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L’art et le sacré au menu

Vie de quartier
Norma Ouellet, responsable de l’animation pour le secteur pastoral de Mercier-Est et François Baril, curé de la paroisse Saint-François-d'Assise. (photo : Anne-Marie Tremblay)
Norma Ouellet, responsable de l’animation pour le secteur pastoral de Mercier-Est et François Baril, curé de la paroisse Saint-François-d’Assise. (photo : Anne-Marie Tremblay)

Ouvrir ses portes à tous. Et exposer l’art dans l’enceinte de l’église. Voici deux des missions qui guident les actions de la paroisse Saint-François-d’Assise.

L’ambiance est calme dans l’enceinte de l’église. La lumière hivernale entre doucement par les différents vitraux. « Quand on reçoit les groupes scolaires, on leur montre les différents éléments qui s’y retrouvent. Voyez-vous les étoiles? Et les poissons? », lance Norma Ouellet, responsable de l’animation pour le secteur pastoral de Mercier-Est.

Une sérénité qui tranche avec le fourmillement qui prend place au sous-sol, alors que des dizaines de bénévoles prêtent main-forte au magasin-partage. Et qui montre le dynamisme de la paroisse Saint-François-d’Assise, qui regroupe l’église du même nom, ainsi que Sainte-Louise-de-Marillac et Sainte-Claire. L’ancienne paroisse Saint-Victor, fermée en 2015, se retrouve aussi en son sein.

Si bien que la paroisse compte sur 350 bénévoles et sur quelque 500 paroissiens qui se rendent à l’une des messes, dans les trois églises, estime François Baril, le curé de la paroisse. Très active dans le quartier, l’équipe donne un coup de pouce à plusieurs organismes et activités, comme le réveillon gratuit pour tous. Par exemple, Y’a QuelQu’un l’aut’bord du mur y cultive un jardin collectif, érigé sur le stationnement. « L’église ne doit pas être fermée sur elle-même, mais plutôt s’ouvrir sur le quartier. Notre mission, c’est d’être au service de tous », explique François Baril. Mission à laquelle le curé à Saint-François-d’Assise depuis 23 ans n’a jamais dérogé.

Dans la même veine, la paroisse Saint-François-d’Assise a instauré un espace de rencontre, directement dans l’église, ainsi qu’un lieu d’exposition. « De tout temps, les arts et le sacré ont toujours été reliés. C’était souvent au sein de l’église que se trouvaient les trésors », explique Norma Ouellet. L’équipe voulait donc renouer avec cette tradition et mettre en vedette les talents des gens du quartier, et d’ailleurs.

Depuis son inauguration, en 2013, l’espace baptisé Emmaüs a donc été l’hôte d’une vingtaine d’expositions. Voici celles qui s’y déroulent pendant le Temps de Fêtes.

Les petites maisons de M. Hurtubise ornent l'église jusqu'au 22 janvier. (photo : Anne-Marie Tremblay)

Les petites maisons de M. Hurtubise ornent l’église jusqu’au 22 janvier. (photo : Anne-Marie Tremblay)

Les petites maisons de M. Hurtubise

Résidant du quartier, Robert Hurtubise s’est toujours passionné pour l’art. Inspiré par ses voyages, il a eu envie de donner vie à de petites maisons, faites de bois. Au total, il en a recréé plus d’une centaine, dont plusieurs sont des reproductions de vrais bâtiments construits sur l’île d’Orléans, indique Norma Ouellet.

Avec moult détails, l’artiste du quartier a aussi construit des modèles réduits des trois églises de la paroisse. Pour une deuxième année, ses confections ajoutent une touche de couleur à la crèche, installées devant l’autel de l’église. Une première alors que le retraité est actuellement en pourparler avec le Musée de la civilisation, à Québec, qui aimerait présenter le fruit de son travail. En attendant, il a fait don à l’église d’une partie de sa production, qui y sera en vedette jusqu’au 22 janvier.

Paysages de Noël, signés Hélène Bérubé. (photo : Anne-Marie Tremblay)

Paysages de Noël, signés Hélène Bérubé. (photo : Anne-Marie Tremblay)

Parfum de campagne, Hélène Bérubé

Avec ses toiles présentant de jolies maisons de campagne, l’exposition « Parfum de campagne » constituait le parfait complément à l’exposition de M. Hurtubise. Cette fois, les différents bâtiments prennent vie sous le pinceau d’Hélène Bérubé, une artiste-peintre du Kamouraska. C’est d’ailleurs cette région du Bas-du-Fleuve qu’elle dépeint, au fil de ses tableaux. L’exposition permet aussi de remonter le fil du temps, avec des représentations du Noël d’antan, alors que tout le village sortait de la messe de minuit. Présenté jusqu’au 22 janvier.

Le chemin de croix et signé Jordi Bonnet. (photo : Anne-Marie Tremblay)

Le chemin de croix est signé Jordi Bonnet. (photo : Anne-Marie Tremblay)

Le chemin de croix de Jordi Bonnet

Certes, il ne s’agit pas d’une exposition temporaire. Mais l’église Saint-François-d’Assise porte l’empreinte de Jordi Bonnet, cet artiste québécois d’origine catalane. Mort en 1979, le céramiste, muraliste et sculpteur est l’auteur du chemin de croix gravé sur les colonnes de l’église. Au total, une quarantaine de représentations y sont exposées.

Rappelons que c’est Jordi Bonnet qui a créé l’œuvre qui orne le métro Pie-IX. On lui doit aussi la murale du grand théâtre de Québec qui exposait la controversée citation du poète Claude Péloquin « Vous êtes pas écœurés de mourir, bande de caves? » Une réalisation qui avait fait scandale à l’époque, soit au début des années 1970.

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