeau, le temps d’immortaliser son image et de laisser un dernier souvenir à sa famille.

C’est le genre d’anecdotes qui se retrouvent dans le livre Errances, publié par les éditions Cayenne et lancé officiellement le 4 novembre. En plus de regrouper toutes les photographies présentées lors de l’exposition du même nom, l’ouvrage met en vedette 41 autres clichés signés Daniel Miller. Parmi ceux-ci, quelques images ont été prises dans Mercier-Est, quartier d’adoption du photographe depuis deux ans.

En bref

Errances
Exposition présentée à Maison de la culture Mercier
Du 27 octobre au 27 novembre
Entrée libre

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