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Banque Laurentienne : fermeture de la succursale de Mercier-Est

Économie
La succursale dfe la Banque Laurentienne de la rue Hochelaga fermera ses portes à la fin du mois d'avril prochain. (photo : Anne-Marie Tremblay)
La succursale dfe la Banque Laurentienne de la rue Hochelaga fermera ses portes à la fin du mois d’avril. (photo : Anne-Marie Tremblay)

La vague de fusions annoncée en septembre dernier par la Banque Laurentienne atteindra Mercier-Est, puisque la succursale de la rue Hochelaga fermera ses portes, fin avril.

« Nous désirons vous informer qu’à compter du jeudi 27 avril 2017 à 19 h, votre succursale et le cabinet BLC Services financiers, situés au 8595, rue Hochelaga à Montréal, transféreront leurs activités au 6651, boul. Joseph-Renaud à Anjou. Notre équipe élargie sera prête à vous y accueillir dès le lundi 1er mai […] », indique-t-on dans une lettre envoyée aux clients de la succursale, en décembre dernier.

Contrairement à la Banque Nationale, qui a conservé un guichet rue Hochelaga après la fermeture de sa succursale de la rue Hochelaga il y a quelques années déjà, la Banque Laurentienne laissera un local entièrement vide en mai. « Le guichet ne sera pas conservé à la succursale actuelle, mais il sera possible d’utiliser ceux se situent dans les toutes les stations de métro, y compris à Honoré-Beaugrand », explique Hélène Soulard, vice-présidente adjointe, communications à la Banque Laurentienne.

Guichet qui n’est pas accessible actuellement, à cause des travaux de réfection en cours à la station. Selon les informations obtenues par la banque, cette situation devrait se terminer lorsque les travaux prendront fin au niveau mezzanine. « Nous attendons la confirmation de la date officielle de la part de la [Société de Transport de Montréal] STM, mais cela devrait être au cours des prochaines semaines », précise la porte-parole.

Difficultés de transport

Une nouvelle qui n’a pas réjoui Robert Riendeau, client de la banque depuis plusieurs années. Le retraité avait choisi cette institution bancaire à cause de sa proximité. Maintenant, il doit parcourir 2,9 km de plus pour se rendre en succursale, dans un secteur mal desservi en matière de transport en commun. « Ça pose un sérieux problème. Je dois prendre le 189 ou le 26 pour correspondre avec le 85 dont le service est pourri. Ces trois bus arrivent au même moment au coin d’Hochelaga et d’Honoré-Beaugrand et le 85 n’attend pas ceux qui veulent correspondre. Ça signifie près d’une demi-heure d’attente pour le suivant », estime-t-il. Ce qui allonge passablement le trajet. Sans compter le retour.

Même s’il effectue plusieurs de ses transactions via Internet, la fermeture de sa succursale et du guichet lui compliqueront la vie. Par exemple, pour effectuer un retrait, les clients devront se rendre au métro Radisson tant que le guichet de la station Honoré-Beaugrand ne sera pas accessible ou encore payer des frais en utilisant celui d’une autre institution bancaire. « Je me suis demandé si je n’allais pas changer de banque pour en choisir une plus près de la maison, mais c’est compliqué et cela entraîne des frais », estime M. Riendeau.

Alors que le quartier affiche une proportion élevée de personnes âgées ou vulnérables, plusieurs clients risquent d’être affectés par cette fermeture. Questionnée à cet effet, la porte-parole de la Banque Laurentienne indique que toute l’équipe en place offrira son aide aux clients pour que la transition se fasse en douceur. « On va regarder avec eux les alternatives offertes, en les aidant à ouvrir un compte sur BLC direct, notre service par Internet, par exemple. »

D’ailleurs, une journée porte ouverte est prévue à la succursale de la rue Hochelaga, le 12 janvier prochain, de 14 h à 18 h. « Par contre, les clients peuvent demander de l’aide en tout temps d’ici la fermeture de la succursale », assure Hélène Soulard. Les clients qui le désirent peuvent aussi transférer leurs comptes ailleurs qu’à Anjou, stipule aussi la lettre envoyée aux clients. Par exemple, ils pourraient choisir la banque de la rue Sherbrooke, située devant le métro Langelier.

Rappelons que la Banque Laurentienne a annoncé, en septembre dernier, la fusion de 50 succursales et la suppression de 300 emplois dans les 18 prochains mois. Celles qui fermeront leurs portes ont été ciblées à cause de plusieurs critères, dont la fréquence d’utilisation de leurs services, l’affluence et la proximité avec d’autres points de services, indique Hélène Soulard. « De plus, les habitudes transactionnelles des clients ont changé avec les solutions électroniques, les guichets et les plates-formes électroniques qui existent maintenant », précise Hélène Soulard.

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