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Le parc Thomas-Chapais : un trésor écologique à découvrir

Environnement
Le parc Thomas-Chapais est un boisé qui s'étend sur plus de 15 hectares, en plein coeur de la ville. (photo tirée de la page Facebook du Comité citoyen du parc Thomas-Chapais.)
Le parc Thomas-Chapais est un boisé qui s’étend sur plus de 15 hectares, en plein coeur de la ville. (photo tirée de la page Facebook du Comité citoyen du parc Thomas-Chapais.)

Alors que l’arrondissement s’apprête à lancer des travaux au parc Thomas-Chapais, l’organisme Y’a QuelQu’un l’aut’bord du mur (YQQ) a reçu une subvention de 47 200 $ de la Fondation Hydro-Québec pour protéger et mettre en valeur la richesse écologique de cet espace vert.

Bordé par les rues de Grosbois, des Ormeaux, Éric et Pierre-Bernard, le parc Thomas-Chapais s’étend sur une superficie d’un peu plus de 15 hectares. Véritable morceau de nature situé en plain cœur de la ville, cet espace vert comprend des aires de jeux, mais aussi un boisé sillonné de plusieurs sentiers permettant l’observation d’une grande variété de végétaux et d’oiseaux.

« Reconnu comme véritable laboratoire de la biodiversité dans le quartier, il donne lieu à une mobilisation citoyenne assidue depuis 2013. En effet, le Comité citoyen du parc Thomas-Chapais s’implique très activement dans le processus de protection de ce boisé remarquable, appuyé par l’organisme Y’a QuelQu’un l’aut’bord du mur et son éco-quartier », explique-t-on dans le communiqué émis à ce sujet.

« Ce projet a été pensé par le comité de citoyens du parc qui veut sauvegarder ce laboratoire de la diversité. Comme ils avaient tellement d’idées, nous avons demandé une subvention. Cela nous permettait aussi de nous arrimer avec les travaux menés par l’arrondissement (voir autre texte) », ajoute Marion Bonhomme, coordonnatrice du volet écoresponsabilité à l’Éco-quartier Mercier–Hochelaga-Maisonneuve.

La subvention de 47 000 $ a permis, entre autres, d’embaucher une ressource qui sera entièrement dédiée à ce parc, de février à décembre. En effet, les projets sont nombreux sur la table, allant de l’organisation de corvées pour l’éradication du nerprun, cette plante envahissante qui a pris place dans l’espace vert, à la plantation d’arbres et d’arbustes, en passant par la production de plusieurs outils de sensibilisation et de valorisation du boisé.

« Nous sommes en train de concevoir une série de panneaux d’interprétation qui permettront non seulement aux usagers de découvrir les attraits du parc, mais aussi de les sensibiliser aux comportements responsables pour les préserver », précise Marion Bonhomme. Des thèmes comme les oiseaux, les plantes envahissantes ou l’importance du milieu humide pourraient y être abordés. Un dépliant est aussi sur les planches à dessin, un autre outil pour faire connaître les attraits écologiques de ce parc.

S’ajoute à cela une série d’animations estivales qui sera offerte aux enfants des camps de jour et des CPE du quartier. Chaque atelier, de façon ludique, leur permettra de découvrir un aspect du parc Thomas-Chapais et de sa biodiversité. Un cahier pédagogique sera également développé autour de ces différentes thématiques. « C’est aussi une façon pour nous de créer le réflexe chez les enfants de revenir au parc, avec leurs parents par exemple », précise la coordonnatrice. En effet, ces 15 hectares de nature en pleine ville sont encore méconnus, parfois même par les résidants habitant au sud du quartier.

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