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25 000 $ pour le Jardin des nations

Environnement, Vie de quartier
De gauche à droite: Richard Celzi, conseiller municipal de Tétreaultville, Réal Ménard, maire de l'arrondissement et André Pedneault. (photo : archives André Lamoureux)
De gauche à droite: Richard Celzi, conseiller municipal de Tétreaultville, Réal Ménard, maire de l’arrondissement et André Pedneault. (photo : archives André Lamoureux)

Le Jardin des nations, ce projet qui utilisera le jardinage comme outil d’intégration sociale, a franchi une nouvelle étape vers sa concrétisation, alors que l’arrondissement lui a accordé une contribution financière de 25 000 $.

Une idée qui a germé dans la tête d’André Pedneault, président des jardins communautaires BP Tétreaulville, situés au coin des rues Aubry et de Teck. Lui-même affecté d’un handicap visuel, il sait à quel point la terre est un terreau fertile pour aplanir les différences. Il l’a d’ailleurs constaté en lançant le projet Jeunes jardiniers de Montréal, qui accueille chaque année des dizaines d’enfants de l’école Armand-Lavergne.

« Quand on a les deux mains dans la terre, on est tous égaux », affirme-t-il. De plus, ces îlots de verdure constituent non seulement un endroit pour faire cultiver fruits et légumes à l’ombre de la ville, mais aussi un lieu de rencontre, idéal pour tisser un réseau. C’est cet aspect qu’il veut exploiter, avec le Jardin des nations, un concept unique selon lui. « Dans ce projet, le jardinage devient un outil d’intégration pour les gens des différentes religions ou nationalités, mais aussi pour les personnes qui vivent avec une déficience, un handicap, un trouble de l’autisme, une difficulté d’intégration, etc. »

Un endroit inclusif qui fait fi des différences, mais qui devient un point de rencontre, en français, pour tous. De multiples activités pourraient ainsi fleurir autour du jardin, comme l’organisation de repas communautaires, d’ateliers horticoles, des animations, de la formation pour les jardiniers novices, l’échange de recettes multiculturelles ou encore des journées thématiques. « Je suis aussi en train de m’organiser avec différents organismes communautaires pour qu’ils viennent au jardin, pour jaser avec les gens, les orienter vers différentes ressources, leur donner un coup de pouce, etc. », ajoute André Pedneault.

Si l’arrondissement lui a accordé 25 000 $, André Pedneault estime qu’il lui faudra amasser 100 000 $ pour mener à bien son projet, qui comptera une centaine de jardinets. En effet, il prévoit créer et installer quelques bacs spécialement conçus les personnes en fauteuils roulants, couler une allée de béton pour leur permettre d’y accéder, etc. Des aménagements qui coûtent cher. « Je recherche donc activement des commanditaires. Mais, les montants reçus me permettront de lancer le projet et d’intégrer la base du jardin, en créant mes rangées de bacs, en faisant passer l’eau, en installant un cabanon, etc. » Ainsi, le Jardin des nations devrait voir le jour dès cet été, espère-t-il.

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