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L’identité québécoise

Élus
drapeaux

En arrivant au Québec il y a 20 ans, j’ai découvert la quintessence du peuple québécois. Celle-ci s’incarne notamment dans des valeurs fondamentales telles que l’égalité entre les femmes et les hommes, la recherche d’une meilleure justice sociale… C’est un modèle québécois construit sur la démocratie, la solidarité, la fierté, sans oublier la culture et la langue française, deux des pivots de l’identité québécoise en Amérique du Nord.

L’ancien premier ministre du Québec, M. René Lévesque, parlant de l’identité québécoise, l’appelait la « différence vitale » du Québec; l’addition de tout ce qui fait de nous une nation et la volonté de nous projeter ainsi dans l’avenir et dans le monde.

Aussi, en compagnie du nouveau chef du Parti Québécois, Jean-François Lisée, et de deux collègues, les députées Carole Poirier et Agnès Maltais, nous avons présenté hier à la population du Québec la proposition de notre aile parlementaire en matière d’identité, une approche résolue, équilibrée et responsable. Elle constituera un des éléments de discussion qui culminera avec l’adoption du nouveau programme du parti, en septembre 2017.

Concrètement, il s’agira, dès notre élection en 2018, de prendre les mesures nécessaires pour, enfin, mieux former nos jeunes à une citoyenneté engagée et éclairée autour de nos valeurs partagées. De façon tangible, nous remplacerons le cours Éthique et culture religieuse par celui de Citoyenneté québécoise. Ce nouveau cours préparera nos jeunes à chaque aspect de la vie en société, de la sexualité à la démocratie, en passant par la liberté religieuse, la liberté d’expression et la lutte contre l’intimidation.

Il s’agira également de cheminer vers un État laïque; établir une politique d’immigration sur des bases plus saines; et assurer le succès de chacune des Québécoises et de chacun des Québécois d’origines diverses. Cette intégration réussie passe par la connaissance ou l’apprentissage de la langue française, un facteur majeur d’intégration, la porte d’entrée de la culture québécoise, du travail et du dialogue interculturel.

Aussi, une réglementation sera adoptée, afin d’atteindre l’objectif de Francisation 100 %. Il faudra donc, notamment assurer une connaissance intermédiaire ou avancée du français pour chaque travailleur qualifié désormais sélectionné; assurer aux réfugiés une période de francisation et d’adaptation rémunérée et enfin, inscrire dans la loi le droit à la francisation pour chacun. Cela signifie qu’il faudra bonifier le financement et l’organisation de la francisation au Québec.

La société québécoise est ouverte, chaleureuse et hospitalière. Il faut faire en sorte que la contribution de chacune et de chacun, pour assurer le succès des Québécoises et des Québécois d’adoption, s’incarne le plus rapidement dans les milieux de vie où ils ont choisi de vivre, ici dans la circonscription de Bourget comme partout sur le territoire québécois.

Par ailleurs, comme vous le savez mieux que moi, le Québec a entamé, à l’aube des années 1960, une longue marche vers la déconfessionnalisation et la laïcité. Cette marche se poursuit et pose notamment la question du port, par les employés de l’État, de signes extérieurs exprimant des convictions personnelles, religieuses ou non.

Aussi, un gouvernement du Parti Québécois déposera une législation pour élaborer des balises claires. Tous les fonctionnaires, employés et agents de l’État devront avoir le visage découvert dans le cadre de leurs fonctions. Le tchador sera également interdit pour tous les employés de l’État, par respect des principes d’égalité homme-femme et de laïcité.

Le Québec et sa population ont la responsabilité de réunir les conditions favorables à l’épanouissement des nouveaux arrivants : ces derniers ont en retour le devoir de participer et de s’intégrer à la société d’accueil.

Notre vision part du principe que la diversité culturelle est souhaitable et qu’elle vient enrichir la société québécoise. Les nouveaux arrivants ne sont pas encouragés à demeurer à part, mais plutôt à se joindre à la nation québécoise. Nous pourrions résumer cette politique d’intégration en nous référant au slogan de l’humoriste d’origine sénégalaise Boucar Diouf : « Vive le Québec métissé serré! ».

Les opinions émises dans les blogues sont celles de leurs auteurs et non celles de Pamplemousse.ca.
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