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MHM, municipalité amie des enfants

Élus, Vie de quartier
Eric Alan Caldwell conseiller d'Hochelaga, Laurence Lavigne Lalonde, conseillère de Maisonneuve Longue-Pointe , Réal Ménard, maire de l'arrondissement et Martin Damphousse, maire de Varennes et président du Carrefour action municipale et famille (CAMF). (Photo : Courtoisie MHM Mélanie Dusseault)
Eric Alan Caldwell conseiller d’Hochelaga, Laurence Lavigne Lalonde, conseillère de Maisonneuve Longue-Pointe , Réal Ménard, maire de l’arrondissement et Martin Damphousse, maire de Varennes et président du Carrefour action municipale et famille (CAMF). (Photo : Courtoisie MHM Mélanie Dusseault)

L’arrondissement Mercier–Hochelaga-Maisonneuve a de nouveau vu son accréditation Municipalité amie des enfants renouvelée, pour une deuxième fois. Une première au Québec.

Avec les villes de Saint-Bruno et de Sainte-Julie, l’arrondissement a été l’un des premiers à obtenir cette certification, lancée en novembre 2009 pour souligner le 20e anniversaire de la Convention relative aux droits de l’enfant des Nations unies et chapeautée par l’UNICEF.

« C’est un des premiers gestes que j’ai posés en tant que maire de l’arrondissement, en 2009. Déjà, les familles étaient au cœur de nos préoccupations », a mentionné Réal Ménard lors d’une conférence de presse à ce sujet, le 24 novembre dernier. « Penser au développement en fonction des enfants, c’est aussi se demander comment on peut favoriser leur bien-être et les aider à grandir en prenant une place active dans la communauté. Les parents ont un rôle à jouer, mais les municipalités aussi », a poursuivi le maire.

En effet, le rôle que peuvent jouer les villes est en pleine mutation, a pour sa part ajouté Martin Damphousse, maire de Varennes et président du Carrefour action municipale et famille (CAMF), organisme responsable de l’implantation de la certification au Québec. « Si autrefois, on associait plutôt le rôle des municipalités au déneigement, aux trottoirs et au pavage, cette perception en train de changer. Maintenant, on entend davantage parler de son influence sur les saines habitudes de vie, de municipalités amie des aînés ou des enfants. »

Du concret au menu

Pour obtenir ce sceau, l’arrondissement a mis en place plusieurs actions concrètes, comme le réaménagement des parcs pour les rendre plus sécuritaires et conviviaux ou l’installation de tables à langer et de fauteuils d’allaitement dans certains édifices municipaux, comme les bibliothèques et les Maisons de la culture, a énuméré Réal Ménard. « Il y a aussi le festival Petits Bonheurs, qui rayonne maintenant dans plusieurs régions du Québec, et le Parcours des droits de l’enfant, créé avec la Fondation André et Lucie Chagnon et le docteur Julien. » Il a ajouté à sa liste le programme « Une famille, un arbre » qui a permis la plantation d’une centaine d’arbres dans l’arrondissement, pour souligner l’arrivée d’un enfant (naissance ou adoption).

La conférence a permis aussi de rappeler l’implantation récente de la certification Établissement ami des enfants dans Mercier, mise sur pied par Soldarité Mercier-Est et Mercier-Ouest, quartier en santé. Pour faire partie de ce réseau, les membres doivent répondre à certains critères, notamment d’offrir la possibilité aux mamans d’allaiter, sans obligation d’achat. Depuis sa mise sur pied, il y a peu, plus de 40 organismes, commerces et autres établissements ont emboîté le pas. Ils s’ajoutent aux 70 établissements certifiés dans Hochelaga-Maisonneuve, qui a développé sa propre accréditation.

L’opposition se montre critique

Les deux élus de Projet Montréal, Laurence Lavigne Lalonde et Éric Alan Caldwell, se sont montrés critiques quant au bilan dressé par l’arrondissement en matière familiale. « La grande majorité des actions soulignées aujourd’hui sont le fait des organismes communautaires », a souligné le conseiller d’Hochelaga, en marge de la conférence de presse. Si ces efforts méritent d’être reconnus, la certification souligne plutôt l’engagement de l’arrondissement envers les familles.

Et, si plusieurs pas ont été faits dans cette direction, l’administration municipale pourrait aller beaucoup plus loin pour améliorer ses services pour les petits et se montrer exemplaire à ce sujet. « On a encore de grands défis à l’arrondissement à ce chapitre, notamment dans les lieux utilisés par les familles que sont les parcs. Bien sûr, cela fait partie de notre mission en tant qu’arrondissement, mais il faudrait qu’on en fasse encore plus », ajoute Laurence Lavigne Lalonde.

Les deux élus aimeraient que l’arrondissement investisse d’avantage dans les espaces verts, entre autres pour en assurer l’entretien et la sécurité. « Lorsqu’il manque une balançoire, par exemple, cela prend un temps fou avant qu’elle ne soit remplacée », explique la conseillère de Maisonneuve-Longue-Pointe. Les deux élus aimeraient aussi que l’état des parcs soit inspecté trois fois par année. Dans la même veine, ils estiment qu’il faudrait ouvrir les chalets plus souvent et en donner l’accès aux différents groupes qui le fréquentent, les garderies par exemple.

Idem avec les ruelles, un endroit de prédilection pour jouer en famille, à deux pas de la maison. Si l’arrondissement a réservé des sommes à son budget pour leur sécurisation, un bon début, les conseillers aimeraient que l’administration s’engage encore plus en ce sens. « On pourrait aussi instaurer plus de zones où la vitesse est limitée à 30 km/h », ajoute Laurence Lavigne Lalonde. Leur objectif? Que les familles puissent s’approprier les espaces publics, les lieux naturels qu’ils fréquentent, afin qu’ils soient sécuritaires et conviviaux pour eux.

 

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