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Clinique Kinéforme Santé : une nouveauté dans le quartier

Économie
D'autres équipements. (photo : Anne-Marie Tremblay)
D’autres équipements. (photo : Anne-Marie Tremblay)

Vivian Labrana et Féliane Kibélo ont tout lâché pour lancer leur propre entreprise. Un saut dans le vide pour ces deux jeunes femmes, rencontrées à la clinique Kinéforme Santé, qui a ouvert ses portes le 7 novembre dernier, au 9235, rue de Grosbois.

Kinésiologues de formation, Vivian et Féliane se sont rencontrées pendant leurs études à l’Université de Montréal. Puis, elles se sont retrouvées par hasard à travailler pour le même employeur, un centre d’entraînement de l’est de Montréal. Le déclic s’est rapidement fait entre les deux jeunes femmes. « J’ai toujours su que je voulais me lancer en affaires, explique Féliane. Et j’aimais beaucoup l’approche de Vivian, sa façon de travailler, son envie de s’informer et d’aller plus loin. Elle est ponctuelle et aide vraiment les clients à atteindre leurs objectifs. » Elle a donc vite vu en elle une partenaire idéale.

Après mûres réflexions, « on a travaillé sur notre projet pendant un an », précise Féliane, elles ont fini par se lancer. Ce qui les obligeait à repartir à zéro. Les deux jeunes propriétaires, toutes deux de l’est de Montréal, cherchaient donc un local abordable, avec stationnement et bien situé pour débuter du bon pied. « On a beaucoup aimé l’endroit, surtout que c’est très passant puisque nous avons deux garderies comme voisins et que nous sommes à quelques pas du Faubourg Contrecœur », explique Vivian.

« On aimait aussi la grandeur des locaux, qui sont juste assez vastes pour nos besoins. C’est moins froid et cela ne donne pas l’impression qu’on peut entraîner une équipe de foot au complet », ajoute sa partenaire, résidente de Mercier-Est. L’idéal pour offrir une ambiance moins intimidante à ceux et celles qui ne sont habitués à l’ambiance gym. Les locaux, abritant autrefois une crèmerie, ont perdu leurs teintes pastel, remplacées par des couleurs plus vives. Quelques machines pour faire de l’exercice ont aussi été installées.

Plusieurs machines servent à l'entrainement, même si elles ne sont pas utilisées dans tous les cas. (photo : Anne-Marie Tremblay)

Plusieurs machines servent à l’entraînement, même si elles ne sont pas utilisées dans tous les cas. (photo : Anne-Marie Tremblay)

Plus que du conditionnement physique

Si la salle ressemble à un centre d’entraînement, avec musique rythmée en trame de fond, la clinique offre bien plus que cela. En effet, on ne s’improvise pas kinésiologue. Il faut, au minimum, un baccalauréat pour porter ce titre, qui n’est pas régi par un ordre professionnel. « Nous sommes des professionnelles de la santé au niveau des activités physiques. Par exemple, nous avons des bases en biomécanique. On utilise les mouvements, les muscles », explique Vivian. « Notre approche est scientifique. On établit toujours nos plans de traitement en se basant sur les données probantes de la recherche scientifique », poursuit-elle. Les deux jeunes femmes, en plus d’être membres de la Fédération des kinésiologues du Québec, ont également suivi des formations complémentaires sur les douleurs chroniques.

D'autres équipements. (photo : Anne-Marie Tremblay)

D’autres équipements sont à la disposition des clients. (photo : Anne-Marie Tremblay)

De plus, les kinésiologues travaillent sur le corps dans sa globalité et créent des programmes personnalisés selon les besoins et les conditions physiques de chacun, explique pour sa part Féliane. « On commence par faire une évaluation complète de la condition physique de la personne, puis on élabore un plan de traitement sur mesure. » Si comme un entraîneur, les kinésiologues peuvent aider leur client à perdre du poids, ils peuvent aussi travailler avec ceux qui veulent améliorer leur performance sportive, les femmes enceintes qui désirent garder la forme, etc.

Si elles sont conscientes d’avoir ouvert leurs portes pendant une période plus creuse, les deux associées se montrent enthousiastes. « On a déjà quelques abonnés, mais on est consciente qu’il faut se faire connaître, précise Féliane. Mais plusieurs personnes nous appellent ou viennent nous voir pour mieux comprendre notre approche. » En effet, la kinésiologie n’existe que depuis 20 ans, à peine. Les deux propriétaires espèrent donc que l’idée fasse son chemin et figure sur la liste de résolutions 2017 de quelques résidents du quartier.

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