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L’entrée de quartier prend forme

Culture, Vie de quartier
Le stationnement situé à côté de la Maison de la culture Mercier sera complètement transformé avec le projet d'entrée de quartier. (photo tirée de la présentation de Turquoise design)
Le stationnement situé à côté de la Maison de la culture Mercier sera complètement transformé avec le projet d’entrée de quartier. (photo tirée de la présentation de Turquoise design)

D’ici le début de l’automne, le stationnement de la Maison de la culture ainsi que la devanture du Chez-Nous de Mercier-Est et du PITREM seront transformés. Solidarité Mercier-Est (SME), organisme responsable du projet, a procédé à une dernière consultation publique le 8 février dernier, avant que le projet ne se concrétise.

Ce n’est pas la première fois que SME se livre à un tel exercice, a rappelé d’entrée de jeu Geneviève Dufresne, agente de développement du territoire. En effet, l’organisme a demandé son avis à la population du quartier pour définir les vocations tant pour le premier terrain, celui du stationnement de la Maison de la culture Mercier, que pour le deuxième, soit la devanture du PITREM et du Chez-Nous de Mercier-Est.

C’est sur ces discussions préalables que la firme mandatée par SME, Turquoise design, s’est basée pour développer les différents concepts autour de ces deux secteurs. La rencontre du 8 février a donc permis à Gilles Hanicot, architecte paysagiste, de présenter les différents scénarios préparés par son équipe et de prendre le pouls des citoyens face à ceux-ci.

Un futur pôle culturel

D’abord, l’architecte-paysagiste a proposé trois options autour du stationnement de la Maison de la culture Mercier, qui sera transformée en pôle culturel. Dans chaque proposition, un espace pour offrir des spectacles, la plantation de végétaux, l’installation de mobilier pour s’asseoir et lire ou tout simplement relaxer, sont prévus. Dans tous les cas de figure, un nouvel éclairage permettant de mettre en valeur la murale et un babillard seront également installés.

« Nous avons travaillé dans un souci de se conformer aux principes du développement durable, explique Gille Hanicot. Par exemple, dans tous les projets proposés, nous avons sélectionné des plantes indigènes, résistantes à la chaleur et qui ne sont pas considérées comme envahissantes. » Utilisation d’éclairage DEL à faible intensité et choix de mobilier ainsi que de revêtements de couleurs pâles sont également privilégiés dans cet îlot de chaleur urbain, ajoute-t-il.

Des trois options, celle dite en mosaïque a fait l’unanimité. Dans ce concept, la scène est installée directement devant la murale. « Le fait d’avoir cette œuvre en arrière-plan est une image forte qui permettra à la place d’avoir sa propre signature », a souligné un représentant de Production Jeun’Est. L’organisme voisin de la Maison de la culture pourra également facilement sortir les projecteurs pour éclairer les prestations, a-t-il ajouté. Les lignes brisées cassent aussi l’impression d’être dans un stationnement.

Certains citoyens ont toutefois demandé à ce que les couleurs s’harmonisent avec la murale déjà présente. En effet, dans la proposition présentée, le rouge et l’orangé dominaient. Ajout de chaises longues pour lire et installation d’un piano public ont aussi été suggérés.

Un dialogue entre deux espaces

Pour le deuxième emplacement, situé devant le Chez-Nous de Mercier-Est et le PITREM, deux scénarios ont été proposés. Si certains ont préféré la première option, avec une importante plantation d’arbres, la tendance était moins claire. « Il ne faut pas non plus négliger le volet intergénérationnel de cet immeuble. Il y a souvent des rencontres informelles entre les jeunes qui fréquentent le PITREM et les aînés du Chez-Nous. Je ne retrouve pas cette énergie dans les plans présentés, qui me semblent un peu statiques », a expliqué Danielle Lacombe, directrice générale du PITREM.

Pour ce secteur, plusieurs ont dit craindre pour la sécurité des lieux. Par exemple, en déplaçant le support à vélo sur le côté, et donc hors de la vue, on risque d’augmenter le nombre de vols. D’autres voyaient d’un mauvais oeil l’installation d’endroits pour s’asseoir, flâner, augmentant la possibilité de rassemblements indésirables. Certains ont plutôt plaidé pour occuper une occupation de l’espace, en ajoutant de l’éclairage par exemple. « Les jeunes vont se rassembler, peu importe ce qu’on fait. Il s’agit donc de les diriger correctement », a souligné Daniel Chartier, citoyen du quartier et architecte-paysagiste retraité.

De plus, un important projet résidentiel verra le jour sur le terrain de l’ancienne cour de voirie, voisin des deux organismes communautaires, ce qui risque aussi de changer l’image de ce secteur. « On pourrait peut-être installer des saillies de trottoir aux intersections », a-t-il aussi proposé. Une modification qui relève toutefois de la ville et non de SME.

Cette dernière consultation  marque donc le dernier droit vers la concrétisation du projet d’entrée de quartier, financé par le programme de Revitalisation urbaine intégrée (RUI). Cette rencontre permettra donc à la firme Turquoise Design de peaufiner ses plans. Un projet final, bonifié avec l’avis des citoyens récolté lors de la consultation, sera ainsi dévoilé le 3 mai prochain. S’ensuivront les appels d’offres et le début du chantier, prévu d’ici l’automne. Ainsi, la place devrait être fin prête d’ici la fin de l’année 2017.

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