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Enfin un chez-soi pour la maison des jeunes

Éducation, Vie de quartier
(photo : Anne-Marie Tremblay)
(photo : Anne-Marie Tremblay)

L’ambiance était à la fête lors de la soirée porte ouverte organisée par l’Antre-Jeunes de Mercier-Est, le 9 février dernier. Il faut dire que l’équipe est soulagée d’avoir enfin un toit, rue Hochelaga au-dessus du Jean Coutu, après des mois de recherche intensive.

En effet, la maison de jeunes a été forcée de déménager à cause du mauvais état du bâtiment dans lequel ils étaient installés, plus à l’ouest sur la rue Hochelaga. Mais, entre la découverte de moisissures et le déménagement de l’organisme, il s’est écoulé une dizaine de mois. L’équipe a donc ratissé le quartier du printemps jusqu’à l’automne avant de trouver un local adapté à ses besoins. Depuis novembre dernier, l’organisme a trouvé refuge au deuxième étage du 8693, rue Hochelaga.

C’est donc dans une grande salle blanche, décorée de toiles format géant et agrémentée de touches de couleur, que les jeunes et l’équipe ont accueilli les visiteurs, le 9 février dernier. « On est très contents parce que le local a été complètement aménagé selon nos besoins », souligne Juliette Ouellet, directrice générale de l’organisme. À l’arrière, des espaces de bureau et salles de réunion pour les intervenants.

Membres du conseil d’administration, intervenants du quartier, directeurs d’école, citoyens et élus, comme le député provincial Maka Kotto, le conseiller de Tétreaultville Richard Celzi et le maire de l’arrondissement, Réal Ménard s’y sont présentés. « J’ai été très impressionné par les locaux, qui combinent une cuisine, du matériel informatique et un coin musique. C’est l’histoire d’une collaboration réussie, même si cette histoire s’est déroulée en dents de scie dans la recherche de locaux. Mais tout est bien qui finit bien », estime le maire.

En effet, c’est l’arrondissement, partenaire de la maison de jeunes, qui a payé le coût des travaux d’aménagement, de déménagement et qui paie la location. Comme l’administration municipale occupait déjà des espaces dans cet immeuble, notamment avec les Loisirs Sainte-Claire, on a donc ajouté ces deux locaux supplémentaires au bail. Selon le renouvellement approuvé par l’arrondissement, en octobre dernier, le contrat s’échelonnera sur 8 ans et 8 mois.

Grand local pour ados

Maintenant, une seule grande pièce accueille les jeunes, avec coin-cuisine avec îlot et coin salon, avec sofas et écran géant. « C’est intéressant puisque tout est ouvert, ce qui rend l’intervention plus facile. De plus, dans nos anciens locaux, si on voulait faire des activités en cuisine, il fallait utiliser la petite pièce des intervenants. Maintenant, on est bien équipé et c’est un gros plus », souligne Maxim Fontaine, ancien intervenant devenu chargé de projet qui a fait visiter les lieux au Journal de Mercier-Est.

Plusieurs équipements pour s’amuser, comme une table de billard et de soccer sur table, sont aussi disposés dans la nouvelle maison de jeunes. « Nous avons aussi une salle avec piano et guitare équipée de logiciels pour que les jeunes puissent apprendre ces instruments », ajoute-t-il. Ne manque que l’installation du studio d’enregistrement musical, prévue en mars, et qui mettra la touche finale au déménagement.

Si l’équipe apprécie sa nouvelle adresse, la cohabitation avec les autres locataires de l’immeuble, surtout commerciaux, n’est pas si simple. « Il faut travailler à la sensibilisation des jeunes comme des autres occupants, mais nous sommes optimistes », soutient Julie Ouellet. « Comme plusieurs jeunes utilisent le vélo, nous aimerions aussi que la ville installe un support à bicyclette à proximité », ajoute Maxim Fontaine. De plus, cette nouvelle adresse ne comporte pas de cour extérieure. « Il faudra donc organiser certaines activités au parc cet été », ajoute-t-il.

Malgré ce déménagement, les problèmes de moisissure qu’a vécus l’organisme ne sont pas chose du passé pour autant. En effet, c’est maintenant son deuxième point de service, situé au HLM Thomas-Chapais, qui souffre du même mal. La Société d’habitation et de développement de Montréal (SHDM), propriétaire des lieux, a prêté temporairement un logement pour loger le Garage des jeunes. « C’est tout petit, mais cela nous permet de maintenir un minimum de services, comme l’intervention de proximité », explique Julie Ouellet. La directrice générale attend d’avoir les détails quant aux travaux à faire et leur durée pour voir quelles options seront possibles.

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