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Hausse de loyer de 30 000 $ pour le stationnement du Chez-Nous de Mercier-Est

Vie de quartier
Le coût de la location de ce stationnement, situé devant le Chez-Nous de Mercier-Est, pourrait passer de 1$ à 30 000$ par année. (photo : Anne-Marie Tremblay)
Le coût de la location de ce stationnement, situé devant le Chez-Nous de Mercier-Est, pourrait passer de 1$ à 30 000$ par année. (photo : Anne-Marie Tremblay)

Le Chez-Nous de Mercier-Est a eu toute une surprise en apprenant que le stationnement loué à la Commission scolaire de Montréal (CSDM) au montant symbolique de 1 $ par année lui coûterait dorénavant… 30 000 $. Depuis, l’équipe met tout en œuvre pour négocier un sursis ou une baisse de loyer avant le renouvellement du bail.

Le Chez-Nous de Mercier-Est a été avisé par lettre, le 13 avril 2016, de cette augmentation explique Léo Fortin, directeur général de l’organisme. « Nous étions sous le choc, puisque nous n’avons pas les sous pour assumer une telle hausse. » En effet, un tel montant représente une somme difficile, voire impossible, à réunir pour cet organisme sans but lucratif, sans couper ses services. Comme l’avis de hausse est arrivé plus de trois mois avant la fin du bail, l’organisme a bénéficié d’un an de sursis.

Toutefois, offrir un stationnement à proximité n’est pas un luxe pour le Chez-Nous, qui s’adresse à une clientèle de 55 ans et plus, plaide son directeur général. « Plusieurs de nos 1000 membres ont de la difficulté à se déplacer. Ils peuvent stationner leur voiture de l’autre côté de la rue et traverser pour se rendre dans nos locaux, comme c’est le cas actuellement, mais ne pourraient pas marcher beaucoup plus. » En dehors de ces espaces, il faut parfois parcourir une longue distance pour se garer dans les rues avoisinantes, ajoute-t-il.

Le bail remonte à l’an 2000, alors que l’organisme loue à la CSDM le terrain adjacent au 8075, rue Hochelaga pour la somme symbolique de 1 $ par année. Cette ancienne cour d’école de 20 000 pieds carrés sert également de stationnement à d’autres groupes et entreprises situés à proximité, comme le IGA, les draperies de l’Est, Production Jeun’Est, le PITREM et Station Vu. « Nous nous partageons la facture pour l’entretien de l’espace, le déneigement, les assurances, mais personne ne peut subir cette augmentation », explique Léo Fortin.

Une situation qui touche tout Montréal

Une augmentation de loyer qui affecte tous les organismes installés dans les « bâtiments excédentaires » de la CSDM, explique Émilie Auclair, commissaire scolaire de Mercier. Elle rappelle que la commission scolaire se trouve dans un contexte de compressions budgétaires et doit trouver des façons d’équilibrer son budget. « L’année passée, nous avons fait une nouvelle charte pour les baux à renouveler. Le problème était qu’au tarif actuel, nous n’arrivions pas à entretenir nos immeubles. » Il a donc fallu trouver un juste prix pour que la CSDM ait les moyens de maintenir sa flotte de bâtiment en bon état, alors qu’ils ne reçoivent pas de financement gouvernemental pour cela.

Dans le contexte actuel, maintenir à coût nul la location d’un stationnement n’était donc pas justifiable, ajoute-t-elle, et ce, même si la CSDM n’a pas à débourser un sou pour l’entretien de cet espace. Et il est impossible de modifier la vocation du terrain à long terme. « Avec l’augmentation des enfants dans le quartier, il se pourrait que nous voulions récupérer cette ancienne école. Cela fait partie des possibilités, même s’il n’y a pas de projet sur la table », ajoute Émilie Auclair.

Selon Émilie Auclair, la CSDM a tout intérêt à se montrer ouverte à la négociation. Sans quoi tout le monde risque d’y perdre au change. En cas de refus de la hausse du Chez-Nous, la Commission scolaire n’empocherait pas un sou en plus, alors que l’organisme communautaire et ses membres perdraient l’accès au stationnement. « Il y a donc urgence de négocier, plaide-t-elle.  Mais, le problème, c’est qu’à force de couper dans le personnel de l’administration de la Commission scolaire, on manque d’employés pour répondre aux demandes, toutes urgentes. »

Si Léo Fortin comprend que la CSDM se trouve dans un contexte difficile, il est ouvert à travailler avec eux pour trouver ses solutions. Toutefois, le temps file. En effet, si la CSDM s’est dit prête à négocier, dans une lettre envoyée le 6 mars dernier, l’échéance arrive à grands pas, alors que les avis d’augmentation doivent être acceptés trois mois avant la fin du bail, soit le 31 mars prochain.

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