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Un indice suspect à la Longue-Pointe

Histoire
L’article dans l’édition du mercredi 26 juin 1903. (photo : capture d’écran du journal La Patrie, BAnQ)
L’article dans l’édition du mercredi 26 juin 1903. (photo : capture d’écran du journal La Patrie, BAnQ)

Dans l’édition du 26 juin 1903, le journal La Patrie rapporte que le cadavre d’un noyé a été repêché, mais qu’on lui aurait fait les poches avant de le signaler à la police.

Voici ce qu’on pouvait lire à l’époque à ce sujet :

Des Italiens qui faisaient une promenade en chaloupe hier après-midi, à la Longue-Pointe, ont découvert un cadavre de noyé flottant à la dérive. Le noyé était dans un état de décomposition avancé, ce qui fait supposer qu’il a dû séjourner au moins une semaine dans l’eau.

Quand le cadavre fut tiré à la grève, on constata que les poches du gilet, du veston et du pantalon avaient été tournées. M. Payfer, de la maison Dumaine, transporta la funèbre dépouille à la morgue ou le Dr McTaggart en fit l’autopsie. Une légère égratignure au-dessus de l’œil droit coupait les chairs. Aucune autre marque de violence n’attestait que le noyé avait été victime d’un attentat criminel.

On ne s’explique pas cependant, comment il se fait que les poches d’habit du noyé étaient retournées. On soupçonnait fort à la Longue-Pointe hier que le cadavre avait dû être visité après la noyade. Le cadavre n’est pas encore reconnu, mais on croit que c’est un débardeur qui est disparu à peu près vers le même temps que Louis Leblanc, c’est-à-dire vers le 17 juin.

Le noyé avait un habit noir, un gilet de couleur indécise, un pantalon brun et une chemise à pointillé de couleur. La police s’informe. 

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