Publicité

L’équipe de Louise-Trichet en mode solutions

Éducation
L'école secondaire Louise-Trichet compte 325 élèves. (photo : Anne-Marie Tremblay)
L’école secondaire Louise-Trichet compte 325 élèves. (photo : Anne-Marie Tremblay)

Avec la relocalisation de l’école Saint-François-d’Assise au Centre Tétreaultville, les parents de l’école Louise-Trichet ont eu peur de ne plus pouvoir utiliser le gymnase de cet établissement pour adultes. Une entente qui date de 2003.

Une nouvelle qu’ils ont apprise via le Journal de Mercier-Est. Deux enseignants ainsi qu’une représentante du conseil d’établissement s’étaient d’ailleurs rendus à la rencontre d’information sur la relocalisation de Saint-François-d’Assise du 19 janvier dernier pour en savoir plus. Un problème de communication, a répondu la présidente de la commission scolaire de Montréal (CSDM), Catherine Harel-Bourdon. Elle a préféré ne pas répondre à leurs questions lors de cette soirée, puisqu’il ne s’agissait pas du sujet de la rencontre.

Directrice de l’école Louise-Trichet, Ève Lachapelle se fait rassurante. « Il y a eu un manque de communication dans un contexte où il y avait urgence d’agir pour relocaliser les tout-petits. Je comprends que cela ait créé une onde de choc, puisque tout le monde a été pris par surprise. Mais je suis maintenant rassurée et confiante que nous allons trouver une solution », explique-t-elle en entrevue téléphonique. Depuis le 19, une rencontre avec l’organisation scolaire s’est tenue et tout le monde travaille à trouver des solutions.

Parents et élèves se sont inquiétés parce qu’ils pensaient que l’équipe de l’École Louise-Trichet ne pourrait plus utiliser du tout les gymnases du Centre Tétreaultville. Ce qui n’est pas le cas, indique la directrice. « On nous a clairement affirmé que l’utilisation des locaux n’était pas remise en cause. Mais comme l’espace n’est pas suffisant, il faudra trouver des solutions pour répondre aux besoins de tous. »

Une petite école en grande forme

La difficulté, c’est que le gymnase de l’école Louise-Trichet n’est pas assez vaste pour répondre aux besoins des 325 élèves qui la fréquentent. Un nombre en augmentation, surtout que cet établissement autrefois réservé aux filles accueille maintenant les garçons.  « Le fait de n’avoir qu’un seul local pour l’éducation physique rend difficile la gestion de l’horaire, qui compte 36 périodes sur 9 jours », explique Ève Lachapelle. De plus, l’activité physique est au cœur de l’ADN de cette école. En effet, on y a implanté le programme « Bien manger, bien bouger et mieux réussir », qui met la nutrition et le sport au menu.

En plus du programme d’éducation physique de base, l’école propose plusieurs activités pour la mise en forme des élèves et même une option aventure pour les secondaires cinq, détaille  part Élaine L’Écuyer, présidente du conseil d’établissement. « Notre volet parascolaire accueille aussi des équipes sportives, comme Les Amazones en basketball, flag football, soccer, cheerleading et volleyball », ajoute-t-elle, dans un courriel envoyé au Journal de Mercier-Est.

« Depuis 2003, nous utilisons le gymnase du Centre Tétreaultville, car nos installations sportives sont trop petites pour accueillir les compétitions de nos équipes et sans le Centre, notre organisation scolaire se retrouverait avec des conflits d’horaire et nos équipes perdraient la possibilité de compétitionner au niveau du RSEQ (Réseau du Sport étudiant du Québec). Présentement, nous utilisons 60% du temps disponible au Centre Tétreaultville avec des prévisions à la hausse pour l’année prochaine », poursuit-elle.

Six mois pour trouver des solutions

Le conseil d’établissement a donc été heurté d’apprendre, via les médias, cette relocalisation. Ils ont alors pensé perdre l’usage de leur deuxième gymnase. « Les employés de l’organisation scolaire étaient au courant de la situation. Par contre, ils ont agi par priorité, en commençant par le plus urgent, soit la relocalisation de l’école Saint-François-d’Assise. Nous avons maintenant six mois pour trouver des solutions », explique Catherine Harel-Bourdon.

Ainsi, on étudie actuellement les meilleures scénarios pour que cette cohabitation convienne aux besoins de tous, en optimisant l’utilisation des locaux actuels de Louise-Trichet, en ajoutant des salles pour le sport, en utilisant les installations sportives du quartier, comme la piscine Annie-Pelletier, etc. Plusieurs pistes seraient actuellement sur la table, indique pour sa part Ève Lachapelle.

Mais surtout, ce n’est pas une guerre de clocher, explique la directrice.Car une chose est certaine, c’est qu’il faut trouver des solutions qui seront intéressantes autant pour les tout-petits de Saint-François-d’Assise, que pour les plus grands, de Louise-Trichet. « Les écoles du quartier doivent travailler ensemble pour le bien-être des enfants. Les élèves de Saint-François-d’Assise et de Louise-Trichet sont les mêmes. On travaille tous pour la même population, c’est-à-dire les enfants du quartier. »

Vos commentaires
loading...