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Réal Ménard de retour de Marrakech

Élus, Environnement
Réal Ménard, maire de l'arrondissement et Suzanne Roy, mairesse de Sainte-Julie. (photo tirée de Facebook, crédit photo Union des municipalités du Québec)
Réal Ménard, maire de l’arrondissement et Suzanne Roy, mairesse de Sainte-Julie. (photo tirée de Facebook, crédit photo Union des municipalités du Québec)

Le maire de l’arrondissement, Réal Ménard, s’est rendu à la COP22, 22e conférence des Nations Unies sur les changements climatiques, qui s’est tenue du 7 au 18 novembre à Marrakech, au Maroc. Compte-rendu.

Plus précisément, Réal Ménard a pris les couleurs de Montréal pendant le Sommet des élus locaux et régionaux pour le climat, qui se déroulait en marge de la COP22. Un événement qui, quoique parallèle, montre l’importance des municipalités sur ces questions. « Les villes constituent les principales émettrices de gaz à effet de serre, ce qui n’est pas près de changer, alors que d’ici 2050, on estime que 83 % des gens vivront dans un environnement urbain », explique-t-il.

« Comme elles sont les principales sources d’émissions, les villes doivent donc devenir les principaux lieux de résolution de ces problématiques, poursuit l’élu responsable du développement durable, de l’environnement, des grands parcs et des espaces verts, au comité exécutif. Donc, c’est par des actions concrètes qu’elles peuvent intervenir pour changer les comportements des gens, par l’aménagement du territoire, le transport en commun, etc. ».

Pendant cet événement, Réal Ménard a d’ailleurs présenté une conférence sur le plan d’adaptation aux changements climatiques, adopté par la Ville de Montréal en novembre 2015, et qui englobe toute l’agglomération. « Nous avons rendu publiques les différentes mesures que contient ce plan d’action, que ce soit la plantation de 300 000 arbres en dix ans avec notre plan Canopée, la gestion des équipements sportifs pour s’adapter aux changements climatiques (comme l’implantation de points d’eau, la réfrigération des patinoires, etc.), le verdissement, l’investissement dans les transports en commun ou l’implantation de 1000 bornes de recharge pour les voitures électriques sur le domaine public », énumère Réal Ménard.

Ce plan, qui s’étend sur cinq ans, propose aussi des actions pour chacun des arrondissements. Par exemple, Mercier–Hochelaga-Maisonneuve s’y est engagé à installer un nouveau jeu d’eau par année sur son territoire, d’ajouter des pergolas dans les parcs pour augmenter les zones ombragées, d’aménager des ruelles vertes, etc. « Les participants se sont montrés très intéressés, non seulement par les différentes mesures adoptées, mais aussi sur les questions de financement et de gouvernance, ajoute le maire de l’arrondissement. Car, comme nous ne sommes pas un état national, nous sommes tributaires soit de revenus de transfert ou de nos impôts fonciers. »

S’il revient avec un carnet d’adresses bien rempli – l’événement réunissait autour de 1000 élus de partout sur la planète – Réal Ménard a surtout été conscientisé directement aux enjeux de justice climatique. Un thème récurrent pendant son séjour. « Par exemple, l’Afrique représente 15 % de la population mondiale, mais n’émet que 3 % des GES. Cela consiste à mettre à la disposition de ces pays des sommes lui permettant d’avoir accès aux technologies les plus appropriées pour s’adapter aux changements climatiques. »

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