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À la bonne franquette souffle ses cinq bougies

Vie de quartier
La responsable de l’animation pour le secteur pastoral de Mercier-Est, Norma Ouellet, a rappelé les origines de l'initiative. (photo : Anne-Marie Tremblay)
La responsable de l’animation pour le secteur pastoral de Mercier-Est, Norma Ouellet, a rappelé les origines de l’initiative. (photo : Anne-Marie Tremblay)

Une centaine de personnes s’étaient réunies, le 25 janvier dernier, pour déguster un morceau de gâteau, prendre un bol de soupe et lever leur verre de punch sans alcool à la santé de l’équipe d’À la bonne franquette et souligner le cinquième anniversaire de l’initiative.

« D’une idée qui a germé dans nos esprits est née plusieurs milliers de repas », a rappelé Norma Ouellet, responsable de l’animation pour le secteur pastoral de Mercier-Est, devant la foule réunie au sous-sol de l’église Saint-François-d’Assise. C’est à cet endroit que, chaque quatrième mercredi du mois, se réunissent des bénévoles. En cuisine, ils préparent soupe et dessert qui sont ensuite servis gratuitement, accompagnés de pain de beurre, à tous les citoyens qui se présentent à l’activité.

Le menu de ce midi festif. (photo : Anne-Marie Tremblay)

Le menu de ce midi festif. (photo : Anne-Marie Tremblay)

Depuis, la formule a fait boule de neige. « Quand nous avons commencé il y a cinq ans, nous servions entre 25 et 30 repas chaque mois. L’an passé, ce nombre a monté et nous servons maintenant entre 50 et 70 personnes. Notre objectif a toujours été de contrer l’isolement, dans un climat de respect et d’échange entre les participants », a-t-elle ajouté. Les dîners deviennent aussi un point de rencontre entre les organismes communautaires et les citoyens.

La responsable de l’animation a aussi souligné le travail important des bénévoles, dont certains étaient impliqués dès le début. «En cuisine, ça sent bon le respect et la solidarité. L’apport de chacun est important pour faire de l’activité un succès. » « Cet événement, c’est la preuve que, quand on unit nos forces, on construit le milieu communautaire de Mercier-Est », a pour sa part ajouté François Baril, curé de la paroisse.

Des fleurs pour enjoliver ce repas. (photo : Anne-Marie Tremblay)

Des fleurs pour enjoliver ce repas. (photo : Anne-Marie Tremblay)

D’ailleurs, c’est la Maison des familles et la paroisse Saint-François-d’Assise qui financent cette activité. L’événement se combine avec la distribution alimentaire de l’organisme Impact Famille, qui tient un comptoir chaque mercredi au sous-sol de l’église. « À l’origine, nous voulions combiner les deux. Nous avons choisi le quatrième mercredi du mois parce que les gens qui reçoivent un chèque sont souvent à court de nourriture à ce moment-là », se rappelle Norma Ouellet.

Mais, souligne-t-elle, l’événement est réellement ouvert à tous, peu importe sa situation ou son salaire. « Tout le monde est gagnant à participer à des activités où il n’y a pas de stigmatisation. On s’enrichit au contact des autres et surtout, on combat les préjugés. »

 

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