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Nouvel emprunt pour assurer la reconstruction de l’asile

Histoire
L'asile St-Jean de Dieu, rue Notre-Dame à la Longue-Pointe, en 1899. (photo : Coll. Robert Carrière - Le Diocèse de Montréal Cinquantième anniversaires)
L’asile St-Jean de Dieu, rue Notre-Dame à la Longue-Pointe, en 1899. (photo : Coll. Robert Carrière – Le Diocèse de Montréal Cinquantième anniversaires)

L’asile Saint-Jean-de-Dieu, complètement ravagé par les flammes le 6 mai 1890, fut long et coûteux à reconstruire.

Je vous racontais, en mai dernier, la dramatique histoire de l’incendie qui a ravagé l’asile de la Longue-Pointe, en huit chroniques (cliquez ici pour lire la première). On qualifiait l’évènement de « pire catastrophe de l’histoire du pays », puisque 1500 personnes ont été touchées par le drame.

Une quarantaine de personnes ont perdu la vie dans l’incendie et dans la précipitation et la confusion totale, plusieurs patients de l’asile se sont enfuis dans la ville et à la campagne. On retrouva même un certain J.Coiley à Plattsburgh, aux États-Unis!

Des bâtiments temporaires ont été érigés pour relocaliser les sinistrés de l’asile le temps de rebâtir. La reconstruction allait évidemment prendre du temps, étant donnée l’ampleur de la catastrophe. En 1893, de nouveaux bâtiments en pierre reçoivent leur bénédiction. On souligne dans La Patrie à l’époque que les nouvelles constructions sont spacieuses, que tout a été fait conformément aux dernières améliorations recommandées et que la propreté y est remarquable.

En janvier 1897, une Loi concernant l’asile de la Longue-Pointe établissait les dispositions particulières mises en place par les religieuses de Saint-Jean de Dieu pour renflouer leurs coffres : lors du feu de 1890, les religieuses de l’hospice n’étaient qu’assurées que pour 200 000 $, sans compter que cette somme était intégralement due aux créanciers qui avaient fourni l’argent pour construire. Après une étude de coût, le prix des constructions nouvelles était évalué à plus d’un million et demi de piastres.

Le 16 janvier 1899, les dépenses encourues pour la nouvelle construction sont rendues à 610 000 $. L’emprunt garanti par le gouvernement était de 500 000 $. Il fallut emprunter un autre 500 000 $. Le contrat avait été passé devant Me Jas. Lonergan.

***

En décembre de cette même année, La Patrie rapportait également que l’asile Saint-Jean-de-Dieu comptait 1600 patients. Ajoutons à ce chiffre une centaine de gardiens et deux cents religieuses et nous trouvons que la population entière qui habite l’immense établissement s’élève à près de 2 000 personnes. Pour nourrir tout ce monde, il faut chaque jour 250 pains et 20 minots de patates, sans compter la viande, le beurre, etc.

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