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Station Vu : une petite hausse pour une grande programmation

Culture
Julie-Andrée Héroux, coordonnatrice de Station Vu (Photo tirée de culture MHM)
Julie-Andrée Héroux, coordonnatrice de Station Vu (Photo tirée de culture MHM)

Depuis le début de l’année, le cinéma indépendant Station Vu a légèrement augmenté ses prix d’entrée et le montant à débourser pour devenir membre. Une hausse modeste pour aider cette corporation sans but lucratif à équilibrer son budget.

En effet, cela représente une hausse du coût du billet d’un dollar, peu importe sa catégorie, explique la coordonnatrice, Julie-Andrée Héroux. La seule augmentation depuis les premières projections de ce cinéma, en 2014. De plus, la carte de membre est dorénavant renouvelable chaque année et se paie 10 $ au lieu de 5 $. « Par contre, les membres ont droit à des rabais sur l’entrée. On rentre donc rapidement dans son argent », précise-t-elle. Ainsi, un adulte paiera 9 $ pour une entrée s’il est membre. Autrement, il lui en coûtera 11 $.

Une façon d’augmenter légèrement les revenus du cinéma indépendant de quartier, qui doit jongler avec la hausse du tarif des distributeurs. « Comme nous ne gérons pas un gros volume de clients, car la salle compte une quarantaine de places, les possibilités de revenus sont plus basses. Nous avons négocié des ententes avec chacun d’eux, mais ils ont revu leurs prix à la hausse cette année. De plus, le nombre de projections que nous offrons a grimpé », ajoute la coordonnatrice.

« C’est certain qu’il faut trouver des façons de diversifier nos sources de revenus et le coût d’entrée n’est qu’une toute petite portion de notre budget. Nos bénévoles travaillent très fort pour nous aider à trouver des subventions et nous donnent un précieux coup de pouce. Mais nous devons aussi nous pencher sur d’autres sources, comme la location de la salle, par exemple », explique Julie-Andrée Héroux.

Projets multiples à l’affiche

En attendant, la toute petite équipe qui compte deux projectionnistes, une coordonnatrice, un employé à temps partiel et quelques bénévoles multiplie les projets. Travail auprès des jeunes avec l’organisme l’Anonyme, présentation des films qui seront en nomination lors du gala des Iris (nouvelle désignation pour le gala des Jutras), programmation jeunesse à la Maison de la culture Mercier pendant la semaine de relâche, préparation d’un chapiteau pour le 375e anniversaire de Montréal, etc.

Le cinéma de quartier ouvre aussi ses portes aux groupes communautaires qui désirent proposer une projection pour leurs membres. Une initiative subventionnée par la Ville de Montréal. « L’objectif de ce programme est de contrer l’exclusion sociale pour que les gens se créent un réseau. » Cette initiative, mise sur pied l’an dernier, a déjà permis d’accueillir différentes organisations, comme le Chez-Nous de Mercier-Est, le PITREM ou Info-Femmes.

Ainsi, l’OBNL a le vent dans les voiles. En plus de voir le nombre d’entrées à ces différentes projections augmenter, StationVu fait maintenant partie du circuit des artisans du cinéma, alors qu’il met régulièrement à l’horaire des rencontres entre le public et ceux qui se trouvent derrière les caméras. « Il arrive même que certains réalisateurs nous contactent directement parce qu’ils veulent que nous projetions leur film et rencontrer le public. Comme la salle est petite, cela crée un lien intéressant avec les spectateurs », se réjouit Julie-Andrée Héroux.

Rappelons que Station Vu a été incorporé en 2011, mais que ses premiers films ont été mis à l’affiche en 2014. Constitué en Corporation sans but lucratif, ce cinéma indépendant a été créé à l’initiative d’un citoyen du quartier et est toujours soutenu par la communauté, via son membership. En plus d’y voir des films de tout genre, il est possible d’y rencontrer certains artisans du cinéma dans ses locaux, situés au 8075, rue Hochelaga.

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