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10 ans de succès pour YQQ

Environnement
Les différentes facettes de l'organisme ont été présentées sous forme de tableau, lors de l'assemblée générale annuelle de YQQ. (photo : Anne-Marie Tremblay)
Les différentes facettes de l’organisme ont été présentées sous forme de tableau, lors de l’assemblée générale annuelle de YQQ. (photo : Anne-Marie Tremblay)

Même si l’idée avait commencé à prendre racines dès 2003, l’organisme Y’a QuelQu’un l’aut’bord du mur (YQQ) a été créé officiellement en décembre 2006. Depuis dix ans, il a multiplié les projets et semble avoir le vent dans les voiles.

En effet, l’organisme à vocation environnementale ratisse large : programmes écoquartier, ruelles vertes, activités de sensibilisation, agriculture urbaine, etc. D’ailleurs, lors de son assemblée générale annuelle qui s’est déroulée le 23 mars dernier, les responsables des différents volets se sont transformés en artistes pour l’occasion. Sous la thématique vernissage, ils ont présenté le fruit de leur labeur sous différents tableaux.

« Nos projets vont bien cette année et nous avons les moyens de nos ambitions », s’est réjoui Jérôme Daoust, président du conseil d’administration depuis 2011 et encore élu pour un nouveau mandat. Signe de cette vitalité, l’organisme qui a tout un volet économie sociale a réussi à générer près de trois fois plus de revenus autonomes en 2016 qu’en 2015.

Une bonne part de cette différence vient du contrat d’enlèvement de graffitis, que l’arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve avait été confié à une entreprise privée en 2015, explique Pauline Picotin, directrice générale. Ce qui n’a pas été le cas en 2016 et ne le sera pas non plus en 2017, assure-t-elle. « Normalement, le contrat sera renouvelé lors du prochain conseil d’arrondissement, en avril aux mêmes termes que l’année dernière. »

L’équipe de YQQ prévoit également sortir de l’arrondissement pour offrir ce service ailleurs à Montréal et ainsi augmenter encore ses revenus. En attendant, la dernière année aura permis à l’équipe d’enlever plus de 18 000 m2 de graffitis lors de 1068 interventions et de créer sept murales ainsi que dix murs végétalisés. « Nous avons aussi obtenu un contrat de la ville-centre pour organiser des activités de sensibilisation autour du compost et la distribution des bacs bruns dans Mercier-Ouest et Est », ajoute Pauline Picotin. Une autre source de revenus supplémentaires.

Autre projet qui a pris de l’envergure, en 2016 : celui de Paysages solidaires, qui a reçu un financement de 100 000$ de la Pram-Est. L’objectif? Créer des îlots de production maraîchère urbaine. L’an dernier, les 11 200 pieds carrés cultivés ont permis de récolter plus de 1500 kg de fruits et de légumes dont plus de 200 kg ont été donnés à des organismes comme le SÉSAME. Une partie de la production a aussi été vendue, entre autres, aux kiosques maraîchers du métro Cadillac et du secteur Guybourg. Les fruits et légumes ont aussi permis d’alimenter deux restaurants de l’arrondissement. Une première étape pour cuisiner ces aliments locaux.

Pour compléter le tout, 700 gousses d’ail ont été plantées cet automne, ce qui permettra de mettre en vente de la fleur d’ail, des gousses et de l’ail séché. Une soixantaine d’arbres fruitiers se sont aussi ajoutés en cours d’année. « Nous aimerions créer une réelle économie circulaire avec le projet Paysage Solidaire et en doubler sa surface cultivable », a aussi précisé Jérôme Daoust.

Des hauts et des bas

Si le bilan est plutôt positif, cela ne veut pas dire que l’organisme n’a pas dû relever son lot de défis au cours de l’année. Par exemple, la fin du programme Québec en forme a mis à mal le financement du jardin collectif situé dans le stationnement de l’église Saint-François-d’Assise.  L’organisme a fait des pieds et des mains pour dénicher les quelque 12 000$ nécessaires à la création d’un poste à temps plein autour de cet espace vert urbain. « Cela prend quelqu’un qui s’y connaît pour aider les citoyens à cultiver le tout et pour y préparer les différentes animations », explique Pauline Picotin.

S’il y a quelques semaines, on pensait même devoir fermer cette installation ouverte en 2009, ce n’est plus le cas aujourd’hui. « Nous avons reçu plusieurs appuis financiers, dont celui des brigades vertes des Nations unies qui a accepté de financer la moitié du montant recherché et du député provincial Maka Kotto. » S’il manque encore 4000$ pour compléter le budget, la survie du jardin pour 2017 est pratiquement assurée.

YQQ en 2016
-51966 interventions réalisées auprès de citoyens
-Création de sept murales, dont deux dans Mercier-Est (près du restaurant Barroso et au coin des rues des Ormeaux et Dubuisson)
-14 sites de compostage collectif, dont 6 dans Mercier-Est
-Installation de huit supports à vélos dans le quartier
-Organisation de quatre grandes corvées de nettoyage ayant permis de rejoindre 242 citoyens, dont une au parc Thomas-Chapais et l’autre, rue Hochelaga
-Création de cinq ruelles vertes

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