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Assemblée des citoyens de la Longue-Pointe contre le Terminal (3 de 3)

Histoire
Un tramways électrique, rue Sainte-Catherine, Montréal, 1895. (photo : II-111371 - Musée McCord)
Un tramways électrique, rue Sainte-Catherine, Montréal, 1895. (photo : II-111371 – Musée McCord)

En avril 1903, des citoyens de la Longue-Pointe tiennent une assemblée contre le projet de construction d’une voie de tramway électrique à la Longue-Pointe et à Beaurivage.

Certaines clauses du contrat de construction inquiètent les résidants de la paroisse. M. Mullarkey, le gérant de la Compagnie du Terminal a donnée sa version des faits concernant l’interprétation desdites clauses. Voici aujourd’hui la suite de ce qui a été rapporté dans le Journal La Patrie au début du siècle dernier.

Un document

Voici le texte de l’arrangement conclu entre la compagnie du Terminal et les directeurs du Park & Island, auquel a fait allusion M. Mullarkey :

« Mémoire du règlement passé ce sixième jour de février mil huit cent quatre-vingt-dix-neuf, entre

The Chateauguay & Northern Railway Company, représentée ici par W. Dale Harris, son président, et HJ.P. Mullarkey; d’une part,

The Montreal Park & Island Railway Company, ici représentée par H.S. Holt, son président, et Alfred Brunet, son secrétaire, d’autre part.

« Attendu que les Contractants de la première partie ont maintenant un bill No : 58, devant la Législature de Québec, dans le but d’amender leur charte.

« Et attendu que lesdites parties contractantes se sont attendues pour amender la seconde section dudit bill en y ajoutant le paragraphe suivant, c’est-à-dire :

« La compagnie ne pourra pas cependant, établir, construire ou mettre en opération aucune ligne d’embranchement sur le territoire des municipalités ou la Montreal Park & Island Company a construit son tramway électrique, aussi longtemps que cette dernière n’étendra pas sa voie au-delà des limites des Municipalités de Maisonneuve, la Longue-Pointe ou la Pointe-aux-Trembles, et la Rivière-des-Prairies ».

Et attendu que, lesdites parties contractantes ont de plus consenti à ne pas se nuire dans leurs territoires respectifs. 

Maintenant ces présentes attestent

Ces présentes attestent que ladite partie contractante de la première partie, promet de ne pas construire sa ligne sur le territoire de la partie de la seconde part, et que cette dernière promet de ne pas construire sa ligne sur le territoire de la partie de la première part, le présent contrat devant être obligatoire à chacune des parties et à leurs successeurs; il, étant compris cependant que la partie de la première part sera libre de construire ou de mettre en opération sa voie principale, sans embranchement en arrière de la Montagne de Montréal, dans le but de joindre Sainte-Anne au Bout de l’Île dans la paroisse de la Pointe-aux-Trembles.

Les dits H.S. Holt et Alfred Brunet et F. L. Béique, directeurs de la Montreal Park & Island Compagny, consentent à faire ratifier le présent contrat par la Montreal Park & Island Co., et les dits W. Harris et J. P. Mukllarkey consentent aussi à faire ratifier le présent contrat par la Châteauguay & Northern Railway.

Fait et signée en la cité de Montréal, à la date ci-dessus mentionnée;

Signé : W. Dale Harris, président

J.P. Mullarkey, secrétaire

H.S. Holt, président

Alfred Brunet, secrétaire

F.L. Béique.

 

Extrait des minutes de l’assemblée générale annuelle des actionnaires de la Montreal Park & Island Railway Co., tenue dans ses bureaux de la compagnie dans la ville de Saint-Louis jeudi, le 21e jour de septembre 1899, à midi. Sur mention, dûment secondée, le mémoire du contrat passé entre la Châteauguay & Northern Railway Co., et la Montreal Park & Island Railway Co., daté du 6e jour de février 1899, a été dûment ratifié et confirmé.   Signé, C. E. A. Curr, secrétaire.

À lire également : Assemblée des citoyens de la Longue-Pointe contre le Terminal (première partie) et (deuxième partie)

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