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La Cité de la Logistique : une pseudo-consultation visant à promouvoir le projet

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M. Réal Ménard, maire de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve et Liane, Morin, chargée de projet à l'Institut du Nouveau Monde lors du presse annonçant les modalités de la consultation publique sur la future Cité de la logistique, qui a eu lieu le 28 janvier. (photo : Mélanie Dusseault)
M. Réal Ménard, maire de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve et Liane, Morin, chargée de projet à l’Institut du Nouveau Monde lors du presse annonçant les modalités de la consultation publique sur la future Cité de la logistique, qui a eu lieu le 28 janvier. (photo : Mélanie Dusseault)

Le Collectif en environnement Mercier-Est (CEM-E) réclame la tenue d’une véritable consultation publique sur le projet de pôle logistique dans le secteur L’Assomption Sud de l’arrondissement Mercier Hochelaga-Maisonneuve. Ce projet prévoit la construction, sur un site couvrant 10 millions de pieds carrés, d’entreprises de logistique «à valeur ajoutée» regroupant, entre autres, des activités de transport, d’entreposage et d’assemblage de marchandises.

« La consultation du 28 janvier dernier, organisée par le maire Ménard, n’aura été qu’un exercice de relations publiques destiné à promouvoir le projet de la Cité de la logistique. Malgré tout, cette rencontre aura permis de démontrer à nos élus l’ampleur de la mobilisation citoyenne en faveur de la tenue d’une véritable consultation publique par l’OCPM », soutient Raymond Moquin, président du CEM-E.

En l’absence d’acteurs importants comme le Port de Montréal, le CN, le ministère des Transports, la consultation s’est limitée dans un premier temps à des présentations générales sur l’historique du secteur et sur un rapport commandité par Cargo M, suivies d’une période de questions – pour la plupart sans réponses. Plutôt qu’une discussion sur le bien-fondé ou la valeur du projet en lui- même, la deuxième partie de la rencontre a porté sur les propositions des citoyens visant à améliorer ce projet.

Le CEM-E conteste la pertinence d’un projet offrant essentiellement des emplois non spécialisés liés au secteur de la logistique, comme l’entreposage, la manutention et l’assemblage de marchandises. À l’aube de la troisième révolution industrielle – celle de la robotique et de l’automatisation – ce type d’emplois est appelé à disparaître. De telle sorte que les milliers d’emplois promis par les promoteurs risquent fort d’être réduits à quelques centaines à plus ou moins brève échéance.

Au lieu d’un développement économique porteur d’avenir, on nous propose un projet axé sur des activités industrielles traditionnelles, offrant des perspectives d’emploi limitées, et génératrices de nuisances potentielles (bruit, pollution, congestion routière…) pour la communauté environnante et tout l’est de Montréal.

La Cité de la logistique, de toute évidence, vise essentiellement à répondre aux besoins de croissance du Port de Montréal dans le cadre de la Stratégie maritime mise en place par le gouvernement Couillard.

«Nous appelons donc M. Réal Ménard, maire de l’arrondissement et responsable de l’environnement à la Ville de Montréal, à défendre les intérêts de ses citoyens, et ce, en dépit des pressions exercées par le gouvernement du Québec, la Ville de Montréal, le Port de Montréal et les promoteurs industriels.», conclut M. Moquin.

Le mémoire du CEM-E sur le projet de la Cité de la Logistique est disponible sur sa page Facebook et en suivant le lien suivant: Cité de la logistique – Position du CEM-E – 2017-01-30

Source: Collectif en environnement Mercier-Est

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